résumés 2025

Auteurs : Andre-Jean celine

Type de communication : Atelier

Résumé :

Forte de ses temps d’échange proposés en Champagne-Ardenne, l’association Promotion Santé Grand Est souhaite faire profiter de son retour d’expérience. L’atelier permettra d’aborder la santé mentale sous le prisme des 3 dimensions, selon le Modèle de Kovess-Masfety et al. (2010) et plus globalement, de travailler la santé mentale à travers les concepts et stratégies de la promotion de la santé. Déroulement : 1) Introduction et contexte du retour d’expérience 2) Agir en santé mentale dans une approche de promotion de la santé, c’est appréhender la santé mentale sous toutes ses dimensions : travaux de groupe – Vidéo « La boussole de la santé mentale » (Pyscom) – Répartition des participant·es en 3 sous-groupes, travail sur paper au mur : bain de mots, grille Afom étudiée sur chaque dimension – Restitution en grand groupe 3) Agir en santé mentale dans une approche de promotion de la santé, c’est aussi… Chercher à agir sur tout ce qui influence la santé mentale > considérer les déterminants de la santé mentale dans ses projets (Infographie Minds) – Avoir à cœur de réduire (tout au moins, ne pas accentuer) les inégalités sociales et territoriales de santé mentale > s’intéresser aux données disponibles – Travailler la santé mentale à travers les 5 axes de la Charte d’Ottawa : > Elaborer, s’inscrire dans des politiques favorables à la santé mentale > Faire participer les publics aux décisions / actions concernant leur santé mentale > Aider au développement d’aptitudes favorables à la santé mentale > Développer des environnements / cadre de vie favorables à la santé mentale > Réorienter les services pour agir pleinement en santé mentale

Auteurs : Camille scappe

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Forte de la feuille de route Grand Âge et Autonomie , de l’instruction budgétaire et de son diagnostic territorial,l’ARS Hauts de France a décidé en 2019 de créer, piloter et financer des ESPrévE.Via un appel à projets lancé en 2019,l’ARS HDF a ouvert la possibilité aux EHPAD portés par un établissement de santé de porter une ESPrévE sur un territoire donné. Le développement de ses équipes expérimentales s’est réalisé progressivement:6 ESPrévE en 2020,3 en 2021 et 4 en 2022 pour attendre 13 équipes qui couvrent l’ensemble de la région HDF. Chaque ESPrévE a pour mission d’accompagner 30 à 50 EHPAD maximum.Selon le cahier des charges,la composition de l’équipe comprend un temps d’ergothérapeute et/ou psychomotricien,un temps d’enseignant en activités physiques adaptées,un temps de diététicien,un temps de secrétariat et un temps de médecin gériatre .Un des membres assume les fonctions de coordonnateur de l’équipe. Au démarrage les thématiques d’intervention retenues ne sont que 6:chute/mobilité,dénutrition/troubles de la déglutition,douleur,ostéoporose/sarcopénie,maladie Parkinson ou syndromes apparentés et contention.Les modalités d’intervention des ESPrévE consistant à soutenir et accompagner les professionnels des Ehpad et notamment les médecins coordonnateurs dans la mise en œuvre d’une politique et d’actions de prévention. Concrètement,le process d’intervention des ESPrévE au sein d’un EHPAD commence par la prise de contact et présentation du projet,puis la réalisation d’un autodiagnostic,l’identification d’une thématique prioritaire,la définition d’un plan d’actions et d’un calendrier avec des points d’étapes.A cette fin,les ESPrévE peuvent partager des outils créer des ateliers de sensibilisation,mettre en lien avec des acteurs experts sur le territoire ,participer à des groupes de travail,créer des réunions par thème sur le territoire en regroupant plusieurs Ehpad,etc.En revanche,les membres des ESPrévE ne font pas à la place des Ehpad et n’interviennent pas au chevet des résidents.Malgré les difficultés internes que rencontrent les Ehpad :manque de temps,pénurie de professionnels,etc. les ESPrévE sont bien accueillies et les résultats ne se sont pas fait attendre. Constatant rapidement que l’expérimentation s’avérait concluante,l’ARS décide de pérenniser les 6 premières ESPrévE au bout des 3 premières années, la pérenisation des 7 autres équipes se poursuit depuis.Le rapport d’activité 2023 des ESPrévE indique que depuis leur lancement,96,40% des EHPAD de la région soit 522 ont pris contact avec leur ESPrévE de territoire et 416 d’entre eux ont engagé concrètement la démarche,122 ont validé le principe mais ont d’abord besoin de temps pour s’organiser pour être opérationnels et 22 ont pour l’heure refusé d’intégrer la démarche considérant leur charge de travail et problème d’effectifs. Dans la poursuite du developpement du dispositif,de nouvelles thématiques sont apparues :l’hygiène bucco-dentaire, les addictions…  Enfin, ayant suscité l’intérêt, des équipes simulaires ont vu le jour dans d’autres régions.

Auteurs : Jorioz ruxandra

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Titre : 3114 et les dispositifs associatifs : une collaboration inédite pour prévenir le suicide Le suicide est un phénomène complexe résultant de l’interaction de multiples facteurs. Sa prévention constitue une priorité de santé publique, qui doit être portée et développée dans tous les lieux de vie. Elle implique, à des niveaux différents, des professionnels de divers horizons, mais aussi des bénévoles œuvrant principalement en milieu associatif.  Le 3114, Numéro national de prévention du suicide, est une des actions intégrées de la stratégie nationale de prévention du suicide. Les dispositifs associatifs d’aide à distance et d’écoute, qui contribuent à la prévention du suicide, sont partenaires à part entière de la stratégie nationale et s’inscrivent dans l’effort collectif de prévention du suicide. Après la co-construction et la signature d’une charte de valeurs communes, la signature de conventions bilatérales de partenariat entre le 3114 et plusieurs dispositifs d’aide à distance et d’écoute associatifs marque une étape significative dans le travail d’articulation et de collaboration engagé collectivement.  Cette collaboration est innovante, car elle dépasse les approches cloisonnées traditionnelles entre services publics et associations. Elle représente un changement de paradigme, fondé sur une complémentarité des compétences entre professionnels et bénévoles, une coordination optimisée des ressources sur le terrain et une approche globale et cohérente pour répondre aux besoins des personnes en détresse psychique.  Ce modèle, encore peu répandu en France, marque une avancée majeure dans les politiques de santé mentale. Pour la première fois, un partenariat structuré à l’échelle nationale est institutionnalisé, offrant un cadre de collaboration renforcé et durable pour la prévention du suicide.

Auteurs : Dugué frédéric, Nicolas yasmina, Fourcaud paola, Balland cédric et Sahraoui faouzia

Type de communication : Communication orale

Résumé :

À l’heure de la libération de la parole, et malgré l’importance démontrée d’un accompagnement psychologique, certaines victimes de violences intrafamiliales et sexuelles ne recourent pas à l’offre usuelle de soutien, parce qu’elles rencontrent des freins pour y accéder. En réponse, l’association SOS France Victimes 67 a créé Psy’ Mobile, une intervention de psychologues qui se déplacent sur leur lieu de vie de ces personnes, dans le Bas-Rhin, pour leur proposer un accompagnement. En 2023, après 3 ans de soutien financier, l’ARS Grand Est a confié à Planète Publique l’évaluation du dispositif. Outre l’analyse des données de suivi, la démarche a reposé sur la consultation de l’ensemble des parties prenantes, par questionnaire et/ou entretiens semi-directifs , en associant l’équipe porteuse à chaque étape. Alors que l’offre de soins psychiques existante présente de véritables limites , Psy’ Mobile a effectivement permis un accompagnement de 209 personnes en plus de 2 ans , présentant des symptômes cliniques importants, mais rencontrant les freins suivants : freins psychiques découlant des violences subies , garde d’enfants impossible , isolement , problèmes de mobilité … L’approche hors-les-murs, rare en psychologie, comme les principes adoptés rencontrent l’adhésion des publics et produisent des effets positifs . Particulièrement pertinente pour des suivis temporaires ou situations d’urgences, l’approche pourrait néanmoins rencontrer des limites en cas de frein persistant ou de traumatismes complexes nécessitant un suivi à long terme. Si le dispositif doit encore davantage se faire connaître, en particulier des acteurs de première ligne, pour diversifier ses adressages, il montre le rôle clé que peut jouer une association d’aide aux victimes intégrée à la chaîne pénale et sachant mobiliser des psychologues. Pertinent et transposable, le modèle Psy’ Mobile reste aujourd’hui tributaire de financements conjoncturels et précaires, de politiques publiques intersectorielles encore trop rares et de la qualité de l’animation du réseau local des acteurs intervenant auprès des victimes.

Auteurs : Bellicha alice, Dehove henri, El Karmouni hajar et Kaymak goran

Type de communication : Symposium

Résumé :

Depuis la crise sanitaire du Covid-19, qui a mis en lumière et aggravé la précarité financière de nombreux étudiants, leur alimentation est devenue une préoccupation majeure pour les institutions publiques et la communauté scientifique. De nombreuses études, menées à l’échelle locale ou nationale, mettent en évidence une insécurité alimentaire préoccupante parmi les étudiants en France. Celle-ci est associée à divers facteurs agissant à l’échelle individuelle, interpersonnelle et environnementale. La présentation #1 dressera un état des lieux de l’alimentation étudiante en France et de ses déterminants, en s’appuyant notamment sur les données recueillies à l’Université Sorbonne Paris Nord , située en Seine-Saint-Denis. Pour lutter contre cette insécurité alimentaire croissante, de nombreuses initiatives se sont multipliées dans les établissements d’enseignement supérieur. Portées par des institutions publiques, des associations étudiantes ou des structures extérieures à l’université, elles visent à faciliter l’accès des étudiants à une alimentation saine et durable, tout en valorisant leur liberté de choix alimentaires. La présentation #2 mettra en lumière les actions menées par l’association Alter’Nature au sein de l’USPN, en soulignant le rôle central de la participation étudiante. La majorité des interventions évaluées et publiées dans des articles scientifiques ont en effet été conçues, mises en œuvre et évaluées par des chercheurs, avec une implication étudiante nulle ou très limitée. La présentation #3 synthétisera les démarches participatives utilisées dans certaines études interventionnelles visant à améliorer l’alimentation des étudiants et décrira un dispositif innovant de convention citoyenne étudiante , conçu pour permettre aux étudiants de formuler et co-construire avec les acteurs locaux des propositions concrètes pour améliorer leur alimentation. La présentation #4 proposera une typologie de ces propositions et analysera les évolutions observées chez les étudiants ayant pris part à la CCE.

Auteurs : EUCOMS

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Moderation – Eva Velthorst, research manager, GGZ Noord Holland Noord
Leadership for mental health: evidence-based decision making & intersectoral governance models for mental health – Sean Russel – Global leadership exchange (UK)
From Policy to Action: Collaborative Pathways to improve Mental Health in Utrecht – Ellen van den Berg – Program lead mental health, Senior Policy Advisor on Public Health, City of Utrecht (Netherlands)
Effectiveness of community mental health interventions – Sandra Zwolsman, epidemiologist, GGZ Noord-Holland-Noord (Netherlands)

Auteurs : Vasseur marie et O’malley louisa

Type de communication : Découverte

Résumé :

Au XXe siècle, les progrès des sciences et techniques ont considérablement amélioré l’espérance de vie et la qualité de vie humaine. Cependant, ces avancées ont souvent été obtenues au détriment des écosystèmes et ont engendré des défis majeurs : déclin critique de la biodiversité, changement climatique, pandémies zoonotiques, … Aucun secteur ne peut, à lui seul, proposer des solutions robustes et durables face aux problématiques complexes telles que l’alimentation saine et durable ou l’adaptabilité des territoires aux changements climatiques. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’approche «Une seule santé», fondée sur un principe essentiel : les santés humaine, animale et des écosystèmes sont interdépendantes et doivent être abordées de manière collaborative, systémique et équitable. Malgré une reconnaissance croissante, la mise en œuvre locale de l’approche Une seule santé reste limitée en raison de plusieurs freins : – Stratégies définies au niveau international ou national, souvent incomplètes pour une déclinaison infrarégionale : absence de ressources pratiques, outils, méthodes adaptées. – Peu de visibilité sur les actions concrètes existantes qui pourraient être source d’inspiration. – Absence d’outils permettant d’évaluer les impacts de cette approche. En 2025, l’ARS, Promotion santé et le Graine Bourgogne-Franche-Comté, développent une proposition d’accompagnement des acteurs des Contrats Locaux de Santé et des autres projets territoriaux, notamment via la conception d’un guide méthodologique, visant à offrir des outils et orientations concrètes pour la mise en œuvre de projets « Une seule santé ». Objectifs : sensibiliser à une vision intégrée de la santé, favoriser une compréhension globale des interconnexions entre santé humaine, animale et environnementale ;
favoriser les collaborations pérennes entre les acteurs territoriaux issus de différents secteurs et disciplines ;
identifier les situations propices à une approche Une seule santé et illustrer par des exemples adaptés aux thématiques phares des projets territoriaux : alimentation, mobilité, aménagements territoriaux, zoonoses, santé mentale, antibiorésistance … ; proposer un cadre méthodologique, des questionnements clés, des outils d’animation et d’évaluation pour encourager des projets territoriaux répondant à l’approche Une seule santé.

Auteurs : Martinet alice et Ezzahar najat

Type de communication : Atelier

Résumé :

Le travail agricole est souvent un métier passion où l’articulation entre le bien-être au travail et la vie personnelle peut être complexe. Les conditions pénibles et difficiles du travail du vivant et de la terre fragilisent la santé mentale des exploitants agricoles, notamment des plus jeunes passionnés par leur métier Au cours de cet atelier, seront présentées aux participants les réflexions menées par la MSA Picardie sur le sujet du métier passion. Animé par un jeune agriculteur, un travailleur social, un psychologue et un salarié passionné, l’atelier sera organisé en deux temps, un temps de présentation des connaissances universitaires sur la thématique du métier passion et ses conséquences sur la santé mentale et un temps de partage d’outils et d’expériences sur la promotion du bien-être au travail en agriculture. La MSA Picardie, très investie sur ce sujet a organisé en 2024 la 1ère édition d’un colloque professionnel sur le mieux-être en agriculture. Ce temps d’échanges a mobilisé les populations concernées et les acteurs partenaires locaux. L’atelier abordera les réflexions universitaires portant sur la question de la passion obsessive et harmonieuse du métier d’agriculteur puis se concentrera sur la présentation des outils et d’actions menées par la MSA Picardie sur cette thématique. Le serious game « la flamme » ainsi que d’autres outils à destination des jeunes agriculteurs, créés par la MSA Picardie et financés dans le cadre de l’appel à projet mal-être agricole seront proposés aux participants de l’atelier. Les sujets abordés dans le serious game concernent, notamment la place des jeunes dans l’exploitation familiale, le renforcement des compétences psychosociales, l’équilibre vie personnelle et professionnelle. Les animateurs de l’atelier présenteront la méthodologie de conception de ces outils, leurs utilisations et leurs perspectives d’évolution. La sensibilisation des plus jeunes aux problématiques de ce métier passion est primordiale, afin de valoriser le métier d’agriculteur et d’en prévenir les risques psychosociaux liés au travail.

Auteurs : Debrock séverine

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte et objectifs Les personnes souffrant de troubles psychiatriques ont une mortalité 2,6 fois plus élevée que la population générale. 80% des personnes concernées sont suivies en ambulatoire. Malgré des recommandations nationales, l’accès aux soins somatiques reste limité. Le Centre Hospitalier Sainte-Marie de Clermont-Ferrand ne dispose pas actuellement d’un parcours structuré dédié à la santé somatique des patients psychiatriques en ambulatoire. Cette étude vise à analyser le rôle potentiel d’une infirmière en pratique avancée mention pathologies chroniques stabilisées dans la prise en charge des comorbidités somatiques des personnes concernées et l’amélioration de leur suivi somatique. Méthodologie Une étude qualitative exploratoire monocentrique a été menée entre février et mars 2024. Des entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de 18 professionnels de santé . L’analyse thématique des verbatim a été effectuée via le logiciel ATLAS.ti afin d’identifier les freins et leviers d’un parcours somatique adapté aux patients psychiatriques. Résultats L’étude met en évidence plusieurs obstacles à la prise en charge somatique des personnes concernées. Des facteurs liés aux patients : faible adhésion aux soins, méconnaissance de leur état de santé, stigmatisation, apragmatisme. Des facteurs organisationnels : manque de coordination entre psychiatres et médecins généralistes, pénurie de médecins généralistes acceptant ces patients. Des pratiques actuelles insuffisantes : absence de bilan somatique systématique en ambulatoire, manque de sensibilisation des équipes psychiatriques aux enjeux somatiques. Tous les participants ont souligné l’intérêt d’un parcours structuré coordonné par une infirmière en pratique avancée mention pathologies chroniques stabilisées. Ce parcours repose sur quatre axes : dépistage, prévention, éducation thérapeutique et suivi personnalisé, visant à optimiser la continuité des soins somatiques. Discussion – Conclusion L’implantation d’une infirmière en pratique avancée mention pathologies chroniques stabilisées dans les équipes psychiatriques pourrait réduire les inégalités d’accès aux soins somatiques, améliorer la détection précoce des pathologies et renforcer la coordination des soins. Ce modèle intégré pourrait répondre aux enjeux de santé publique liés aux comorbidités somatiques des patients en psychiatrie.

Auteurs : Lurant tracy, Paumelle martin, Occelli florent et Deram annabelle

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Les pathologies chroniques à étiologie multifactorielle représentent un défi majeur de santé publique. Si les facteurs environnementaux sont de plus en plus suspectés d’y contribuer, l’identification des polluants impliqués, des milieux d’exposition, des sources de nuisances ou d’aménités environnementales constitue encore un véritable challenge. Les approches géographiques basées sur la réutilisation de données environnementales ouvertes constituent un levier essentiel pour mieux comprendre les situations de multi-exposition, et donc une opportunité précieuse pour orienter les décisions en santé publique, grâce à l’identification de nouvelles hypothèses étiologiques des maladies. Sur la base de 128 bases de données ouvertes expertisées, 113 indicateurs environnementaux ont été créés et cartographiés à l’échelle communale sur quatre départements du nord de la France , couvrant des thématiques variées telles que la pollution des milieux, l’occupation des sols, la proximité aux sources de nuisances, les pratiques agricoles ou encore la naturalité des territoires. Une méthodologie a ensuite été développée pour établir les profils de communes, combinant une Analyse en Composantes Principales et une Classification Ascendante Hiérarchique renforcée par un K-means. Sept profils environnementaux distincts ont ainsi été décrits. Cette approche présente néanmoins certaines limites, notamment liées à la multicolinéarité et à la présélection des variables, auxquelles s’ajoute la nécessité croissante de développer des modèles toujours plus précis, à plus grande échelle, plus rapidement et de manière pérenne. Notre hypothèse est que d’autres méthodes, notamment basées sur l’Intelligence Artificielle , permettraient de renforcer l’identification et la caractérisation des profils environnementaux. Une comparaison est actuellement menée afin d’évaluer la pertinence de différentes méthodes pour capturer les spécificités et la complexité des territoires à fine échelle. Ces méthodes incluent des techniques déjà reconnues, comme l’ACP et l’Analyse Factorielle Multiple , mais aussi des techniques basées sur des réseaux de neurones. L’intégration de l’IA semble ouvrir des perspectives prometteuses pour affiner la caractérisation des profils environnementaux, tant dans l’espace que dans le temps , ce qui permettrait d’explorer de nouvelles pistes étiologiques des maladies chroniques.

Auteurs : Diallo marie justine et Abdoulaye sow

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction : Les violences basées sur le genre sont définies par les Nations Unies comme « tout acte néfaste perpétré contre la volonté d’une personne et fondé sur des différences de genre socialement attribuées entre les femmes et les hommes ». En Guinée, le viol, le harcèlement, les mutilations génitales féminines, les mariages forcés et précoces et les violences conjugales, sont courants. Souvent perçues comme des sujets tabous pour des raisons multiples, ces violences restent invisibles. Les bénévoles des organisations de la société civile dénommés Agents de Changement apportent un soutien psychosocial aux survivantes. Matériel et méthodes : En 2020, un programme dénommé « She-decides » a soutenu les organisations de la société civile pour améliorer la santé sexuelle et reproductive des femmes et de lutter contre les violences basées sur le genre, en Guinée. A cet effet, des agents de changement issus des organisations communautaires ont été formés pour organiser des actions d’information et d’éducation de la population. Ils identifient et accompagnent les survivantes dans les formations sanitaires, au service de sécurité et à la justice. Les survivantes recensées bénéficient d’un appui psychosocial individualisé et participent à des groupes de parole. Résultats : Au total 48 agents de changement ont été formés au début de l’action. Ils ont réalisé 245 activités communautaires de 2020 et 2023 dont 41 causeries éducatives, 112 groupes de parole et 92 dialogues intergénérationnels. Durant la période 95 survivantes ont été identifiées et prises en charge. Parmi elles, 72 ont bénéficiés d’appui psychosocial à domicile ou dans des centres spécialisés concourant ainsi à leur résilience et réintégration, 37 d’une prise en charge médicale, 19 d’un accompagnement judiciaire et juridique. Deux associations de survivantes constituées continuent les activités de plaidoyer et s’investissent dans l’identification et la prise en charge de nouvelles victimes. Discussion : La lutte contre les Violences basées sur le genre passe par l’implication des parties prenantes. Les structures de santé, les services sociaux, de sécurité et la justice sont au premier plan. L’implication des survivantes et agents de changement est efficace. Les relations de confiance entre les agents de changement , les survivantes et les communautés facilitent les interventions.

Auteurs : Saetta sébastien

Type de communication : Symposium

Résumé :

Le recours à la coercition en santé mentale constitue à plusieurs égards un problème de santé mentale publique. Tout d’abord, dans la mesure où le recours aux pratiques coercitives a des effets délétères sur les patients, les professionnels et l’ensemble du système de santé, participant ainsi à une perte d’attractivité de la psychiatrie. Ensuite, dans la mesure où le recours à ces pratiques engage une pluralité d’acteurs qui, à différents niveaux, contribuent à la production des disparités entre pays, entre territoires d’un même pays, entre établissements d’un même territoire et entre services d’un même hôpital. La compréhension et la réduction de ces disparités nécessitent ainsi une approche globale et transversale et un dépassement des clivages disciplinaires. Le projet TRANSPSYCO, financé dans le cadre du projet SHAPE-Med@Lyon  vise ce décloisonnement disciplinaire. En réunissant juristes, chercheurs en sciences sociales et en santé publique, chercheurs en sciences de l’ingénierie et médecins, il a pour objectif d’observer et d’analyser aux niveaux macro, méso et micro les déterminants, les impacts et les leviers d’actions en faveur de la moindre coercition.  Ce symposium sera consacré à la présentation des résultats de ce projet et se structurera autour de quatre interventions : 1) une première intervention basée sur l’exploitation inédite de données nationales sur l’isolement et la contention permettant d’objectiver et visant à expliquer les disparités en matière de recours à ces pratiques [1] ; 2) une seconde intervention sur l’encadrement juridique de l’isolement et la contention et basée sur l’analyse de contentieux devant les tribunaux judiciaires et administratifs [2] ; 3) une troisième intervention sur les déterminants populationnels et basée sur l’exploitation de bases de données locales de plusieurs établissements français [3] ; 4) une quatrième intervention sur les déterminants organisationnels du recours à la coercition, basée sur une étude ethnographique dans des services de soins [4]. Un temps d’échange sera ensuite organisé avec la salle. [1] Institut de recherche et documentation en économie de la santé [2] Centre de Recherche Critiques sur le Droit [3] Ecole des Mines de Saint-Etienne [4] Ecole Nationale des Solidarités, de l’Encadrement et de l’Intervention Sociale.

Auteurs : Mourchidi aicha, El-Khoury Lesueur fabienne, Melchior maria, Wiernik emmanuel et Van DerWaerden judith

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction. Sexual violence is a traumatic experience and a known risk factor for mental health disorders throughout the lifespan. However, research on this topic in France remains limited and focuses mostly on specific populations. The aim of this study was to assess the association between exposure to sexual violence during childhood and the risk of depression in a large sample of French adults. Material and methods. A sample including 98362 participants from the Constances cohort population was used in this study. Childhood exposure to sexual violence was assessed using three specifics measures. Depression risk was estimated using the French version of the Center for Epidemiologic Studies-Depression scale, with a cut-off score of 16. In this cross-sectional analysis, we used multinomial logistic regression to assess the association between sexual violence and depressive symptoms ). Sex differences were considered through stratified analyses. Results. Nearly 17% of women and 6% of men reported experiencing some form of sexual violence. The most frequent was sexual touching , followed by coerced sexual favors , and forced intercourse . We created a « Sexual assault » category for participants who experienced sexual touching or coerced sexual favors, and a « Forced Intercourse » category for those who experienced non-consensual intercourse, with or without sexual assault. After adjusting for socio-economic and demographic factors, sexual violence was associated with depressive symptoms, with higher risks observed for those who had experienced forced intercourse with or without sexual assault compared to individuals who report never having experienced sexual violence. This risk increased significantly with the number of violence suffered. Conclusion. The results underscore the impact of childhood sexual violence on risk of depression in adulthood. Despite the difference in prevalence between men and women, the risk of depression exists for both sexes. These results emphasize the need for providing trauma-informed support systems to mitigate the long-term mental health consequences for victim-survivors.

Auteurs : Gautier lara

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte. L’accès aux services sociosanitaires des mineurs non accompagnés (MNA) varie d’un pays à l’autre. Au Canada, une large majorité de MNA obtiennent le statut de demandeur d’asile – statut qui confère une prise en charge institutionnelle. Avec ou sans prise en charge institutionnelle, les MNA sont confrontés à de multiples obstacles pour répondre à leurs besoins, en particulier leurs besoins en santé mentale. Or, la prise en charge des problématiques de santé mentale des MNA à l’extérieur de la métropole est méconnue en France. Au Québec (Canada), un modèle de prise en charge intersectoriel offre aux MNA un soutien en continu, que nous avons souhaité comparer au modèle français. Méthodes. À travers cette recherche qualitative comparative, nous entendons explorer deux modèles de réponse aux besoins de santé mentale des MNA. Nous avons réalisé des entretiens semi-dirigés avec 55 intervenants et 30 MNA à Paris et à Montréal. Ils ont été transcrits et analysés à l’aide d’une approche thématique inductive. Résultats. Le modèle de prise en charge intersectoriel offert à Montréal s’inscrit résolument dans une approche de promotion de la santé. Il semble réduire le sentiment d’isolement des MNA et agir positivement sur le sentiment de protection pour ces jeunes. À Paris, même chez les MNA pris en charge, on constate des inégalités : certains ont accès aux cliniques transculturelles, qui aident à  » se reconstruire « , mais pour une grande partie la prise en charge des besoins n’est pas considérée comme répondant pleinement aux besoins. En revanche, un dispositif ad hoc de suivi systématique des besoins par téléphone mis en place au plus fort de la pandémie par une ONG, aurait permis de mieux y répondre. Conclusions. Les résultats de cette première étude comparative franco-canadienne permettent de recommander une prise en charge empruntant aux stratégies de promotion de la santé, qui permette la coordination de divers acteurs et professionnels (assurant ainsi une bonne continuité des soins et services pour les MNA), couplée à un suivi régulier des besoins de ces jeunes.

Auteurs : Société Française de Santé Publique

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La capitalisation d’expériences en promotion de la santé (CAPS) permet de recueillir, analyser et partager les savoirs des acteurs des interventions. Au cours de cet atelier, vous pourrez vous questionner collectivement sur le partage d’expérience et appréhender les principes de l’approche CAPS. Vous découvrirez les témoignages de porteurs de projets ayant participé à la démarche et les résultats d’une évaluation du portail CAPS et des usages des fiches de capitalisation. Nous vous attendons nombreux et nombreuses pour ce temps de réflexion et d’inspiration autour du partage d’expériences !

Intervenant·es :
Christine Ferron (Fédération Promotion Santé)
Maggie Chevassu (CPTS Grand Lons)
Julien Grard (Just)
Céline Cottineau (Promotion Santé Nouvelle Aquitaine, sous réserve)
Alexis Krache (SFSP)

Animateurs·trices :
Vanessa Galissi (Promotion Santé Île-de-France), Pauline Barbey (Promotion Santé Île-de-France), Eve Jean-Gilles (GtN CAPS), Mélanie Villeval (SFSP)

Auteurs : Nestrigue clément, Chin wutinha, Pinede daniel, Noiriel nicolas et Lexcellent julia

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Dans un contexte marqué par une demande de soins en hausse, des ressources humaines en tension et de fortes disparités territoriales, les centres médico-psychologiques peuvent se trouver en difficulté pour assurer un rôle de proximité et de pivot dans les parcours de soins spécialisés et gradués. Peu d’informations fines et actualisées étaient jusqu’alors disponibles pour établir un état des lieux et apporter les réponses les plus adaptées : l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France a ainsi lancé une enquête régionale relative au fonctionnement des CMP. Au total, 371 CMP franciliens, adultes et infanto-juvéniles, ont été destinataire d’un questionnaire en 2024. L’enquête interroge sur les modalités d’organisations, les délais d’accès et les effectifs mobilisés pour l’accueil de la crise, les sorties d’urgence ou d’hospitalisation, les soins non programmés et les nouvelles demandes. Il comporte également des parties relatives à l’équipement, à l’activité, aux types de soins proposés et aux partenariats. Plus de 94% des CMP ont renseigné l’enquête. Les analyses descriptives ont montré d’importantes disparités en termes d’organisation des CMP selon les départements. Dans les Hauts-de-Seine, le nombre de patients suivi par psychiatre est de 325, alors qu’il est de 849 en Seine-et-Marne, soit un rapport de 1 à 2,5. Dans les Hauts -de-Seine, 78% des CMP déclarent ouvrir au moins un soir après 18h, alors qu’ils ne sont que 34% en Seine-et-Marne . A Paris, 77% CMP disposent d’une organisation permettant de proposer des soins non programmés alors qu’ils ne sont que 42% en Seine-et-Marne. L’analyse de l’enquête révèle pour les CMP franciliens des disparités territoriales importantes en termes de ressources mais également dans la prise en charge des soins non programmés et des sorties d’hospitalisation ou des urgences. A terme, une typologie des CMP sera réalisée en prenant en compte l’activité, les moyens, les modalités d’organisation mais également les caractéristiques socio-économiques de la patientèle. Ainsi, cette enquête permet d’avoir une vision régionale consolidée et fine de l’organisation des CMP. Ses enseignements serviront à faire évoluer l’offre de soins régionale et le dialogue avec les établissements.

Auteurs : Guihenneuc jérémy, Boissinot léa, Duverger camille, Cambien guillaume, Migeot virginie et Ayraud-Thevenot sarah

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction Le changement climatique a été identifié comme l’un des défis les plus importants du XXIe siècle, avec des menaces majeures pour la santé humaine. Des études récentes ont mis en évidence la nécessité d’une formation sur le CC dans les universités, en particulier pour les étudiants en santé. En France, un programme de formation scientifique, ludique et collaboratif, appelé Plan Health Faire , répond à ce besoin. Cette étude visait à évaluer l’impact de PHF sur les réactions, les connaissances et les pratiques des étudiants en santé. Methode Une étude quasi-expérimentale a été menée lors d’un séminaire obligatoire auprès de tous les étudiants en santé de deuxième année inscrits en médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique à l’université de Poitiers, en septembre 2024. L’ensemble des 320 étudiants ont participé à la formation PHF qui vise à les sensibiliser aux enjeux du CC appliqué à la santé. Deux questionnaires structurés basés sur le modèle d’évaluation de Kirkpatrick ont été administrés avant et après la formation. Une analyse statistique descriptive et comparative, par série appariée, a permis d’évaluer l’évolution des connaissances des étudiants, leur satisfaction, et leur souhait d’intégrer ces enjeux dans leur pratique professionnelle future. Resultats Au total, 277 étudiants ont participé à l’ensemble de l’étude et 74,3% d’entre eux ont déclarés que PHF avait répondu complètement à leurs attentes. Une note moyenne de 8,1/10 a été attribuée à la dynamique collaborative de la formation. Concernant l’évolution de leur niveau de connaissances, 99,3% des étudiants ont acquis de nouvelles connaissances, avec augmentation statistiquement significative de leur score.

Auteurs : Colin florence, Collange fanny et Verot elise

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : En France, les professionnels de santé mènent des actions préventives dans leur pratique quotidienne, mais il n’existe pas de référentiel de pratiques cliniques préventives, contrairement à d’autre pays comme les Etats-Unis, l’Australie ou encore le Canada. Nous avons donc développé le programme « Pour Que Chaque Contact Compte » , basé sur le programme britannique Making Every Contact Count . Il vise à encourager l’utilisation systématique des pratiques cliniques préventives parmi les professionnels de santé, en France, en les aidant à saisir toutes les opportunités pour soutenir leurs patients dans l’adoption d’habitudes comportementales plus saines, ciblant spécifiquement le tabagisme, la consommation d’alcool, une mauvaise alimentation et la sédentarité, ainsi que la santé mentale. Afin de faciliter le recours à des outils de pratiques clinique préventives pertinents pour les professionnels de santé, une phase de mise en commun des pratiques quotidiennes des professionnels a été mise en œuvre. Méthode : Nous avons co-construit un outil référentiel de pratiques cliniques préventives avec 4 CPTS de la région Auvergne-Rhône-Alpes lors de trois ateliers de mutualisation de pratiques. Ces ateliers avaient pour objectif de 1) faire émerger les outils, ressources en lien avec les pratiques cliniques préventives d’ores et déjà utilisés par les professionnels de santé, 2) déterminer leurs préférences quant au format, type de contenu et agencement de l’outil référentiel par rapport aux référentiels existants dans les autres pays 3) recueillir des retours sur le prototype construit suite aux 2 séances précédentes pour l’améliorer. Résultat : L’outil référentiel co-construit est un site internet regroupant des informations synthétiques sur les différentes thématiques de prévention. Le site comporte également un outil d’aide à la décision permettant de conseiller et orienter les patients en fonction de leur stade de changement de comportement. Discussion : Cet outil référentiel a pour ambition d’aider, en pratique courante, tous les professionnels souhaitant évoquer les comportements de santé de leurs patients et les accompagner vers des changements favorables. Cet outil référentiel sera accompagné d’une formation des professionnels de santé aux interventions brèves sur les comportements favorables à la santé. L’impact du programme P3C sera évalué après son déploiement dans 7 CPTS situées en région AuRA.

Auteurs : Busnel yaël, Panse laurie, Ben Dridi ibtissem, Cognon stéphane, Ganter claude, Termoz anne, Lochmann mathilde, Prudhomme sarah, Christophe véronique, Sontag pascale, Tournigand christophe, Maisani pauline, Préau marie, Pomey marie-pascale et Haesebaert julie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : La pair-aidance, définie comme le soutien apporté par des personnes ayant une expérience similaire de la maladie, constitue une stratégie innovante pour améliorer l’accompagnement des patients en oncologie. Toutefois, son intégration dans les services hospitaliers requiert une préparation organisationnelle et culturelle afin de garantir son efficacité. Cette étude a pour objectif de coconstruire un modèle de pair-aidance adapté aux services d’oncologie en mobilisant des acteurs variés, notamment les professionnels de santé, les pairs aidants, les membres de la direction et les chercheurs. Méthodologie : Une étude qualitative multisite a été menée dans quatre établissements hospitaliers entre mars et septembre 2024. Ces ateliers, structurés autour d’activités participatives, visaient à définir les rôles et missions des pairs aidants ainsi que les modalités pratiques de leur intégration. Les données ont été collectées à partir d’observations, de notes de terrain et de supports d’animation, puis analysées thématiquement pour élaborer un cadre opérationnel de pair-aidance. Résultats :  Un total de 19 ateliers de co-construction a mobilisé 58 participants . Le processus a permis d’identifier les missions clés des PA : Soutien émotionnel et écoute active ; Partage d’expérience ; Soutien informationnel  ; Lien entre patients et équipes soignantes. Le parcours d’intégration des PA comprend plusieurs étapes : Intégration progressive des PA auprès des équipes soignantes ; Définition des modalités d’intervention selon les besoins locaux ; Supervision régulière pour prévenir les risques d’épuisement ; Reconnaissance institutionnelle . Ce modèle de soutien par les pairs combine des éléments standardisés et des adaptations spécifiques aux contextes des 9 unités . Conclusion: Le modèle PaRole OncO France offre une approche flexible et adaptée pour intégrer le soutien par les pairs en oncologie. Il met en lumière les défis organisationnels et les besoins de formation continue. Ces résultats confirment la pertinence des méthodologies participatives pour développer des interventions adaptées au contexte. Une deuxième étape du projet validera l’efficacité du modèle et explorera sa transférabilité.

Auteurs : Mazouz maryame, De Montgolfier sandrine et Laroussi-Libeault lisa

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Pour renforcer la recherche en oncologie, l’Institut National du Cancer a lancé une initiative en labélisant huit Sites de Recherche Intégrée sur le Cancer . Ces sites, sélectionnés après un appel à candidatures, ont pour mission d’innover dans la lutte contre le cancer. Pour cette deuxième génération de SIRIC, l’INCa a demandé aux sites de mettre en avant la démocratie en santé dans leur gouvernance, leurs travaux de recherche et la diffusion de leurs résultats. L’objectif de notre étude est de mieux comprendre comment ces principes de démocratie en santé ont été intégrés dans les SIRIC. Nous avons exploré les freins ainsi que les leviers. Nous avons adopté une approche mixte . Les résultats de cette deuxième phase, actuellement en cours, seront disponibles en septembre 2025. L’analyse des rapports met en évidence des approches marquées par une grande hétérogénéité en termes de compréhension, délimitation et outils dans la mise en œuvre de démocratie en santé dans ces structures de recherche. Sur le plan de la gouvernance, certains impliquent des personnes concernées avec des rôles allant de simples consultations à une véritable prise de décision. Des SIRICs ont recruté des personnes spécifiquement pour coordonner ces initiatives, valorisant leur savoir expérientiel ou leurs compétences en gestion de projets. En recherche, les approches de démocratie en santé peuvent aussi consister en l’intégration de comités transdisciplinaires, de comités de patients ou de groupes de travail dédiés à des projets spécifiques. Certains SIRICs se contentent d’un rôle consultatif pour les personnes concernées , tandis que d’autres privilégient une co-construction des projets, atteignant le niveau maximal de participation. Enfin, en matière de communication, les SIRICs adoptent des stratégies « traditionnelles », combinant des événements publics et des newsletters. Cependant, certains SIRICs se distinguent en adoptant des méthodes plus « innovantes » en termes de diffusion, telles que des cafés-rencontres dans lesquelles les personnes concernées et/ou associations de patients sont fortement impliquées.

Auteurs : Roux jonathan, Pirard philippe, Jorioz ruxandra, Debien christophe, Broussouloux sandrine et Regnault nolwenn

Type de communication : Symposium

Résumé :

Avec près de 9 000 décès par suicide dénombrés par an et environ 200 000 tentatives de suicide, dont 90 000 hospitalisées, la France est un des pays européens les plus touchés par le suicide. Une stratégie nationale de prévention du suicide a donc été mise en place. Elle a pour objectifs principaux la mise en œuvre coordonnée dans les territoires de dispositifs de prévention et la réduction des indicateurs épidémiologiques, constituant ainsi un exemple de la santé mentale publique. Le but de ce symposium destiné aux professionnels de la santé publique, de la psychiatrie et de la santé mentale, et aux acteurs institutionnels, est de présenter la mobilisation conjointe de la surveillance épidémiologique, de la prévention et de la promotion de la santé dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du suicide. Ce symposium abordera les différents systèmes mobilisés pour la surveillance des conduites suicidaires, à différentes échelles territoriales, incluant notamment les enquêtes de santé en population et les bases de données médico-administratives. Il présentera également la construction des indicateurs suivis : idées suicidaires, passages aux urgences, tentatives de suicide ainsi que décès par suicide. Il permettra de faire un état des lieux à partir des données 2024 et d’analyser les évolutions, notamment dans les populations jeunes et âgées en prenant en compte l’impact de la pandémie de la Covid-19. Au travers de deux exemples déployés sur le territoire, ce symposium présentera des actions concrètes de prévention des tentatives de suicide et de la récidive suicidaire . Il abordera également les actions mises en place pour le recueil de données dans le cadre de ces programmes de prévention afin de les utiliser pour la surveillance. La session se déroulera sous la forme de présentations scientifiques entrecoupées de temps d’échange avec la salle : 1) Surveillance épidémiologique des conduites suicidaires : complémentarité des sources et dernières données en France en 2024 2) Evolution des conduites suicidaires au cours des dernières années : focus sur les jeunes et les personnes âgées 3) Prévention des tentatives de suicide : 3114, numéro national de prévention du suicide 4) Prévention de la récidive suicidaire : présentation du dispositif VigilanS et de la mise en place d’une base de données nationale pour la surveillance 5) Echanges avec la salle et conclusion.

Auteurs : Eyraud clara, Collin claire, Dumas agnès, Alberti corinne, Martin philippe et Le Roux enora

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte Les jeunes NEET sont des jeunes qui ne sont ni en emploi ni en cours de formation . En France, ils représentaient 12,8 % des 15-29 ans fin 2024. Cette population hétérogène présente des problématiques de santé, de par leur statut économique et social. L’alcool, substance néfaste la plus consommée par les jeunes en France, favorise l’isolement social et les problématiques de santé mentale. Le manque d’engagement social et d’activités pourraient accroître la vulnérabilité des NEET face à l’alcool. L’objectif de cette étude est de caractériser les consommations d’alcool chez les jeunes NEET, et de les comparer aux autres jeunes de leur âge.   Méthodes Une revue systématique et méta-analyse fut réalisée en suivant les lignes PRISMA. Les critères d’inclusions étaient : 1) études observationnelles, 2) portant sur la consommation d’alcool, 3) chez les NEET de 15-29 ans, 4) avec une population de comparaison du même âge. Pour l’analyse, la consommation d’alcool fut classée en trois catégories : troubles liés à l’usage de l’alcool , consommation excessive et binge drinking. Des analyses de sensibilité et en sous-groupes ont été réalisées. La méta-analyse a été réalisée avec un modèle à effets aléatoires.   Résultats Vingt-trois études ont été analysées, représentant un total de 518 533 individus. La prévalence de consommation d’alcool est plus élevée chez les NEET par rapport aux pairs du même âge, pour chaque catégorie de consommation. Le sur-risque de TUA lié au statut de NEET est significatif . Ce sur-risque n’est pas significatif pour la consommation excessive et le binge drinking . Aucune différence liée au genre n’est observée.    Conclusion Cette étude révèle un sur-risque de TUA chez les jeunes NEET, sans différencier les différents profils de NEET. Des recherches devraient donc être réalisées pour considérer la diversité des enjeux liés à chaque sous-groupe de NEET et leurs consommations . Une perspective sera le développement et la mise en œuvre d’une intervention de prévention adaptée.

Auteurs : Szymanski gladys et Regnier véronique

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Les PE sont des substances chimiques qui affectent le système hormonal des individus. L’adolescence, marquée par la puberté , apparait comme une période sensible à l’action des PE. Le projet de recherche COPE ADOS vise à proposer un programme d’éducation et d’information sur les PE à destination des lycéens. Ce programme répond au troisième axe de la deuxième Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens 2019-2022. La première phase du projet consiste en une étude qualitative préliminaire , révélant des méconnaissances sur les PE auprès des lycéens. Une équipe de chercheurs et d’enseignants volontaires ont élaboré 14 outils pédagogiques, mis à disposition des encadrants éducatifs sur une plateforme numérique. Un questionnaire a été élaboré, testé, validé afin d’évaluer les connaissances et compétences des adolescents sur les PE avec un score de 60 points. Au total, 10 lycées de l’Académie de Lyon ont fait passer le questionnaire à leurs élèves, répartis en deux groupes : contrôle et intervention . Les données sont collectées, pour tous, en septembre 2023 et après 4 mois d’intervention en janvier 2024 . En parallèle, des entretiens semi-directifs sont réalisés avec les encadrants éducatifs afin d’obtenir des données sur l’acceptabilité du programme. D’après l’analyse de l’évolution du score moyen, le groupe intervention a progressé 4 fois plus que le groupe contrôle . L’intervention a réduit les disparités entre les filières.

Auteurs : Garancher laure

Type de communication : Atelier

Résumé :

Depuis sa création, The Ink Link a accompagné plus de 130 projets visant à améliorer la communication dans des contextes interculturels et sanitaires. Nous collaborons avec des associations, institutions et professionnels de santé pour traduire des savoirs complexes en outils visuels accessibles, favorisant l’autonomie et la prise de décision éclairée des bénéficiaires. Nos interventions couvrent un large éventail de thématiques en santé publique, notamment : prévention et sensibilisation aux maladies chroniques (ex. compréhension des mécanismes du diabète et adaptation du mode de vie), dépistage et accès aux soins (ex. incitation aux tests de dépistage du cancer dans des zones défavorisées), santé mentale et accompagnement psychosocial (ex. outils pour aider les éducateurs à repérer les troubles psychiques chez les enfants), santé maternelle et périnatale (ex. soutien aux jeunes mères et prévention de la dépression post-partum), promotion de la santé dans des contextes interculturels (ex. traduction visuelle des parcours de soins pour les populations migrantes). Notre méthodologie unique repose sur trois étapes essentielles permettant d’adapter les messages de santé publique à des publics variés : 1) Interroger ses propres savoirs en tant qu’expert, prendre conscience des biais cognitifs et culturels qui peuvent influencer la transmission des connaissances, adapter le message à un public non expert, en simplifiant sans dénaturer. 2) Mener une recherche-action centrée sur les bénéficiaires, identifier les obstacles à l’accès à l’information et les leviers d’engagement, concevoir des outils favorisant l’appropriation et le passage à l’action. 3) Co-créer avec des équipes créatives, transformer les connaissances médicales en supports visuels engageants et impactants, associer les bénéficiaires au processus de conception pour tester et ajuster les outils avant leur diffusion. Cet atelier pratique et interactif sera structuré en trois temps : 1) Présentation d’un cas concret illustrant l’application de la méthodologie à un enjeu de santé publique. 2) Expérimentation collective : chaque participant sera invité à identifier un besoin pédagogique et à concevoir une ébauche d’outil de communication en lien avec sa propre expertise. 3) Échanges et retours d’expérience pour mutualiser les idées et repartir avec une méthodologie applicable à son propre contexte. Nous partagerons des exemples d’outils développés et testés dans nos projets passés, ainsi que des clés pour réussir une communication adaptée aux réalités de terrain. À l’issue de cet atelier, chaque participant repartira avec une méthode structurée et des pistes concrètes pour concevoir des supports pédagogiques efficaces en santé publique, adaptés à différents publics et contextes d’intervention.

Auteurs : PSYCOM

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La santé mentale est devenue un enjeu de société et une priorité de santé publique. Touchant près d’une personne sur cinq au cours de sa vie, les troubles psychiques sont le premier poste de dépense de l’Assurance Maladie en France. Face à ce constat, de nombreuses initiatives émergent, à l’échelle territoriale et dans des secteurs professionnels variés, dans l’objectif d’agir pour le bien-être de la population et faciliter l’accès aux soins et aux ressources locales. La compréhension du concept de santé mentale est encore fragile et de nombreuses actions en faveur de la santé mentale de la population révèlent un besoin préalable de sensibilisation tant pour le grand public que pour les porteurs de projets, afin de lever le tabou, réduire la stigmatisation et faciliter l’accès aux ressources locales. Comment la création et l’entretien d’une culture commune de la santé mentale favorise-t-elle le déploiement d’actions de promotion de la santé efficaces ? Comment introduire le concept de santé mentale dans un projet d’intervention ?

Intervenant·es :
Nathalie Robichon, Cheffe de Service de Spécialité Santé Publique au CNFPT
Geneviève Gagneux, Coordinatrice du CLSM de Cergy-Pontoise (95)
Marina Akiki, Coordinatrice de l’association Ecole et Famille (95)
Frédéric Hurier, Co-fondateur de CoCogitation et Chef de Service Jeunesse – professionnel de l’éducation populaire, de l’information jeunesse, formateur et éducateur sportif (92)
Jennifer Krief, Co-fondatrice de CoCogitation et Ancienne chargée de Mission expert Politique Familiales à Suresnes – Psychologue psychothérapeuthe (92)

Modérateur·trice :
Sophie Arfeuillère, Chargée d’innovation au Psycom

Auteurs : François romain, Ligier virginie, Cros lucie, Hennebelle sandrine, Guillermet elise et Marchand mélanie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte En France, une personne menstruée sur trois a déjà expérimenté une forme de précarité menstruelle . Pour autant, ces situations demeurent peu visibles et sont globalement sous accompagnées. C’est ce que montre également l’enquête qualitative menée en 2023 en Bourgogne Franche-Comté. De fait, l’objectif du programme régional est de favoriser la mobilisation des acteurs du territoire sur les enjeux de lutte contre la précarité menstruelle. Méthodes Une première phase d’expérimentation a été menée à l’échelle d’un département . Il s’agissait de solliciter différents acteurs territoriaux en vue de générer une dynamique d’interconnaissance autour du sujet. Les temps de sensibilisation proposés dans la foulée permettaient à la fois d’alimenter les liens partenariaux et de favoriser la montée en compétences des acteurs mobilisés. La seconde phase initiée en septembre 2024 reprenait les mêmes modalités, en visant un approfondissement des processus engagés ainsi qu’un rayonnement régional. La mobilisation était également élargie via l’articulation du programme avec un institut de formation. Résultats Un résultat majeur réside dans la mobilisation importante obtenue. On note en effet 23 professionnels de 13 structures différentes sensibilisés initialement ; puis 94 professionnels de 77 structures différentes mobilisés à l’échelle régionale. Les retours d’expérience collectés à ce stade montrent que le programme favorise une visibilisation des enjeux liés à la précarité menstruelle. Les acteurs mobilisés expriment par ailleurs le besoin d’être davantage outillés pour intervenir sur ces questions, d’où la création en cours d’un kit de sensibilisation . De plus, une unité d’enseignement dédiée a été testée auprès des étudiants infirmiers. Discussion La dynamique initiée permet d’envisager l’ancrage dans la durée d’une démarche régionale de promotion de la santé menstruelle. L’évaluation en cours permettra d’objectiver et documenter ce processus. Des webinaires participatifs sont planifiés au printemps 2025 et porteront sur des sujets plébiscités par le réseau : modalités de distribution de protections, dames en rue, éducation des enfants, interculturalité.

Auteurs : Guillot caroline

Type de communication : Découverte

Résumé :

Créé par la Loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et la transformation du système de santé, le Health Data Hub (HDH) est un groupement d’intérêt public visant à garantir un accès aisé et unifié, transparent et sécurisé aux données de santé pour améliorer la qualité des soins et l’accompagnement des patients. En partenariat avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, le HDH met en œuvre les grandes orientations stratégiques du Système National des Données de Santé (SNDS) fixées par le gouvernement français, en particulier le Ministère de la Santé. La santé mentale est un enjeu de santé publique prioritaire depuis de nombreuses années en France, et encore souligné dans la stratégie nationale de santé 2023-2033. Cependant, parmi les 166 projets accompagnés par le HDH, moins de 10 traitent de santé mentale, ce qui pose la question de la connaissance de l’offre de services du HDH par les acteurs de la recherche en psychiatrie et santé mentale publique. Cette présentation «Découverte» aura deux objectifs principaux : faire connaître l’offre de services du HDH aux équipes de recherche afin de renforcer la réutilisation des données de santé existantes présentant un intérêt pour la santé mentale, échanger sur les attentes ou besoins plus spécifiques des acteurs de ces écosystèmes (chercheurs en santé mentale et chercheurs en santé publique appliquée à la santé mentale), concernant la réutilisation des données de santé. Le HDH exposera pédagogiquement ses quatre activités principales et d’intérêt pour l’écosystème de la recherche en santé mentale : un guichet unique pour accompagner les porteurs de projets dans leurs démarches administratives d’accès aux données sensibles (Cesress-Cnil) ; un catalogue de données de santé, incluant la base principale du SNDS, permettant le croisement avec d’autres bases de données (cohortes, registres, enquêtes, entrepôts de données, …) ; une plateforme technologique sécurisée à l‘état de l’art, offrant des capacités avancées de stockage, de calcul, de rapprochement et d’analyse des données ; l’animation de l’écosystème pour favoriser le partage d’expériences et de connaissances et ainsi accélérer l’innovation et la recherche.

Auteurs : Debarre julie, Garnier céline et Giraud julien

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte Dans le cadre de l’adoption du Projet Régional de Santé de Nouvelle-Aquitaine 2018-2028, l’Agence Régionale de la Santé souhaite appréhender l’état de santé ressentie de la population adulte de Nouvelle-Aquitaine et de ses 12 départements. Dans ce cadre, l’Observatoire régional de la santé a mis en place une enquête populationnelle . Les indicateurs produits ont pour finalité de fournir aux autorités sanitaires des éclairages afin d’orienter au mieux les actions de prévention. Cette enquête construite pour être répétée dans le temps, dispose aujourd’hui de deux éditions : en 2018 et en 2021, une troisième édition est en cours. Méthodologie L’enquête Zoom Santé est une enquête épidémiologique multithématique transversale par auto-questionnaire à destination de la population majeure dont le domicile principal se situe en Nouvelle-Aquitaine. Réalisée à chaque édition auprès d’environ 5 000 adultes, elle est représentative au niveau régional et départemental des habitants selon le sexe, l’âge, le type de commune et l’activité professionnelle. Le questionnaire comporte un focus sur la santé mentale avec les idées et tentatives de suicide déclarées, l’évaluation de la détresse psychologique et la qualité de vie . Résultats La réalisation de deux éditions de l’enquête a permis de mesurer l’augmentation de la souffrance psychique entre 2018 et 2021, avec certaines catégories particulièrement concernées : les femmes, les 40-59 ans, les chômeurs, les étudiants ou inactifs, les personnes vivant seules. Parallèlement, les idées et les tentatives de suicide déclarées ont été plus fréquentes alors que le niveau de qualité de vie ressenti a faibli . Discussion/Conclusion Un des principaux enseignements de cette enquête concerne la dégradation des indicateurs de santé mentale avant et à la sortie de la crise sanitaire Covid. Ce résultat, conforté par ailleurs, appuie l’importance de la surveillance épidémiologique via les enquêtes répétées pour le suivi de l’état de santé mentale des populations. L’édition 2025 va permettre de confirmer ou d’infirmer cette tendance.

Auteurs : Coulibaly gneninfolo lazar

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : La délégation des tâches aux agents de santé communautaire polyvalent est une stratégie préconisée dans de nombreux pays pour améliorer la performance des systèmes de santé. Les ASCP jouent un rôle crucial dans la promotion de la santé, la prévention et la gestion des maladies, et de nombreuses études soulignent leur efficacité dans divers domaines de la santé. Cependant, il reste nécessaire de comprendre dans quelles conditions cette approche est la plus efficace, afin de prévenir les échecs lors de son implantation. Notre communication rendra compte d’une étude qui explore les mécanismes et les effets de cette intervention, en analysant les conditions contextuelles favorables à son succès. Méthodes : Une synthèse réaliste a été réalisée en suivant la méthode proposée par Pawson et al. . Ce processus comprenait : la formulation d’une théorie initiale sur la délégation des tâches aux ASCP et les hypothèses à tester ; la recherche et l’évaluation des preuves existantes ; l’extraction et l’analyse des données ; la synthèse des résultats obtenus. Résultats : Les résultats montrent que la délégation des tâches aux ASCP améliore leurs compétences, leur motivation et leur pouvoir d’agir, leur permettant ainsi d’avoir un impact positif sur la performance des organisations de santé. Cette approche améliore l’efficacité, l’accessibilité , ainsi que la continuité, l’acceptabilité et l’efficience des services de santé. Les contextes de succès incluent des processus bien établis tels que la formation, la supervision et la dotation en ressources matérielles, ainsi que des conditions de travail favorables, caractérisées par un soutien communautaire et une atmosphère organisationnelle positive, sans oublier l’adéquation aux normes et pratiques culturelles locales. Conclusion : Cette communication offre de nouvelles perspectives sur la délégation des tâches aux ASCP, en identifiant les mécanismes clés, les facteurs contextuels et les effets observés sur la performance des organisations de santé. Ces informations peuvent non seulement enrichir les recherches futures sur ce sujet, mais aussi guider les stratégies d’implantation pour maximiser les bénéfices de cette approche.

Auteurs : Benet thomas, Casamatta delphine, Leaune edouard, Manuel gilles, Vieux maxime, Broussouloux sandrine, Bertrand cécile, Vaissade laure, Spaccaferri guillaume, Geneste-Saelens julie, Massoubre catherine, Poulet emmanuel et Dubuc marc

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : VigilanS est un dispositif national de recontact des patients hospitalisés pour tentative de suicide , visant à réduire le risque de réitération suicidaire et décliné en 2020 en Auvergne-Rhône-Alpes. L’objectif était d’évaluer l’évolution du taux de réitération suicidaire à six mois en Auvergne-Rhône-Alpes en lien avec l’ouverture des centres VigilanS. Méthodes : Une étude descriptive a été réalisée entre 2019 et 2023 en ARA. Un recueil mensuel du nombre d’entrées dans VigilanS dans chaque établissement était effectué depuis 2020. Les hospitalisations pour TS provenaient du PMSI-MCO/SNDS : patients ?18 ans hospitalisés entre 2019 et 2023. Le TRS 2019-2023 à six mois a été décrit, à partir du suivi des réhospitalisations durant 6 mois chez les patients hospitalisés une première fois lors du 1er semestre de la même année. Une comparaison des TRS à six mois entre 2019 et 2023 a été conduite par analyse multivariée ajustée sur le sexe, âge et département d’hospitalisation. Résultats : Au total, 41945 hospitalisations pour TS chez 28470 personnes ont été codées entre 2019-2023. Les entrées dans VigilanS réalisées par les 4 centres de coordination en ARA sont en progression constante entre 2020 et 2023 . Parmi les 18556 premières hospitalisations pour TS au cours des 1ers semestres, 2614 ont présenté une réitération suicidaire à 6 mois. Le TRS 2023 est significativement inférieur à celui observé en 2019 avant VigilanS.

Auteurs : Natchkova nora et Stanoeva avgustina

Type de communication : Atelier

Résumé :

L’atelier est proposé par deux art-thérapeutes sur le modèle théorique du response art, autrement dit la mise à disposition de la création artistique pour des professionnel*les de santé pour mieux comprendre et dépasser des difficultés cliniques, et prendre soin de soi. C’est une manière à mettre en dehors des ressentis qui minent le travail et la santé mentale de celles et ceux qui travaillent à la santé mentale des autres. Selon Barbara Fish (in Art Therapy, juillet 2019), le response art offre aux art-thérapeutes la possibilité d’un déplacement du regard sur leur travail, la mise en exergue de manière créative de leurs biais et un retour dans la relation thérapeutique où l@ patient*e peut détenir à nouveau toute la place. C’est dans le contexte la supervision, mais aussi de l’auto-soin des art-thérapeutes que ce concept a été le plus souvent étudié : les images peintes, les gestes dansés, bien en amont de la possibilité de formuler des mots, offrent une réflexivité aux patient*es et dans le travail des art-thérapeutes.   Les expériences créatives partagées et la mise en danse dans le cadre du travail ont un effet positif sur les processus de groupe, les patient*es, les salarié*es. Le response art permet une meilleure compréhension du transfert dans les événements de groupe, facilite la communication au sein du groupe, favorise une plus grande empathie dans la relation et facilite le niveau de réflexion et réflexivité.   Nous voudrions proposer l’outil de l’art-thérapeutique et du response art aux professionnel*les de la santé mentale.   Danser peut être vu comme une transformation (de regard que l’on porte sur) les gestes quotidiens tel que le décrit Akaji Maro dans son approche du buto (Danser avec l’invisible, 2018). Le dessin peut permettre l’extériorisation rapide et sans mise en danger de ressentis désagréables.   Partant du vécu concret des participant*es, il s’agit de proposer des outils artistiques pour permettre aux participant*es de se saisir de ressentis et perceptions à travers les corps soignés et soignants, de rendre compte que les corps agissent au-delà et en plus des mots. Par l’accès à la création, ressentis et émotions peuvent devenir source de soin que l’on se porte et de nouvelles résolutions de problématiques au travail. La création peut ainsi servir de boussole interne et constituer le départ d’une autre manière d’entrer dans le soin. L’atelier sera aussi l’occasion de danser et de dessiner, donnant une place à l’art dans ce congrès de santé mentale.

Auteurs : Barry aliou

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction : Depuis 2012, le ministère de la Santé du Sénégal, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Dakar, a mis en place un système intégré de surveillance sentinelle syndromique . Cette étude vise à décrire les principales composantes du Réseau 4S et à analyser ses données de 2015 à 2023 pour évaluer son efficacité dans la détection et la réponse aux épidémies de maladies infectieuses au Sénégal. Méthodes : Le Réseau 4S repose sur une surveillance syndromique de plusieurs maladies à travers un réseau de sites sentinelles. Les données sont collectées quotidiennement par des praticiens généralistes sentinelles et transmises en temps réel via une application Android. Des définitions de cas standard de l’OMS sont utilisées pour garantir la comparabilité des données. Des méthodes statistiques, comme les moyennes mobiles, permettent d’identifier précocement les signaux d’alerte. En complément, des échantillons biologiques sont analysés par RT-PCR ou sérologie pour confirmer les diagnostics. Résultats : Entre 2015 et 2023, le Réseau 4S a collecté et analysé les données de 1 816 340 consultations médicales. Le système a démontré une bonne ponctualité et une exhaustivité satisfaisante dans la transmission des données. Au total, 48 épidémies ont été détectées et signalées, incluant des pics de grippe, de paludisme et plusieurs foyers d’infections à arbovirus ou fièvres hémorragiques : Dengue, Fièvre jaune, Zika, Chikungunya, Virus West Nil, Fièvre de la vallée du Rift, Fièvre hémorragique de Crimée-Congo. Des enquêtes multidisciplinaires et multisectorielles ont permis de contenir rapidement ces épidémies et de prévenir leur propagation grâce à une approche « One Health ». Conclusion : Le Réseau 4S s’est révélé être un outil efficace d’alerte précoce pour la surveillance des épidémies de maladies infectieuses au Sénégal. Cette étude souligne l’importance des systèmes de surveillance syndromique, en particulier dans les environnements à ressources limitées, et met en avant la nécessité d’implanter des réseaux similaires dans d’autres régions. Les résultats obtenus suggèrent que ces dispositifs de surveillance peuvent considérablement renforcer la préparation et la réponse en santé publique.

Auteurs : Hasnaoui sabrine, Van Hoye aurélie et Omorou abdou

Type de communication : Communication orale

Résumé :

L’activité physique est reconnue comme une stratégie thérapeutique clé en oncologie, avec des effets démontrés sur la qualité de vie, la santé physique et mentale. Malgré ces bénéfices, l’adhésion aux recommandations reste insuffisante, reflétant la complexité des déterminants influençant l’engagement dans l’AP et son maintien. Cela peut s’expliquer par le manque d’intégration du contexte d’étude et la sous-utilisation de cadres théoriques pour analyser les mécanismes influençant l’AP, ainsi qu’une focalisation restreinte sur certains types de cancers limitant la généralisation des résultats. Cette étude propose une analyse intégrative des déterminants de l’AP à différents niveaux d’influence, basée sur le cadre des domaines théoriques , en comparant deux contextes distincts : une étude observationnelle et un essai interventionnel . Des entretiens semi-dirigés ont été menés pour explorer les déterminants de l’AP auprès de patients atteints de cancer du sein, de la prostate ou du colon issus de la cohorte prospective rétrospective PERTINENCE , et de patientes atteintes de cancer du sein ayant participé au programme d’escrime adaptée RIPOSTE . Une analyse thématique de contenu croisée, basée sur les 14 domaines TDF, a permis de comparer les facilitateurs et barrières à l’AP dans ces deux contextes. Dans PERTINENCE, le soutien social a reposé principalement sur l’influence des proches, tandis qu’il a été structuré par la dynamique de groupe dans RIPOSTE. Les contraintes temporelles et environnementales ont été perçues comme fixes et limitantes en contexte observationnel, alors que des ajustements organisationnels ont permis de les atténuer dans le cadre du programme RIPOSTE. Les croyances sur les capacités ont influencé la motivation vis-à-vis de l’AP : dans PERTINENCE, elles ont été façonnées par les professionnels de santé, tandis que dans RIPOSTE, elles ont évolué grâce aux bénéfices perçus au fil de la pratique. L’application du TDF a mis en évidence les différences contextuelles influençant la pratique d’AP, soulignant l’importance des déterminants sociaux, environnementaux et organisationnels dans l’adhésion à l’AP. Ces résultats apportent des pistes pour développer des stratégies de promotion de l’AP en fonction du cadre, afin d’optimiser leur impact et leur intégration dans une future intervention destinée aux patients atteints de cancer.

Auteurs : Mas emeline et Ballouk souhad

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La santé mentale est influencée par des déterminants sociaux, économiques et environnementaux et par les comportements de santé . Pourtant, ces facteurs sont encore insuffisamment intégrés dans les stratégies de prévention et de prise en charge en santé mentale, en raison de la difficulté à obtenir des effets durables. Cette étude vise à déterminer si une approche ciblant les déterminants de santé peut engendrer des effets à long terme et améliorer la santé mentale. Méthodologie / Description de l’intervention
Les solutions numériques et les interventions basées sur les thérapies cognitivo-comportementales montrent une efficacité moyenne de 15 jours à 3 mois, insuffisante pour un impact significatif. Nous avons conçu une intervention novatrice s’appuyant sur la psychologie comportementale, le marketing social et les neurosciences afin de prolonger ces effets à 12 mois minimum.
Une cohorte de 15 000 personnes en France, projeté ensuite sur 50 000, a bénéficié d’une prise en charge combinant profilage, plan de santé individualisé et accompagnement hybride . L’intervention visait tous les comportements et déterminants de santé . Une évaluation clinique et médico-économique a mesuré les effets à 12 mois, notamment sur la santé mentale. Résultats / Leçons tirées
72 % des participants ont maintenu leurs nouvelles habitudes de vie à 12 mois, avec une réduction significative des symptômes anxieux et une amélioration de la qualité de vie. L’impact économique est considérable, avec des économies estimées à 13,6 millions d’euros pour l’Assurance Maladie et 2,1 millions pour les entreprises, notamment via la diminution des arrêts maladie. Ces résultats renforcent le lien entre santé mentale et physique et valident l’efficacité d’une approche globale ciblant les déterminants de santé. Discussion / Conclusion / Perspectives
Cette étude démontre que des interventions ciblées sur les déterminants de santé permettent d’agir durablement sur la santé mentale. L’adoption de politiques nationales basées sur ces principes pourrait significativement réduire l’incidence des troubles mentaux et leur impact économique et sociétal.

Auteurs : Pele solen

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Les politiques de santé actuelles s’inscrivent dans une démarche de démocratie sanitaire qui s’illustrent notamment dans le renforcement de la participation des usagers dans le système de santé. La pair-aidance en addictologie s’inscrit dans la démarche de partenariat patient, valorisant l’expérience des patients comme des savoirs expérientiels complémentaires aux savoirs des professionnels. Cette approche est illustrée par le « Modèle de Montréal » montrant les effets bénéfiques de l’engagement réciproque patients/professionnels. En 2022, la Structure Régionale d’Appui et d’Expertise en Addictologie des Pays de la Loire, mandatée par l’ARS, a constitué un groupe de travail afin de soutenir le développement de la pair-aidance en addictologie. Ce groupe, représentatif des acteurs de la région, a réuni des professionnels de structures d’addictologie , des pairs-aidants intervenant au sein de structures, des associations d’entraide, et des partenaires. Un état des lieux a été mené en 2022/2023, via des questionnaires et entretiens, auprès des structures d’addictologie, de pairs-aidants et d’associations d’entraide. Il a permis de décrire les pratiques déjà en place, les apports et les limites rencontrés, les besoins des professionnels et des pairs-aidants. Un guide repère fixant les éléments communs de définition de la pair-aidance en addictologie a été produit. Le groupe de travail a ensuite identifié les actions à mener pour poursuivre le développement de la pair-aidance en addictologie : échanges de pratiques, boite à outils communs… Les perspectives en 2025 se portent sur la construction et la mise en œuvre d’un programme de sensibilisation, co-animé avec un pair-aidant, à destination des équipes d’addictologie de la région.  Ces travaux témoignent d’un intérêt grandissant des professionnels et des tutelles à l’égard des savoirs expérientiels et de leur articulation avec les savoirs professionnels et scientifiques. L’inclusion des pairs-aidants dès la genèse du projet a permis de porter un regard singulier et nouveau sur les méthodes et productions. L’enjeu de l’acculturation des professionnels à ces nouvelles pratiques, la question des statuts des pairs-aidants et les enjeux éthiques nécessitent de poursuivre le soutien au développement sécurisé des pratiques de pair-aidance en addictologie et plus largement dans le champ de la santé mentale.

Auteurs : Jouin marine, Hainselin mathieu, Gignon maxime, De Wever julie, Thomas hadrien et Grados clarisse

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte
Face aux enjeux de santé mentale dans l’enseignement supérieur , de nouvelles approches préventives méritent d’être explorées pour diversifier nos moyens d’agir. L’improvisation théâtrale appliquée émerge comme outil potentiel d’intervention, s’appuyant sur les principes d’apprentissage expérientiel et de cognition incarnée. Notre scoping-revue vise à synthétiser les pratiques pédagogiques et leur impact sur diverses compétences psycho-sociales . Méthodologie En suivant les recommandations PRISMA-ScR, nous avons mené notre recherche auprès de 6 bases de données. Cette recherche structurée combinait les termes liés à l’improvisation théâtrale/appliquée et l’enseignement supérieur. Nous avons analysé 52 études sélectionnées selon des critères prédéfinis. L’extraction standardisée a permis de récolter des données sur les protocoles d’intervention, les mesures de résultats et les effets sur les compétences visées. Résultats L’improvisation montre des effets positifs sur plusieurs dimensions de santé mentale : une meilleure gestion du stress , amélioration de la confiance en soi , et développement de la collaboration professionnelle . Les programmes longs présentent des effets plus durables que les interventions uniques. La majorité des études s’intéressaient aux étudiants en santé , et principalement aux étudiants en médecine. Seuls 27,8% des études utilisent des outils standardisés d’évaluation, limitant la comparabilité des résultats. Discussion L’improvisation apparaît comme un outil pédagogique pertinent, offrant un cadre sécurisant pour développer des compétences psychosociales. La variabilité des protocoles et des mesures nécessite cependant une standardisation des approches. L’interdisciplinarité des formateurs est à encourager pour accompagner au mieux les apprenants. Des études longitudinales sont nécessaires pour évaluer la persistance des effets et identifier les mécanismes d’action. Le développement d’outils d’évaluation standardisés et de protocoles harmonisés permettrait de renforcer la validité des résultats.

Auteurs : Cames cécile, Menzepo gérome, Delmas vivien, Seck sokhna, Happi Fossi mireille, Diagne fatoumata, Dollfus catherine, Faye pape moctar, Eyoum christian et Ba elhadji makhtar

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La moitié des adolescents vivant avec le VIH en Afrique présenteraient des troubles anxiodépressifs . Ces derniers peuvent entraîner des comportements à risques : abus de substances psychoactives, relations sexuelles non protégées, mauvaise prise de antirétroviraux, arrêt des soins, etc. La pénurie de professionnels de santé mentale contribue largement au sous-diagnostic de ces troubles. Le Children’s Depression Inventory , l’échelle d’anxiété multidimensionnelle pour les enfants , et l’outil de dépistage de la détresse émotionnelle sont des outils simplifiés de diagnostic des TAD et validés au niveau international. Le projet Thérapie FAmiliale Systémique en COMmunauté mené au Sénégal et au Cameroun propose dans sa première phase de valider ce diagnostic simplifié réalisé par les acteurs de santé communautaires . Le groupe collaboratif rassemblant PSM, ASC, soignants et chercheuses a adapté les questionnaires aux contextes des pays concernés. Ils ont été traduits en wolof puis pré-testés. La valeur prédictive, la sensibilité et la spécificité des outils, administrés par les ASC, versus l’examen psychiatrique , réalisé par un PSM, pour le diagnostic des TAD sont actuellement évaluées en double aveugle chez 500 AVIH suivis dans les sites hospitaliers partenaires à Dakar et Douala. La prévalence et l’intensité des troubles sont caractérisées et les facteurs cliniques et socioéconomiques associés sont recherchés. L’acceptabilité des outils simplifiés et la faisabilité de l’intervention communautaire sont explorées chez les AVIH, les PSM et les ASC. La TéFAS est une thérapie brève et collective, adaptée aux adolescents et praticable par des personnes non PSM. TéFAS.com fait l’hypothèse qu’une prestation de soins de santé mentale accessible et adaptée aux AVIH passe par une stratégie validée de délégation de tâches aux ASC pour le diagnostic et la prise en charge thérapeutique des TAD, comme une offre communautaire intégrée dans les systèmes de santé nationaux. La deuxième phase du projet propose ainsi d’implémenter et d’évaluer la TéFAS en communauté. Le renforcement des systèmes de santé par la démocratisation des soins de santé mentale au sein de la communauté offre la perspective d’un essaimage chez d’autres populations vulnérables et d’autres pathologies chroniques de l’adolescent.

Auteurs : Dugué frédéric, Fourcaud paola, Perrotte kelly, Le Meur hélène et Maudet nadine

Type de communication : Communication orale

Résumé :

L’Unapei est une union de 330 associations œuvrant avec et pour les personnes en situation de handicap. Souhaitant mieux connaître les difficultés et besoins des parents de personnes handicapées intellectuelles, autistes, polyhandicapées ou handicapées psychiques, en vue de mieux défendre leurs droits, elle a conduit une enquête auprès d’eux. Confiée à Planète Publique en 2022-2023, l’enquête La Voix des Parents a reposé sur la diffusion d’un questionnaire en ligne via les réseaux associatifs nationaux et locaux, complété de 14 entretiens semi-directifs avec des parents ou couples. Les parents de personnes handicapées sont accaparés par les rôles imbriqués de parent et d’aidant, ils endossent une grande part de la réponse aux besoins d’accompagnement de leur enfant. Chez les près de 4000 répondants, dont 80% de femmes, les indicateurs de bien-être émotionnel étaient bien inférieurs à ceux de la population générale, surtout avant 60 ans. Une préoccupation psychologique ou « charge mentale » était déclarée par 85%, un mal-être par 46%. Outre les difficultés d’accompagnement de la personne handicapée au quotidien, une fragilisation de la vie sociale était notée : loisirs et activités personnelles pour 66%, vie de couple pour 49%. Pour la majorité, le handicap de leur enfant avait nettement ou très fortement influencé leur vie professionnelle . Le futur était source d’inquiétude, 95% des parents jugeant difficile d’envisager l’avenir de leur enfant après leur décès, et 65% estimant que l’accompagnement des personnes en situation de handicap se dégrade en France. Les difficultés perçues étaient plus fortes chez les mères, les moins de 40 ans, les parents dont les enfants étaient les moins autonomes et ceux déclarant une solution d’accompagnement inadaptée . Pour l’Unapei, ces résultats ont constitué un levier de compréhension auprès des élus de l’association, des professionnels et des partenaires. Ils ont alimenté la réflexion sur les pistes d’amélioration, aboutissant à la formulation de 21 revendications, relayées auprès des pouvoirs publics, portant notamment sur les possibilités de répit et de relai au domicile, ou la proposition d’une offre de soutien spécifiquement dédiée aux parents.

Auteurs : Mongbo virginie, Sodokin essémalon, Makoutodé patrick, Paraïso moussiliou, Sopoh ghislain et Ouendo edgard-marius

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction : L’accouchement assisté par du personnel qualifié est un pilier de réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Sa couverture demeure faible dans nombreux pays africains dont le Bénin. La présente étude visait à identifier les facteurs associés à cette faible couverture et explorer la perception des parties prenantes dans le département du Couffo, au sud du Bénin en 2024 ; pour prendre des actions correctrices. Méthodes : L’étude transversale analytique, avec un volet qualitatif, a porté sur les accouchées de 0 à 6 mois, sélectionnées par échantillonnage aléatoire à quatre degrés et sur les sages-femmes. Les données quantitatives ont été collectées par enquête par questionnaire, puis analysées avec le logiciel STATA 15. Les qualitatives collectées par entretien individuel et de groupe ont fait l’objet d’une analyse de contenu. La régression logistique multiple a permis d’identifier les facteurs associés, au seuil de significativité de 5%. Résultats : Parmi les 411 enquêtées âgées de 33,35 ans ± 7,54, 36,01% des accouchements ont été réalisés par un personnel qualifié et 56,93% par des aides-soignantes. Les facteurs associés à l’accouchement assisté étaient : la consultation prénatale recentrée OR = 2,86, IC 95% [1,66 – 5,08] ; les antécédents médicaux sur grossesses, OR = 5,45, IC 95% [2,92 – 10,18] ; le coût de l’accouchement supérieur à 3000F , OR = 4,73, IC 95% [2,19 – 10,25] ; la distance résidence- structure sanitaire plus proche, OR = 2,99, IC 95% [1,61 – 5,56]. Hormis le coût des accouchements et les pratiques culturelles, simultanément évoqués, les sages-femmes ont justifié la faible couverture par la faible disponibilité des ressources humaines et matérielles, la peur d’être référée, et l’existence d’accoucheuses traditionnelles tandis que les accouchées, par la crainte d’une césarienne, le mauvais accueil et l’influence des conjoints Conclusion : Au vu des facteurs identifiés et des raisons évoquées, une synergie d’interventions intégrant renforcement du système de santé, qualité des soins, consultation prénatale recentrée et communication pour un changement de comportement permettra d’améliorer la couverture en « accouchements assistés par du personnel qualifié ».

Auteurs : Michaud sarah, Touhamia imane, Raoui karima et Adil mansouri

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : L’enfance est une période clé du développement physique, social et cognitif, incluant la construction des bases de la santé sexuelle, reproductive et relationnelle . Pourtant, ces thématiques sont rarement abordées dans les écoles primaires marocaines en raison de sensibilités culturelles et sociétales. Cette étude vise à évaluer l’impact d’une intervention éducative sur les connaissances des élèves avant et après un atelier de SSRR mené auprès d’enfants d’âge primaire à Marrakech, Maroc.Méthodologie : Une étude interventionnelle semi-expérimentale avec un design avant/après a été réalisée. Les participants étaient des élèves du CP à la 6? année. L’intervention consistait en un atelier interactif animé par deux spécialistes en promotion de la santé et une enseignante. Un questionnaire administré avant et après l’atelier a permis d’évaluer les connaissances sur le développement au cours de la vie, la notion de consentement, la reproduction et la puberté. L’analyse statistique a été effectuée à l’aide des tests du Chi² et de Fisher.Résultats : L’étude a inclus 92 enfants . La proportion d’enfants ne connaissant pas le nom des parties génitales a significativement diminué, passant de 60,3 % à 27,0 % . La capacité à exprimer un refus en cas de non-consentement a augmenté de 13,0 % à 45,7 % . De plus, 94,6 % des enfants ont déclaré qu’ils oseraient parler d’un contact non désiré après l’atelier, contre 62,6 % auparavant . La compréhension des changements pubertaires et des hormones impliquées s’est également améliorée de manière significative.Conclusion : Cette intervention a renforcé les connaissances des élèves sur l’anatomie des parties génitales, le consentement et la puberté, leur permettant de mieux comprendre leur corps et de réagir face à des situations inappropriées. Ces résultats soutiennent l’intégration de telles initiatives dans le programme scolaire marocain afin de favoriser une éducation précoce et adaptée à la SSRR. Cette étude illustre la faisabilité et l’efficacité d’actions éducatives en SSRR respectueuses du contexte culturel en milieu scolaire.

Auteurs : Decorte elise, Jelen nathalie et Baquet georges

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Notre recherche s’inscrit dans la problématique des inégalités sociales de santé liées aux disparités territoriales en équipements sanitaires et sportifs ainsi qu’aux usages différenciés voire insuffisants de l’activité physique et sportive . Financé par l’IF2RT, ce projet vise à concevoir et évaluer un protocole d’expérimentation de programmes d’APS pour des enfants de 7 à 11 ans scolarisés en REP+ et QPV d’une communauté d’agglomération du bassin minier. S’appuyant sur les modèles socio-écologique et COM-B , nous analysons l’impact d’interventions adaptées aux contextes locaux sur l’activité physique modérée à vigoureuse et la sédentarité des enfants. Au total 61 élèves ont participé. Dans chaque école, un groupe témoin et un groupe expérimental ont été mis en place. Les protocoles d’intervention ont pris la forme de programmes éducatifs et de cours d’éducation physique aménagés sur deux cycles de 12 semaines durant une année scolaire. Les programmes proposaient, pour les deux groupes, des interventions en EP visant le développement des habiletés motrices, la condition physique, le plaisir et le sentiment de compétence. Cependant, l’un des groupes bénéficiait aussi de pauses actives quotidiennes en classe et d’activités extrascolaires collaboratives. Différents temps de mesure ont été effectués. Des tests standardisés, des questionnaires et le port d’accéléromètres ont permis d’évaluer l’évolution des capacités physiques, de l’activité physique, de la pratique auto-déclarée et de la perception de l’environnement des élèves. Les
interventions ont augmenté le pourcentage de MVPA en milieu scolaire et hors école entre T0 et T2. Les modèles linéaires généralisés mixtes confirment cette évolution. Les régressions multiples montrent que les variables individuelles sont les principaux déterminants de pratique des APS. Certaines variables environnementales influencent également la pratique. Les analyses révèlent des liens bidirectionnels entre capacités physiques, psychologiques et MPVPA, suggérant une influence réciproque. Toutefois, la taille limitée de l’échantillon réduit la puissance statistique, notamment pour l’effet des variables environnementales. Favoriser un mode de vie actif nécessite d’agir sur l’environnement et les politiques éducatives et sociales, surtout en milieu scolaire.

Auteurs : Godeau emmanuelle, Dupé sandrine, Hové elisa, Hillion julie Anne, Le Moigne guillaume, Rochedy amandine, Zanna omar et Poulelaouen jean-françois

Type de communication : Atelier

Résumé :

Les constats concernant la piètre fréquentation des toilettes scolaires par les élèves sont nombreux, anciens et avérés dans de nombreux pays comparables à la France. Périodiquement des alertes sont faites par divers professionnels de la santé (médecins de santé publique, médecins scolaires, pédiatres, etc.), de l’éducation ou encore des parents. Ces alertes génèrent de l’émoi, de l’indignation, mais jusqu’alors sans grand effet. La prise de conscience de l’ampleur du problème tarde et le constat demeure : les toilettes scolaires sont un problème de santé publique. C’est pourquoi notre équipe a décidé de s’emparer du problème dans une dynamique interdisciplinaire et interventionnelle gouvernée par l’action : la Recherche participative sur les toilettes au collège et au lycée (Repatocoly). Un financement de la Région Bretagne (AAP 2023 Recherche et Société) nous a permis de conduire notre recherche dans un collège (Echange) et un lycée professionnel (Coëtlogon) de Rennes. Si ces 2 établissements avaient répondu favorablement à notre sollicitation initiale, il s’est agi de favoriser l’émergence de la participation, sur un sujet pour partie tabou, d’une part d’adultes présents au quotidien dans l’établissement, puis d’élèves, à différents stades de la recherche, jusqu’à l’implication active de ces derniers dans une démarche de plaidoyer, au niveau de leurs établissements voire au-delà. Ainsi, après une phase de collecte de données auprès d’élèves et d’adultes (cf. symposium numéro 623825 sur ce sujet), nous avons organisé une série d’ateliers articulés avec les constats de la recherche, avec des collégiens et des lycéens volontaires, gouvernés par les principes de la participation et la promotion de la santé. De ces temps de travail des jeunes guidés par des adultes formés aux méthodes d’animation participatives, ont émergé diverses productions qui seront données à voir et expérimentées dans cet atelier interactif. L’objectif de l’atelier sera d’interagir autour des méthodes de participation, par l’intermédiaire de mises en situations appelant à traverser les étapes de la prise de conscience des élèves sur un sujet à priori rebutant. Pour ce faire, les participants seront engagés dans 4 activités issues des ateliers conduits dans le cadre de Repatocoly sur un format alternant groupe entier et sous-groupes : corde à linge, quizz, photolangage (produit par les lycéens) et énigmes tirées d’escape-games (produits par les collégiens). D’une part, ces activités permettront aux participants d’expérimenter leurs propres représentations, usages et vécus des toilettes scolaires. D’autre part, ces expérimentations seront le support de réflexions partagées sur le cadre théorique et la construction méthodologique de démarches impliquantes dans une recherche-action participative en milieu scolaire. A l’issue de ce parcours un temps d’échange sur leur vécu de l’expérience et leurs propositions pour passer à l’action dans leur propre milieu sera proposé aux participants.

Auteurs : Heselmans frédéric , Nisen laurent et Charlier nathan

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La reconnaissance du droit à la participation des enfants, ancrée dans la Convention internationale des droits de l’enfant , demeure un défi majeur dans le domaine de la santé et de la santé mentale. En tant que sujets de droits, les enfants devraient être pleinement impliqués dans les décisions les concernant, y compris dans le cadre médical. Or, leur statut spécifique, combinant vulnérabilité et dépendance aux adultes, complexifie la mise en pratique de ce droit. Trois tensions principales émergent de cette problématique : – Le cadre juridique et éthique, où le droit à la participation des enfants se confronte aux obligations de protection et aux normes biomédicales centrées sur la bienfaisance. – La vulnérabilité et l’autonomie, particulièrement chez les enfants en souffrance psychique, où la nécessité de protection risque d’annuler leur agentivité. – La question des capabilités, où la capacité de l’enfant à comprendre et à exprimer un consentement éclairé dépend de son environnement et des outils mis à sa disposition. Dans le champ de la santé mentale, cette participation est non seulement un droit, mais aussi un levier thérapeutique. En intégrant les approches de l’agentivité et des capabilités , il est possible de dépasser une vision strictement paternaliste des soins pour envisager un cadre où l’enfant devient acteur de son propre parcours thérapeutique. Les politiques publiques peinent à traduire cette exigence en actions concrètes, notamment face aux enfants « doublement vulnérabilisés » par la maladie, en particulier la maladie mentale, et l’âge. Sur la base de nos observations et animations de groupes d’enfants en santé mentale, il apparaît nécessaire d’adopter plus encore des stratégies inclusives, utilisant d’avantage les potentiels de la médiation institutionnelle tout comme les dispositifs de co-décision adaptés à l’âge et aux compétences de chaque enfant. Dans ce contexte une analyse critique de la littérature en éthique biomédicale suggère d’ intégrer une perspective sociale et relationnelle, où l’enfant n’est pas seulement objet de soins mais pleinement reconnu comme sujet de participation. Les recherches de terrains que nous présentons dans cette communication ancrent ces questionnements théoriques et méthodologiques dans des logiques d’action.

Auteurs : Mannaerts denis

Type de communication : Atelier

Résumé :

En 2021, sortait l’outil pédagogique Enjeux santé fruit notamment d’une collaboration entre Cultures&Santé (Belgique) et la Fédération Promotion Santé (France). Édité à plusieurs centaines d’exemplaires et diffusé dans les deux pays, ce support permet, à partir de 78 cartes illustrées, d’explorer et d’interroger collectivement les facteurs influençant la santé ; des caractéristiques individuelles aux contextes de société, en passant par les habitudes de vie et les offres collectives. Une vue sur les expériences menées met en évidence une diversité d’utilisation dans divers contextes et secteurs : éveiller un groupe d’habitant·es à une vision élargie de la santé, soutenir des professionnel-les de l’aide sociale pour identifier des leviers en faveur de la qualité de vie, susciter l’expression d’un groupe communautaire sur les solutions collectives à une problématique de santé, remettre en contexte les injonctions sanitaires auprès d’étudiant·es en médecine… Cet outil peut aussi se profiler comme un soutien pour intervenir en santé mentale. Il permet de poser une réflexion sur les causes et les effets du bien-être mental et de ne pas limiter cette question à une responsabilité et une approche individuelles. En effet, l’enjeu ici est de percevoir comment des facteurs tels que le lien social, les rapports de genre, la situation économique ou les stéréotypes interagissent et bénéficient ou non au bien-être psychique de la personne. L’atelier proposera une présentation interactive de l’outil, un retour d’expériences d’utilisation en Belgique et en France, ainsi qu’une projection sur la manière dont il peut être utilisé dans le champ de la santé mentale, à travers une expérimentation impliquant la salle.

Auteurs : Godart nathalie, Godeau emmanuelle, Hirot france et Saetta sébastien

Type de communication : Découverte

Résumé :

Les dispositifs d’hospitalisation dit « soins-études » de la Fondation Santé des Etudiants de France (FSEF) permettent à des adolescents nécessitant des soins hospitaliers pour des troubles somatiques et/ou psychiatriques invalidants de poursuivre leur scolarité au sein de l’hôpital pendant les soins, grâce à un partenariat avec l’Education Nationale. L’enquête EnCLASS ciblant une population générale d’élève, déclinaison Française des enquêtes internationales Health behaviour in School-aged children (HBSC), menée sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé, et European School Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD), se déroule en France hexagonale simultanément au collège et au lycée tous les 2 ans sous la codirection de l’Ecole des hautes études en santé publique, (EHESP) et de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Elle est réalisée en partenariat avec le Ministère de l’Education national (Dgesco, Depp), l’Inserm et Santé publique France. Dans le cadre d’un partenariat ad-hoc entre EnCLASS et la FSEF, en 2022, les adolescents pris en charge à la FSEF ont participé pour la première fois à cette enquête nationale. L’enquête EnCLASS est transversale et vise une représentativité de l’ensemble des collégiens et des lycéens au niveau national. En 2022, l’échantillon de 9337 élèves scolarisés en milieu ordinaire a été complété par 581 patients-élèves de la FSEF suivant conjointement des soins et des études en hospitalisation soins-études qui ont suivi le protocole standardisé comprenant l’autoquestionnaire. Cette évaluation a été complétée dans le cadre du projet TADOPSY par une étude de méthodologie mixte (passation de questionnaires et entretiens qualitatifs) sur l’entrée dans le tabagisme des adolescents et jeunes adultes de la FSEF. Afin de comparer les deux échantillons EnCLASS population générale et FSEF, sur un certain nombre d’indicateurs clé, des modèles de régression logistique stratifiés sur le type d’établissement (Collège/Lycée) ont été réalisés après ajustement sur l’âge, le sexe, la richesse familiale en 3 catégories et le groupe d’appartenance (Population générale/ FSEF). L’objectif de ce symposium est tout d’abord de présenter les motivations des deux parties à réaliser ce partenariat, comment il a pu être réalisé, et l’intérêt qu’il représente pour EnCLASS et la FSEF. Puis nous présenterons les premiers résultats de cette étude permettant de décrire les caractéristiques de la population des jeunes accueillis en soins-études pour des soins psychiatriques ou somatiques à la FSEF, en référence à la population générale. Enfin nous ferons un focus sur l’initiation et la consommation de tabac des jeunes accueillis à la FSEF. Un temps de questions-réponses avec la salle sera prévu à la suite des présentations.

Auteurs : Ozanne marie, Rochette alice et De Fontgalland charlotte

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La région Centre Val-de Loire fait partie des territoires les plus sous-dotés en professions médicales et paramédicales. Face à ces difficultés, elle s’est illustrée par un accompagnement précoce de l’exercice coordonné , notamment avec un déploiement rapide des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé.   Afin de mesurer l’effet spécifique de ces modes d’organisation sur la Qualité de Vie au Travail, la Fédération des URPS de Centre-Val de Loire et l’Inter URPS Pays de la Loire ont mené une enquête quantitative sur la QVT en 2022-2023 auprès des professionnels de santé libéraux de leurs deux régions . En partenariat avec la Fédération des Maisons et Pôles de Santé de la région Centre-Val de Loire et le collectif régional CPTS de Centre-Val de Loire, un questionnaire détaillé a été distribué auprès des 10 500 professionnels de santé libéraux de la Région. 17% d’entre eux y ont répondu, avec en trio de tête les médecins généralistes, les chirurgiens-dentistes et les infirmiers. 71% des répondants étaient alors en exercice coordonné.   Les résultats de l’enquête révèlent que l’exercice coordonné permet aux professionnels de santé concernés de mieux vivre leur exercice, de réaliser des projets, d’améliorer leurs pratiques professionnelles et de rompre l’isolement. Il leur permet par ailleurs de se sentir acteurs d’un meilleur système de santé. Mais si l’exercice coordonné participe à une plus grande satisfaction de la vie en général, il n’est cependant pas directement lié à la satisfaction au travail. En effet, il implique pour le professionnel engagé dans ce type d’exercice une augmentation du temps dédié à son travail, de sa charge mentale professionnelle, et représente une lourdeur administrative supplémentaire.   Pour approfondir ces résultats, la Fédération des URPS a réalisé en 2024 et 2025 une enquête qualitative basée sur des entretiens individuels avec des professionnels de santé libéraux. Cette étude apporte un éclairage sur les différentes formes d’engagement dans l’exercice coordonné ainsi que sur les trajectoires menant vers ce mode d’organisation ou s’en éloignant.

Auteurs : Bizet caroline et Dorlencourt nathalie

Type de communication : Découverte

Résumé :

Depuis plusieurs décennies, le pôle de santé mentale 59G21 de l’EPSM Lille Métropole déploie une psychiatrie citoyenne via des pratiques de soins soutenant le rétablissement des personnes vivant avec un trouble psychique. Cette approche implique de concevoir une démarche partenariale avec les usagers des services de psychiatrie. Ils sont ainsi les principaux acteurs de leurs projets de soins, doués de connaissances et de savoirs expérientiels permettant de prendre soin de leur santé mentale. C’est dans ce contexte qu’un projet de création d’outil numérique a été mené de 2021 à 2023 par des professionnels et usagers du 59G21. L’idée était de créer un outil d’autogestion simple et agréable d’utilisation. Il favorise l’introspection, l’autodétermination et l’empowerment, et vise en particulier la prévention et la gestion de situations de crise. L’application ESPER LM a été co-construite avec des professionnels et des usagers. Elle est gratuite et accessible à tous citoyens français sur téléphone via Play store ou App store, et est également disponible sur ordinateur via le site. Cet outil participe à l’horizontalisation des rapports soignants-soignés. Il peut aussi favoriser l’amélioration de la qualité et de la cohérence des soins. Il est actuellement expérimenté par des usagers et professionnels du 59G21, et progressivement dans d’autres secteurs de santé mentale. Ce projet n’est pas une recherche mais nous disposons d’une analyse statistique qui nous informe du nombre de téléchargements de l’application : près de 2000 en début d’année 2025. S’il n’existe pas de données scientifiques concernant l’impact de l’outil sur le nombre d’hospitalisations ou sur la qualité des soins, nous savons que l’application est investie par certains usagers et permet, entre autres, un accès facilité à un répertoire de ressources numériques en santé mentale. Aujourd’hui, l’application permet aux usagers de définir, d’écrire et d’utiliser leurs plans de crise et de rétablissement avec l’aide des personnes de leur choix. L’écriture et le suivi de ces plans occasionnent des échanges dynamiques soutenant le rétablissement des personnes, à tout moment de leurs parcours de soins. Le déploiement d’un tel outil à l’échelle d’un service de soins nécessite la sensibilisation et l’acculturation des professionnels à l’ensemble des valeurs du rétablissement en santé mentale. Cet atelier sera animé par des professionnels du 59G21 et des utilisateurs de l’application. Il débutera par une présentation du contexte de la création de cet outil. S’en suivra une présentation plus détaillée de l’application et la possibilité de la tester. Les bénéfices, freins et enjeux liés à l’utilisation de l’outil, qui sont à l’étude, pourront être discutés en fin d’atelier.

Auteurs : Casse-Perrot catherine, Daguzan alexandre, Lagouanelle-Simeoni marie-claude, Jouve elisabeth et Gentile stéphanie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Le Planning Familial 13 développe le PROgramme de Développement Affectif et Social dans les écoles des quartiers prioritaires de Marseille depuis 2005 afin de favoriser le développement de Compétences Psycho Sociales . Depuis 2008, le Service d’Evaluation Médicale de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, a mis en place une thématique de recherche autour des CPS et plus particulièrement du ProDAS. Entre 2021 et 2023, une étude de terrain a été réalisée sur les effets et les processus de ce programme, auprès d’enfants de 5 ans dans des écoles maternelles REP+. Suite à une étude pilote permettant d’évaluer la faisabilité du processus de recherche, une étude quasi-expérimentale a inclus quatre écoles : deux écoles ont bénéficié du ProDAS et deux écoles ont constitué le groupe témoin. Nous avons proposé aux élèves et aux enseignants des questionnaires et des évaluations en deux temps : avant et après six mois de séances ProDAS. Chez les enfants, nous avons mis en évidence une évolution des CPS par une amélioration des scores de reconnaissance émotionnelle, de comportements d’agressivité-irritabilité et d’anxiété-retrait dans le groupe ProDAS par rapport au groupe témoin. Chez les enseignants, les analyses montrent une amélioration du sentiment d’efficacité personnelle, une amélioration des compétences à être motivant et une amélioration de la sensibilité et du dévouement dans le groupe ProDAS. Les processus en jeu ont été analysés par l’observation des « cercles de parole » . Ces analyses qualitatives ont notamment fait ressortir des thèmes en lien avec le développement de la conscience de soi, des autres, le changement de posture. Cette étude s’inscrit dans une démarche de recherche permettant d’apporter des informations qui fondent le caractère probant du programme. Elle rappelle aussi la nécessité de respecter une implantation de qualité. Les programmes CPS sont axés sur le développement individuel des enfants et constituent un socle de compétences agissant en prévention de nombreuses conduites à risque. Néanmoins, construire une stratégie nationale multisectorielle qui vise également la santé, l’environnement éducatif et psychosocial des enfants est nécessaire pour constituer une prévention réellement efficace.

Auteurs : Mounchit nadia, Régnier véronique et Kiaya caroline

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Ayant pour mission de loger des personnes en situation de précarité, les associations Habitat et Humanisme proposent aussi un accompagnement au sein duquel la santé occupe une place croissante. Travaillant auprès de publics particulièrement exposés au stress psychosocial, les équipes expriment des besoins révélant la prévalence de problématiques en termes de santé mentale et d’addictions. Avec l’appui de financements étatiques, des actions collectives de sensibilisation sur les addictions sont proposées depuis 2023 par Habitat et Humanisme à ses membres, bénévoles et salariés, ainsi qu’aux personnes logées. Visant à analyser les conditions de réussite et des difficultés au sein des actions engagées, l’étude PRECADICT consiste en une recherche co-construite entre les équipes associatives et des chercheur.es en sociologie et en santé publique. S’appuyant sur une méthode qualitative, principalement à partir de la conduite d’entretiens, et sur une démarche inspirée de l’évaluation réaliste, l’étude consiste à interroger les différentes parties prenantes – membres associatifs, partenaires, publics logés – afin de mettre à jour les dynamiques de l’intervention.  Cette communication a pour but de revenir sur la méthode employée, qu’il s’agisse de sa plus-value ou des freins dans le recueil de données. Pour cela, deux aspects de la recherche seront examinés : les entretiens conduits auprès des publics accueillis par Habitat et Humanisme ainsi que le croisement des regards induit par les différent.es acteurs.trices interrogé.es. Nous verrons, d’une part, que si l’inclusion de la voix des publics est tout à fait centrale dans la recherche, elle ne se réalise pas sans difficultés dans le recueil de la parole et du matériau, en lien avec les vulnérabilités des parcours recueillis. D’autre part, si la polyphonie des points de vue permet d’embrasser différents angles de l’intervention, elle force également à percevoir les écarts – et, les désillusions –, entre les attentes et les objectifs des personnes enquêtées vis-à-vis des actions. Finalement, ce sont précisément ces attentes différenciées qui amènent à replacer l’intervention au sein des différents contextes qui la façonnent. Les actions de sensibilisation entreprises sont en outre appelées à s’inscrire dans un accompagnement global, dépassant le champ de la santé.

Auteurs : Tricart léa, Souppez aurélien, Guiot eric et Schnebelen-Berthier coralie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte et objectif Depuis 2017, l’Institut Pasteur de Lille déploie un programme de prévention visant à lutter contre les souffrances psychiques par la nutrition dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville de Lille . Cofinancée par l’Etat et la ville de Lille, cette action vise à améliorer le bien-être global des habitants en situation de précarité par une approche individualisée et collective combinant activité physique adaptée, alimentation durable et techniques de relaxation. L’implication des acteurs locaux favorise l’accessibilité et l’adhésion des habitants. Matériel et méthode  Déployé sur 6 quartiers QPV de Lille, ce programme de prévention en santé mentale comprend plusieurs étapes : des consultations médico-sportives individuelles avec les habitants ciblés, un programme éducatif collectif de 8 à 10 séances pratiques , un suivi à 3 mois des participants. Un guide « Envie de Bien-Être » reprenant les messages de prévention est remis aux participants. Différentes techniques d’intervention sont utilisés : entretiens motivationnels, mises en pratiques et outils pédagogiques ludiques. L’évaluation repose sur l’évolution du bien-être, du stress perçu et de la motivation au changement . Résultats Depuis 2017, 60 habitants en QPV ont bénéficié de l’accompagnement éducatif proposé par l’Institut Pasteur de Lille, dont 60% de femmes. Le niveau moyen de bien-être s’est amélioré sur les 4 dimensions : physique, mentale, sociale et sommeil à l’issue des ateliers collectifs. Cette tendance s’est confirmée lors du suivi à 3 mois des participants. Respectivement 75% et 80% des participants ont ressenti un impact positif sur leur moral et leur forme physique. Le score de stress perçu a diminué de 6,69 points entre la première visite et la fin du suivi . Cette baisse reflète une amélioration progressive de la gestion du stress suite à l’action proposée. Une évolution positive de la motivation à modifier des comportements a également été observée à la fin du suivi . Conclusion Ces résultats illustrent l’impact positif d’une approche collective et multidimensionnelle sur la santé physique et mentale des participants, renforçant leur motivation et leurs compétences pour maintenir des habitudes de vie saines. Les séances collectives ludiques en nutrition, associées aux entretiens motivationnels individuels, ont montré des effets positifs significatifs sur le moral, la forme physique, la gestion du stress, le bien-être et la motivation des participants, favorisant l’appropriation des messages de prévention.

Auteurs : Donio valérie, Bezannier laura, Nevoret camille, Diagana odile, Monier julien, Bousquet frédéric, Aguade anne-sophie et Fuch alain

Type de communication : Communication orale

Résumé :

CONTEXTE-OBJECTIF
L’expérimentation Article 51 As du Cœur, portée par l’Association Azur Sport Santé, a été autorisée par arrêté du 29/07/2021 et financée par le Fonds pour l’Innovation du Système de Santé. Elle complète le parcours de soins des malades cardiovasculaires en suite de Soins Médicaux et de Réadaptation par un programme passerelle d’activité physique adaptée « en ville » associant des séances d’activité physique adaptée et d’accompagnement motivationnel, visant à favoriser la durabilité de l’activité physique et l’autonomisation des patients. MÉTHODOLOGIE L’évaluation, supervisée par la Cellule d’évaluation de l’Article 51 , axée sur 3 critères , a adopté une méthodologie mixte : analyse qualitative , et analyse quantitative des données du système d’information et du Système National des Données de Santé , avec comparaison à un groupe témoin. RÉSULTATS Les analyses statistiques des données SNDS chainées aux données SI ont montré : – Une expérience-patient positive : Maintien de la motivation et poursuite de l’APA après le SMR et effets bénéfiques sur les plans physiques et psychologiques ). – Une amélioration de la qualité de vie : évolution positive de l’EQ-5D, score d’utilité à 0.977. – Une augmentation et durabilité de l’AP : Augmentation de 34% des patients « suffisamment actifs »  ; Maintien d’une AP régulière pour 84,5% des patients à 1 an et 82,8% à 2 ans. – Une réduction des hospitalisations et des dépenses à 12 mois (38,4% contre 50,8% chez les témoins).

Auteurs : Martin philippe, Collin claire, Theodosiou alexia, Eloire maëlle, Eyraud clara, Balou marie-catherine et Lusignan jean-baptiste

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction Le climat scolaire est un concept multidimensionnel qui recouvre pratiquement tous les aspects de l’expérience scolaire. Les compétences psychosociales sont un levier à la promotion d’un climat scolaire favorable aux enfants et à la promotion de leur santé mentale. Dans ce cadre, l’action Feel Good est mise en œuvre depuis 6 ans auprès des enfants scolarisés en Ile-de-France, en population générale et âgés de 8 à 12 ans. Elle est composée d’une formation à destination des enseignants pour co-animer avec un intervenant du Crips 10 ateliers “enfants” et 3 ateliers “parents”. Les conditions de mise en œuvre et d’implémentation de ce type d’action doivent être étudiées, en considérant les différents contextes de vie. En effet, leur mise en œuvre peut influencer leur efficacité sur les déterminants de santé mentale visés. L’objectif de cette étude est d’évaluer les processus et d’étudier les éléments de faisabilité d’une action de développement des CPS des enfants à l’école. Méthodes Une étude qualitative a été menée en suivant les lignes directrices COREQ. Nous avons mené 22 entretiens individuels semi-directifs avec un guide d’entretien auprès de 23 participants impliqués dans la mise en œuvre de l’action: responsables, animateurs de prévention, formateurs, enseignants et directeurs d’établissement. Après retranscription, nous avons mené une analyse thématique en 4 phases : initialisation, conceptualisation, rectification et finalisation. Résultats L’analyse a mis en avant 5 thèmes principaux, avec 28 sous-thèmes : 1) divers climats scolaires et enjeux de vie des enfants ; 2) CPS comme déterminants au-delà de l’école ; 3) contextes particuliers des participations et une formation indispensable pour l’implémentation ; 4) expériences d’implémentation diverses et convergentes selon les positionnements des parties prenantes ; 5) action satisfaisante avec des effets perçus et des pistes d’amélioration. L’analyse discute également des leviers et des freins inhérents à la mise en œuvre de ce type d’actions. Conclusion Les actions de développement des CPS à l’école sont des actions prometteuses de promotion de la santé mentale, avec des enjeux de mise en œuvre à prendre en compte pour l’analyse de leur efficacité, mais également pour leur transférabilité à d’autres contextes, publics et thématiques de santé.

Auteurs : Bresson morgane, Sénémeaud cécile, Apostolidis thémistoklis et Lebailly pierre

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction. L’exposition aux pesticides augmente le risque de certains cancers et maladies neurodégénératives chez les agriculteurs. Les interventions en milieu agricole privilégient souvent une approche descendante, efficace sur les connaissances mais peu sur les comportements. En France, la prévention repose sur des réglementations, dont la certification Certiphyto. Cette étude évalue, pour la première fois, l’efficacité des formations Certiphyto. Méthodes. En 2022-2023, huit formations de recertification en Normandie et dans les Pays de la Loire ont été évaluées. Ces sessions couvraient les risques chimiques, leurs effets sur la santé et les mesures de protection, avec un focus sur les équipements de protection individuelle . L’efficacité de la formation a été évaluée sur échantillons appariés à l’aide de questionnaires administrés avant et après l’intervention, mesurant les connaissances , les croyances et perceptions et les pratiques protectrices . Résultats. 65 questionnaires pré- et post-intervention ont été collectés. Les participants étaient exploitants agricoles , en polyculture-élevage , en agriculture conventionnelle . La majorité réalisaient l’ensemble des préparations et applications de leur exploitation. Les pratiques de protection variaient : à la préparation, 66% portaient systématiquement des gants, 27% une protection corporelle, 71% se lavaient les mains. La formation permettait une amélioration des connaissances, avec un score passant de 14 à 16.

Auteurs : Béjot yannick, Laurent gabriel, Giroud maurice, Duloquin gauthier, Pommier thibaut, Pouchain marilyne, Bezannier laura, Nevoret camille, Bousquet frédéric et Duburcq anne

Type de communication : Communication orale

Résumé :

INTRODUCTION Les réhospitalisations dans l’année suivant un accident vasculaire cérébral et un infarctus du myocarde sont fréquentes. L’expérimentation Article51 DiVa , propose un suivi intensif et coordonné sur deux ans, combinant consultations d’infirmières hospitalières et libérales et entretiens pharmaceutiques , pour réduire les réhospitalisations non programmées post-AVC et post-IDM secondaires à des complications, récidives ou co-morbidités. Cette étude est financée sur le Fonds d’innovation pour le système de santé dans l’évaluation des expérimentations de l’article 51 de la LFSS 2018.  MÉTHODOLOGIE L’évaluation externe de DiVa s’articule autour des axes faisabilité, efficacité/efficience et reproductibilité . Elle repose sur une méthodologie mixte combinant volet qualitatif et volet quantitatif , avec comparaison à un groupe témoin randomisé). RÉSULTATS L’expérimentation est déployée dans 5 établissements hospitaliers, 154 officines et 190 cabinets infirmiers, soutenus par les URPS, avec 849 patients randomisés . Un décloisonnement ville-hôpital et inter-professionnel est observé : amélioration perçue de la coordination des parcours, investissement des IDEL et qualité de la collaboration entre infirmiers libéraux et hospitaliers. Les retours d’expérience des professionnels sont positifs : qualité de prise en charge et sécurité des soins améliorées, coordination renforcée, effets perçus sur les pratiques. Le parcours de suivi intensif est relativement bien suivi : 70% des patients avec au moins 7 consultations sur 10, des consultations moins bien suivies. L’expérience-patient est très positive : adhésion et satisfaction . Une légère tendance favorable est observée à 1 an sur les hospitalisations, non programmées et en lien avec la pathologie, mais non significative, en faveur du suivi intensif. DISCUSSION Ces résultats illustrant l’intérêt d’une approche favorisant les soins centrés sur la personne et le décloisonnement inter-professionnel, ont conduit les instances nationales à valider fin 2023 une nouvelle période expérimentale  intégrant des optimisations . L’évaluation de DiVa2, été 2025, permettra de compléter ces résultats avec une analyse des parcours sur 2 ans.

Auteurs : Thobie yvanne et De La Cruz pauline

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Face aux symptômes de détresse psychologique importants chez les personnes exilées, associés à des freins spécifiques d’accès aux soins , une équipe mobile composée de 3 psychologues, 1 infirmière et 2 médiatrices en santé a été mise en place en Loire-Atlantique début 2024 par 2 associations locales. Dans une démarche d’aller-vers affirmée, elle propose dans 22 lieux sur 4 territoires du département des activités groupales, sous forme de permanences sans rendez-vous ou d’ateliers à visée thérapeutique, des accompagnements santé et des entretiens individuels ponctuels de soutien psychologique, d’évaluation et d’orientation si nécessaire. Dans une logique de complémentarité avec les prises en charge sanitaires et médico-sociales existantes, les objectifs principaux sont de prévenir la dégradation de l’état psychique des personnes, quels que soient leur âge, leur situation administrative et leur durée de présence en France, et de faciliter la compréhension du système de santé, l’accès aux soins voire l’acceptation des soins, somatiques ou psychiques. Afin d’améliorer la prise en charge globale de la souffrance psychique du public, et de soutenir le travail en réseau, l’équipe apporte également un soutien technique et des éclairages cliniques aux professionnels et bénévoles en lien avec des personnes exilées, favorise l’interconnaissance et développe des liens et partenariats dans tous les secteurs. Le recul d’environ un an met déjà en évidence l’impact sur la santé mentale de la précarité des conditions de vie, des situations administratives incertaines et des parcours antérieurs . La qualité d’accueil, la proposition d’un espace « libre » à part du quotidien et du réel, la psychoéducation et la médiation en santé, le travail à partir des représentations ou croyances culturelles des personnes ou encore le recours systématique à l’interprétariat constituent en revanche des leviers majeurs. La capitalisation de l’expérience fait partie intégrante du projet, afin d’alimenter le projet territorial en santé mentale qui l’a porté auprès des pouvoirs publics réunis dans un comité de pilotage, et de viser la pérennisation de l’action.

Auteurs : Berdelou amandine et Cleau-Andre hélène

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte « Une seule santé » est une approche intégrée qui vise à optimiser la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes et à trouver un équilibre entre ces dimensions de manière durable. Comment intégrer cette approche dans une structure de soin, à l’heure de la transformation écologique du système de santé ? Description Grâce au soutien du Plan Régional Santé Environnement 4 de Bourgogne-Franche-Comté, l’hôpital Nord Franche-Comté expérimente l’appropriation de cette approche. Les objectifs du projet sont d’acculturer au sein de l’Hôpital NFC, de diffuser cette approche auprès des professionnels de santé au-delà de l’établissement via la formation et de constituer un réseau régional pour l’accompagnement aux changements de pratiques professionnelles. Résultats En 2024, le projet d’établissement vise l’intégration de l’approche « une seule santé » dans les pratiques. Des ateliers de sensibilisation ont touché 136 professionnels, 6 publications hebdomadaires ont abordé des sujets de santé environnementale. Concrètement, la crèche hospitalière est entrée dans une démarche d’amélioration de la qualité de l’environnement intérieur avec 137 actions planifiées. La diffusion de certaines de ces actions est prévue au sein du pôle femme-mère-enfant. Des actions de promotion de l’activité physique et des mobilités douces, d’accompagnement au sevrage tabagique ont été menées. Une offre de bain de forêt participe à la valorisation des bénéfices de l’environnement sur la santé. Une formation institutionnelle à dimension territoriale sur la santé environnementale et les 1000 premiers jours a permis de former 24 professionnels. La participation et l’organisation d’évènements a contribué à sensibiliser 173 professionnels du territoire NFC à « une seule santé ». Conclusion L’accompagnement à ce changement de paradigme nécessite un portage politique fort, une acculturation et le maintien d’une dynamique sur le temps long. Les enjeux environnementaux et sanitaires actuels rendent nécessaire l’appropriation d’une vision intégrée et globale de la santé pour une réponse adaptée à la complexité des problématiques. L’intégration de la promotion de la santé et de la santé environnementale dans les missions de santé publique de nos structures de soin sont indispensables à la transformation écologique du système de santé.

Auteurs : Rouquette alexandra, Boulch aristide, Falissard bruno, Pastorello anne et Bourion-Bedes stéphanie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte. La prise en charge des troubles psychiques dès l’enfance peut, au-delà des bénéfices thérapeutiques à court terme, jouer un rôle crucial pour la prévention en santé à plus long terme. Dans les pays à revenu élevé, moins de 50% des enfants ou adolescents ayant un trouble psychiatrique sont pris en charge pour ce trouble. Objectif. Étudier les facteurs de non-reconnaissance du besoin de soins chez les parents d’enfant ayant un trouble psychique. Méthodes. En juillet 2021, 21867 parents participant à la cohorte en population générale française EpiCoV ont rempli, pour un de leurs enfants âgé de 3 à 17 ans tiré au sort, le Strengths and Difficulties Questionnaire permettant un dépistage des troubles émotionnels, relationnels, oppositionnels et de l’hyperactivité. La non-reconnaissance du besoin de soin était identifiée lorsque les parents d’enfant présentant au moins un trouble déclaraient que leur enfant n’avait pas consulté pour des difficultés psychologiques et qu’ils ne ressentaient pas chez celui-ci de besoin d’être aidé pour ces difficultés. Nous avons étudié, par régression de Poisson modifiée, les caractéristiques prédisposantes et les ressources facilitatrices selon le modèle d’Andersen, potentiellement associées à cette non-reconnaissance.  Résultats. Parmi les 6477 enfants ayant au moins un trouble dépisté, 4063 avaient un besoin de soin non reconnu par leur parent. La fréquence de la non-reconnaissance diminuait avec le nombre de troubles dépistés , et était moins élevée en cas de trouble émotionnel . En analyse multivariée, elle était plus importante chez les enfants de moins de 6 ans, de sexe masculin, si leur parent ne ressentait pas de besoin de soins psychologiques pour lui/elle-même et s’il/elle avait un faible niveau de diplôme. Conclusion. Dans le contexte actuel de pénurie d’offre de soins pédopsychiatriques, l’originalité de cette étude est d’identifier les caractéristiques associées à la non-reconnaissance du besoin de soins psychologiques par les parents pour leur enfant, étape préalable au recours aux soins habituellement étudié dans la littérature.

Auteurs : Lane julie, Houle andrée-anne, Therriault danyka, Tougas anne-marie tougas et St-Pierre Mousset éliane

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Problématique : En réponse aux enjeux d’anxiété vécus par les jeunes, une multiplication des programmes de prévention universelle de l’anxiété a été observée au cours des dernières années, notamment en milieu scolaire. Si ces programmes sont associés à des retombées encourageantes, nous en savons encore peu sur l’implantation de tels programmes en milieu scolaire dont sur les facteurs qui les influencent. Objectif : Cette communication vise à décrire les facteurs qui facilitent et freinent l’implantation du programme HORS-PISTE visant la prévention de l’anxiété dans les écoles secondaires. Ce programme est positionné dans le Plan d’action interministériel en santé mentale au Québec. Méthodologie : Cette étude s’inscrit dans une démarche d’évaluation réalisée de 2020 à 2023. Les données ont été colligées par l’entremise d’un protocole multiméthodes et multirépondants comprenant 1) un sondage rempli par les élèves ; 2) un sondage rempli par les parents ; 3) un bilan d’implantation réalisé auprès des comités d’implantation de chacune des écoles participantes ; 4) un journal de bord rempli par les personnes animatrices et 5) des entrevues individuelles semi-dirigées avec des membres du comité stratégique d’implantation interrégional . Des analyses inductives ont été réalisées à l’aide du logiciel NVivo12. Les thèmes ont par la suite été organisés de manière déductive selon les dimensions du Consolidated framework for implementation research  : processus d’intervention; caractéristiques de l’intervention; contexte organisationnel interne; caractéristiques des individus impliqués; contexte externe. Résultats : Les résultats permettent de documenter les différents facteurs qui facilitent ou freinent l’implantation d’un tel programme . Conclusion : Cette étude permet d’outiller les concepteurs de programmes similaires de prévention universelle afin qu’ils misent sur les facilitateurs et en anticipent les freins potentiels pour augmenter leur portée. Enfin, notre étude permet de mettre lumière l’importance de mobiliser des cadres de référence issus de la science d’implantation pour concevoir et évaluer les programmes de promotion de la santé mentale déployés dans les milieux scolaires.

Auteurs : Pavone costanza

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Plusieurs études se sont intéressées au vécu des proches après une mesure de soins sans consentement en psychiatrie, et aux différentes alternatives possibles aux urgences. Au Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil , en cas de refus de l’entourage de signer une demande de tiers, une sortie contre avis médical est réalisée, et les patients sont revus en consultation de post-urgences rapprochée. L’objectif de l’étude était d’identifier des facteurs prédictifs d’hospitalisation ou non lors de la CPU, avec comme objectif secondaire d’identifier des facteurs permettant de proposer une alternative efficace à l’hospitalisation sans consentement. Nous avons extrait les données des patients ayant consulté au CPOA entre le 09/01/2023 et le 26/06/2024. L’étude a inclus les patients âgés de plus de 18 ans ayant reçu une indication de soins sans consentement à la demande d’un tiers , pour lesquels ce dernier avait refusé de signer la demande de tiers, et en l’absence de péril imminent. Nous avons évalué les données démographiques des patients ainsi que leurs caractéristiques cliniques lors du premier passage au CPOA et lors de la CPU. Au total, 91 patients, âgés de 18 à 72 ans, ont été inclus. La majorité des patients avaient déjà eu un contact avec la psychiatrie. Les indications de contrainte étaient principalement liées à une symptomatologie délirante ou hallucinatoire ou à des idées suicidaires . Après la SCAM, environ deux tiers des patients se sont présentés au rendez-vous de CPU, si celui-ci était indiqué. Dans 75,6 % des cas, il n’y avait plus d’indication pour une hospitalisation sans consentement, souvent en lien avec une amélioration clinique , ou avec la mise en place possible de soins libres . Plusieurs facteurs prédictifs d’hospitalisation lors de la CPU ont été identifiés.  Une prise en charge ambulatoire ou en soins libres s’est donc avérée possible pour la majorité des patients sortis contre avis médical, après quelques jours. Proposer une alternative à l’hospitalisation sous contrainte, après identification de facteurs prédictifs, pourrait permettre d’améliorer la compliance aux soins à court terme pour ces patients.

Auteurs : Mialon mélissa, Alfaro Herrera diego, Bouetel daniel et Guy Coichard christian

Type de communication : Atelier

Résumé :

Les déterminants commerciaux de la santé se réfèrent aux « systèmes, pratiques et voies par lesquelles les acteurs commerciaux influencent la santé et l’équité » (Lancet 2023). En effet, au-delà de l’existence de produits qui peuvent nuire à la santé, comme certains pesticides ou les cigarettes, les industriels ont développé un large spectre d’activités qui influencent la santé. Les pratiques de lobbys des industriels de l’agroalimentaire, de l’alcool, du tabac ou encore de la pharmacie sont désormais bien documentées. De nombreux citoyens sont sensibilisés à ces pratiques, mises en lumière à travers des travaux scientifiques, le travail du milieu associatif, et le journalisme d’investigation. Là où il existe un questionnement du public sur cette influence des industriels sur la santé, notre groupe tente de faire recherche avec des co-chercheurs citoyens et décideurs politiques. Ainsi, nous tentons de répondre à une préoccupation citoyenne, donner de l’espace au citoyen pour se saisir de cette problématique, et contribuer à une recherche qui puisse répondre aux défis actuels de santé. Les objectifs de cet atelier sont de : 1) Partager des exemples de travaux menés en France concernant les lobbys industriels et la santé, notamment i) un projet sur les lobbys de la mobilité routière, ii) un projet concernant les déterminants commerciaux de la santé et professionnels de santé; et iii) un projet sur les lobbys de l’alcool. 2) Discuter de la pertinence de mener une recherche participative en santé publique. 3) Partager notre expérience de faire recherche sur ces sujets, y compris des témoignages de co-chercheurs citoyens, et écouter les témoignages des participants à l’atelier. 4) Discuter des modalités pratiques pour co-construire des projets de recherche en santé publique, y compris ce qui peut faire barrière à l’engagement citoyen. L’atelier commencera par 3 présentations sur nos projets de recherche et leurs aspects participatifs, suivies d’échanges avec les participants. Un exercice de groupe sera ensuite proposé, avec restitution de chaque groupe pour répondre aux questions suivantes : Est-ce que nos projets de recherche se prêtent à la recherche participative ? Si non, pourquoi ? Si oui, décrire en quoi ces projets peuvent être co-construits. Quelle différence entre participer à un projet de recherche (en tant que sujet) et faire recherche ensemble ? Comment atteindre les populations les plus marginalisées pour faire recherche et répondre aux iniquités de santé appliquées à nos activités ? Nos intervenants faciliteront les discussions.

Auteurs : Sebbane déborah, Marquant aménie, Ezcurdia amandine, Hayart bénédicte et Vilt olivier

Type de communication : Communication orale

Résumé :

L’emploi constitue un levier essentiel du rétablissement des personnes vivant avec des troubles psychiques sévères et/ou des addictions. Il favorise l’estime de soi, les interactions sociales et le sentiment d’efficacité personnelle, tout en offrant une alternative à l’identité de malade. Pourtant, leur taux d’emploi reste dramatiquement bas, entre 18 % et 25 %, avec une majorité d’emplois précaires et peu d’accompagnement adapté. En réponse à cette situation, nous avons proposé la mise en place d’une équipe Un emploi d’abord basée sur le modèle Individual Placement and Support . Cette approche repose sur un accès direct à l’emploi compétitif selon une logique de place and train, sans exiger une préparation préalable extensive ni considérer les obstacles à l’embauche comme préalables à l’intégration professionnelle. Ce modèle a fait ses preuves à l’international, avec des études randomisées démontrant son efficacité en termes d’accès et de maintien en emploi ainsi que d’amélioration de la qualité de vie des personnes accompagnées. Son implémentation dans la Métropole Européenne de Lille réunit des acteurs engagés dans une approche de rétablissement en santé mentale : le Pôle de Psychiatrie Publique 59G21 et le Groupement Médico-Social Un chez-soi d’abord. L’innovation de ce projet repose sur la convergence des logiques emploi, santé et logement, favorisant ainsi une approche globale de l’inclusion. En ciblant un public stigmatisé et très éloigné de l’emploi, cette démarche vise à démontrer que l’accès au travail ne doit pas être conditionné par une stabilisation préalable des troubles psychiques, mais qu’il peut au contraire en être un catalyseur. Cette expérimentation s’aligne sur l’orientation n°1 du Fond d’Innovation Organisationnel en Psychiatrie de 2023, qui inscrit le retour à l’emploi comme un facteur de prévention de l’isolement et un axe stratégique du parcours de soin. L’accompagnement IPS s’intègre pleinement dans le dispositif médico-social par une contractualisation impliquant la personne concernée, l’équipe Un emploi d’abord et les partenaires de soins. Le parallèle avec le concept Housing First est évident : Working First adopte une dynamique similaire pour l’emploi, en valorisant les forces des personnes accompagnées. Forts de leur expertise en accompagnement et inclusion, le Pôle de santé mentale 59G21 et Un chez-soi d’abord ont l’ambition de structurer et pérenniser ce dispositif sur le territoire lillois. L’expérimentation a permis neuf orientations depuis l’année dernière . Sept parcours de formation ont pu être engagés ainsi que deux reprises d’activité professionnelle, impliquant six hommes et trois femmes. Cette communication présentera les enjeux, la mise en œuvre et les premiers résultats de cette expérimentation, afin d’encourager une diffusion plus large du modèle IPS en France.

Auteurs : Sevadjian sophie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Les jeunes atteignent l’âge adulte dans un labyrinthe complexe d’influences qui agissent sur la santé et le bien-être. Les multiples changements physiques, émotionnels et sociaux peuvent rendre les jeunes vulnérables aux problèmes de santé mentale. La rencontre avec le jeune devient donc un enjeu et questionne les dynamiques de la relation d’aide, là où les acteurs médico-socio-éducatifs sont dans le repérage de souffrances psychiques face auxquelles ils ne se sentent pas toujours légitimes d’agir, les positionnant déjà dans le « prendre soin » sans même en avoir l’intention ou le conscientiser. C’est bien au cœur de ce carrefour que se situe la création « sur-mesure » de la formation. Co-construite en deux ans, la formation s’adresse aux acteurs d’Evry-Courcouronnes œuvrant auprès des jeunes de 12 à 25 ans, tant ils sont en proximité, s’inscrivant dans des pratiques « d’aller vers », de « faire avec », et dont l’enjeu est de « rester avec » dans un espace-temps d’accompagnement dont ils improvisent parfois les contours, situé entre le repérage de souffrances psychiques et la prise en charge de soins. La programmation propose un socle commun pour une lecture compréhensive et réflexive de l’adolescence et du jeune , un focus sur l’agir des professionnels mettant à jour les dynamiques et enjeux dans la relation d’aide , et est complétée par les Premiers Secours en Santé Mentale pour en faire un parcours complet de formation . La formation a permis une approche plus globale du jeune, le sortant du prisme du symptôme pour le replacer comme sujet, engageant plus sereinement la prise en charge. Ce qui est apprécié c’est l’interconnaissance irriguée à travers les interventions. Elle devient le levier permettant la compréhension des missions/activités des autres champs, favorisant l’entrée et l’accompagnement dans un parcours de soins grâce au « qui peut faire quoi » dans la trajectoire du jeune, afin de mieux la tracer à ses côtés.  Sur les perspectives, il s’agirait de réajuster l’approche juridique et introduire une lecture sociologique. La formation est reconduite pour sa troisième édition cette année.

Auteurs : Gallibour eric, Weisheimer patrice et Tikouirt djamel

Type de communication : Atelier

Résumé :

La SFSP a choisi d’aborder le champ de la santé mentale en trois axes, notre proposition interroge la question de la transversalité des enjeux des déterminants psychosociaux pour les métiers de la santé publique. Notre Atelier invite à questionner les modèles de gestion des ressources humaines, la gouvernance, le dialogue social et plus généralement les pratiques dans les organisations, «dans et autour des métiers de la santé publique». L’enjeu de la santé mentale peut ainsi constituer à la fois : un objet professionnel de travail et le résultat d’un management toxique. L’angle de réflexion choisi est double : D’une part, celui de l’application des principes de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) qui reposent sur plusieurs dimensions visant à améliorer le bien-être des salariés tout en optimisant la performance des entreprises auprès des publics. D’autre part, celui de la formation commune des professionnels de santé publique employeurs/salariés, « au dialogue social de qualité » dans un parcours permettant de modifier des pratiques professionnelles, qui deviennent en quelque sorte, plus « soignantes ». Un Atelier qui s’appuie sur l’évaluation d’une expérimentation menée en 2024/2025 et financée par le Fond d’Amélioration des Conditions de Travail de l’ANACT (Agence Nationale d’Amélioration des Conditions de Travail). Une démarche méthodologique qui sollicitera la participation active et les témoignages des personnes dans l’Atelier afin d’interroger à la fois, les modèles du management de la santé publique, et ses effets récents sur la santé mentale des salariés.es. Un Atelier formatif qui vise à développer une interaction pour sensibiliser à des outils d’analyse, de décodage et d’accompagnement dans l’organisation, vers un Dialogue Social de Qualité, susceptibles de servir d’indicateur de prévention alternatif au Management Toxique, parfois mis en oeuvre inconsciemment en miroir des rapports de domination ou en carence de compétences de coopération. Du champ de la Sociologie clinique à la Pédagogie active : il sera proposé aux participants.es d’échanger et de « vivre ensemble » avec les Animateurs : pour atteindre 4 objectifs pédagogiques : 1) Comprendre les mécanismes de l’engagement des salariés.es dans l’entreprise(au sens large) et leurs effets positifs/négatifs 2) Reconnaître les signes d’un management toxique et leurs conséquences sur les individus et l’organisation 3) Comprendre ce que recouvre les espaces où se travaille le Dialogue Social 4) Identifier les stratégies favorisant un engagement des salariés.es vers : un Dialogue social de Qualité pour un bien être au Travail.

Auteurs : Medougou rayniene Liinsy, Diallo dieinaba, Miserey gilles, Keita-Diallo fatoumata, Carré-Crétois sophie, Miliani katiuska, Delarocque-Astagneau elisabeth, Josseran loïc et Gautier sylvain

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : Malgré l’évolution des politiques de santé qui placent la prévention au centre des priorités, sa mise en œuvre reste fragmentée, notamment à l’échelle territoriale. L’émergence de nouveaux dispositifs territoriaux, comme les Communautés professionnelles territoriales de santé , offre une opportunité d’adapter les actions de prévention aux besoins locaux. Cette étude vise à identifier les freins et leviers à la mise en place d’actions de prévention territoriale. Méthodes : Une étude qualitative exploratoire a été menée sur le territoire de la CPTS Sud Yvelines. Elle repose sur 31 entretiens semi-directifs menés auprès de divers professionnels à différents niveaux. Les participants ont été sélectionnés selon un échantillonnage raisonné. Les entretiens ont été analysés selon une méthode d’analyse de contenu et d’analyse thématique permettant de regrouper les principales thématiques en catégories et sous-catégories. Résultats : L’analyse des entretiens révèle trois principaux enjeux à la mise en place d’actions de prévention : le besoin de collaboration, la nécessité de décloisonner les secteurs et l’importance de développer une approche réflexive sur les questions de prévention. La collaboration est perçue comme un préalable indispensable qui permettrait de mutualiser et d’optimiser les efforts. Néanmoins, elle reste limitée par le manque d’interconnaissance entre acteurs et les contraintes de ressources. Pour surmonter les cloisonnements, l’intersectorialité est souhaitée par les participants qui jugent que sa mise en œuvre nécessite au préalable le développement d’une culture commune de prévention. Enfin, ils expriment le besoin de repenser l’action en prévention et de favoriser une véritable appropriation des enjeux territoriaux pour donner du sens aux actions et évaluer leur impact. Conclusion : Ces entretiens révèlent un paysage territorial de la prévention particulièrement morcelé et sans gouvernance apparente. Pour intégrer pleinement la prévention dans les dynamiques locales, des efforts importants en matière de coordination apparaissent nécessaires. Le renforcement de la structuration des soins primaires et le soutien aux dispositifs existants, comme les contrats locaux de santé, pourraient répondre à ce besoin.

Auteurs : Antoine alexia et Goulinet-Fite géraldine

Type de communication : Découverte

Résumé :

L’ETP est une démarche volontaire proposée à toute personne atteinte d’une maladie chronique chroniques (somatique et psychique) ou à son entourage pour l’aider à mieux vivre son quotidien en visant l’empowerment des patients. Le succès de cet accompagnement repose sur l’engagement des professionnels et des usagers, partenaires du parcours de soin. En Nouvelle Aquitaine, France Assos Santé et la Plateforme régionale d’ETP ETHNA se sont associés pour concevoir un outil interactif d’aide à l’engagement à l’ETP et promouvoir le partenariat en santé. Les groupes de travail pluridisciplinaires ont construit ce guide dans un processus participatif de 3 années, et il a été testé dans des séminaires d’usages et des focus groupe afin de répondre au plus près des besoins de terrain. Il propose des ressources interactives sur les rôles des usagers partenaires, leur recrutement et intégration et des outils d’aide à la co-animation de programmes ETP. Après des séminaires de « mises en situation d’usages », le guide a été bien accueilli par les usagers partenaires et les professionnels de santé, qui ont rapporté une meilleure compréhension du rôle des usagers et une amélioration du partenariat œuvrant ainsi à la dynamique de Démocratie en Santé. Ce guide interactif constitue un outil précieux pour renforcer l’engagement des usagers partenaires en ETP, contribuant ainsi à l’efficacité des programmes d’ETP et à l’autonomie des patients, selon les recommandations de l’HAS. Il sera largement promu auprès des différents acteurs de l’ETP dans les réseaux des porteurs de ce projet, avec une communication digitale, lors de colloques et réunions ou encore pendant des formations à l’ETP. Son format numérique permet d’y intégrer des évolutions et de faire facilement des mises à jour afin d’être au plus près de l’actualité en ETP.

Auteurs : Bailleul lucie

Type de communication : Découverte

Résumé :

Dansons comme des Fous ! (DCF!) est une association lilloise qui fête ses 10ans en 2024 et qui a eu la volonté, de créer un guide de bonnes pratiques autour de l’Activité Physique et Sportive (APS) et de la santé mentale. 2024 y étant propice grâce aux Jeux Olympiques sur l’ensemble du territoire français mais aussi sur le thème des SISM (Semaine d’information sur la Santé Mentale) « En mouvement pour notre santé mentale »DCF ! a un double objectif depuis 2014, premièrement l’inclusion et la déstigmatisation des troubles psychiques et deuxièmement de démontrer que l’APS est un outil thérapeutique à part entière pour la santé mentale tant en prévention primaire, secondaire et tertiaire. Le pouvoir créatif qui a animé l’association a été de s’appuyer sur l’intelligence collective du monde du sport, de la santé mentale et de la psychiatrie afin de créer un outil utile, pour obtenir des conseils concrets sur la mise en place d’aide à la réalisation d’une APS pour la santé mentale.Deux questionnaires ont été envoyé début d’année 2024 tant aux personnes concernées par un trouble psychique qu’aux acteurs sportifs de la région des Hauts-de-France. En parallèle, des rencontres tous les mois de janvier à Juin 2024 ont eu lieu pour réunir les partenaires de l’association et concrétiser les grandes lignes du guide. C’est en Octobre 2024 qu’il sera finalisé pour le lancement des SISM. Le guide prend la forme d’un livret disponible en version numérique et papier où l’on retrouve : 1) « Des définitions » de ce qu’est la santé mentale, le handicap mental, les troubles psychiques mais aussi d’aider à différentier l’activité physique de l’activité sportive 2) « Des choses à savoir » qui relatent des idées simples comme l’importance de la place de la motivation, la notion que toute activité compte, que l’APS aide dans le sommeil… 3) « Un focus sur l’APS comme levier de prévention » pour prendre soin de la santé mentale de tous 4) Les 7 bonnes pratiques à avoir respectivement à destination : des personnes concernées par un trouble psychique, du monde du sport et des professionnels de santé 5) Des références, liens pour aller plus loin et des références bibliographiques. Ce guide a été diffusé largement à partir d’Octobre 2024 et a connu de jolis retours au niveau régional. La grande cause Nationale de 2025 est la santé mentale et de nombreux projets collaboratifs voient le jour pour DCF !. Depuis le début de la genèse de ce guide notre doux rêve serait de monter un projet de labellisation qui permettrait aux monde du sport de bénéficier d’un label et ainsi faciliter le premier pas pour les personnes concernées vers ces structures.

Auteurs : Centre De Santé le Jardin, Giloux natalie, Cousyn cécile et Gandré coralie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Le Jardin, centre de santé communautaire et planétaire s’est installé en novembre 2022 dans des locaux partagés avec le CMP de Bron . L’équipe du centre de santé a longtemps cherché des locaux avant de rencontrer le Vinatier, qui cherchait à remplir des locaux laissés à demi vacants à Bron par une restructuration de l’offre ambulatoire. Contre un loyer négocié, l’équipe du centre de santé s’est engagée à suivre la patientèle du CMP sans médecin traitant et à créer les conditions d’une collaboration réussie entre médecine de ville et psychiatrie ambulatoire. Deux ans et demi après le démarrage de cette cohabitation, force est de constater que les soignant.es des deux structures semblent trouver de la satisfaction professionnelle à ce fonctionnement. Les patient.es témoignent aussi du confort que cette double prise en charge permet. Les équipes émettent l’idée que c’est le fonctionnement des structures d’exercice coordonnée communautaires qui permet que le lien entre les deux structures soit aussi fluide. Au cœur de cette organisation, des réunions de concertation ont lieu tous les deux mois, qui rassemblent tous les corps de métier des deux structures, pour évoquer les situations de patients communs. Dre Cécile Cousyn, médecin généraliste, cofondatrice du Jardin, et Dre Natalie Giloux, psychiatre responsable du pôle Est du Vinatier présenteront plusieurs situations de patient.es afin d’éclairer précisément ce que permet cette prise en charge commune. Au travers ces récits, il sera discuté le rôle des deux médiatrices en santé du Jardin et de l’assistante sociale du CMP qui facilitent le parcours de santé, comme l’existence de plusieurs ateliers de prévention et promotion de la santé par semaine, qui fonctionnent comme lieux d’auto-support et de lien social et sont ouverts indifféremment aux patients des deux structures. Elles aborderont aussi ce que semble transformer pour les patients l’espace d’attente commun aux deux structures et le rôle spécifique des accueillant.es, qui travaillent dans le même bureau, sans toutefois partager ni lignes téléphoniques ni logiciels médicaux. Enfin, les intervenantes témoigneront de leur engagement commun vers la participation et l’implication des patients dans leur parcours de santé comme des éléments importants qui résonnent en permanence avec l’histoire de la psychiatrie institutionnelle. Coralie Gandré, chercheuse en santé publique à l’IRDES, introduira et ponctuera le propos en témoignant de la santé somatique dégradée des personnes vivant avec un trouble psychique et des difficultés importantes rencontrées dans le parcours de santé par ces personnes.

Auteurs : Agier sylvain

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Même si-il existe peu d’études sur l’éco-anxiété des personnes âgées, cette anxiété liée au dérèglement climatique est citée par 39% des 70 ans et plus comme premier frein au sentiment de bien-être, devant les problèmes de santé , ce qui se révèle légèrement supérieur à la moyenne nationale de 32% . Face à la multiplicité des causes de vulnérabilités liées aux changements climatiques et de leurs conséquences sur la santé et le quotidien des personnes âgées, il est essentiel de proposer des actions holistiques basées sur une approche biopsychosociale permettant de renforcer les capacités d’adaptation et la résilience des seniors. Le recours aux contes et à la manière dont les personnes âgées rendent « conte » de leurs parcours de vie se montre prometteur pour agir sur l’éco-anxiété. La Mutualité Française Occitanie a développé l’action « Des contes et des contrées » déployée depuis 5 ans dans plusieurs départements en Occitanie permettant à des seniors d’agir sur leurs ressources psychiques tout en étant actifs lors de balades réalisées avec un conteur et un éducateur en environnement. Les bilans montrent l’intérêt des seniors pour le conte qui offre un moyen d’aborder les épreuves et les changements de façon sereine. Il permet de travailler sur une dimension psychoaffective fondatrice pour préserver et maintenir ses capacités d’adaptation tout en abordant différentes thématiques liées aux changements climatiques. Forte de ces premiers résultats, la Mutualité Française Occitanie va prochainement lancer un programme composé de cycles de 7 séances animés par des conteurs visant à réduire l’éco-anxiété des seniors. En s’appuyant sur l’analyse des données récoltées lors des cycles une recherche sera menée de manière à dégager les effets multidimensionnels du conte sur les ressources psychiques dont disposent les seniors pour agir face à des risques relatifs aux changements climatiques et réduire leur éco-anxiété. Il s’agira de déterminer si le conte permet d’agir significativement sur ces ressources et de faire apparaitre les dynamiques interventionnelles liées à cet outil les plus favorables pour accompagner les seniors face aux changements climatiques.

Auteurs : Tavolacci marie-pierre, Berthelot philippe, Dellamonica jean, Josseran loïc, Veber benoit et Ladner joel

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction : Les étudiants en santé font face à des charges académiques importantes, des stages cliniques exigeants avec un temps limité pour un job étudiant, pouvant les exposer à une précarité amplifiée par la pandémie de COVID-19 et l’inflation récente. Cette étude vise à identifier la précarité et les facteurs associés : socio-économiques, académiques et de santé mentale chez les étudiants en santé en France.  Méthode : Une étude transversale nationale a été menée de février à mars 2024 dans les 34 universités françaises. Les données ont été collectées à l’aide d’un auto-questionnaire en ligne, explorant les caractéristiques socio-démographiques, les ressources financières, l’emploi, la santé mentale et l’accès aux soins. La précarité a été définie comme l’association d’une insécurité financière, de découverts bancaires fréquents et de renoncements à des achats alimentaires. Des modèles de régression logistique multivariée ont permis d’identifier les facteurs associés à la précarité. Résultats : Sur 12 565 répondants, 56 % étaient étudiants en médecine, 21 % en filières paramédicales, 12 % en maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie , et 11 % en PASS . La précarité était présente de 9% chez les étudiants en médecine à 12% chez les étudiants paramédicaux. Le risque augmentait avec l’année d’étude, atteignant un pic en fin de cursus. Le soutien financier familial s’est révélé protecteur, tandis qu’un statut socio-économique parental faible augmentait le risque. Les étudiants précaires présentaient plus souvent des troubles de santé mentale, notamment anxiété, dépression et épuisement émotionnel. Ils renonçaient également davantage aux soins, notamment psychologiques, pour des raisons financières. Le surpoids et l’obésité, associés à un accès limité à une alimentation saine, étaient également liés à la précarité. Enfin la précarité était associée à un risque de redoublement. Discussion :  Les résultats soulignent l’interaction entre précarité, santé mentale et réussite académique. Réduire les disparités socio-économiques et améliorer l’accès aux soins pourrait significativement améliorer le bien-être et le succès académique des étudiants en santé, futur professionnel de santé, en France. Les interventions ciblées pourraient être des aides économiques et alimentaires, des services de santé mentale ou encore des programmes de littératie financière.

Auteurs : Inghels maxime

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : La dépression touche 1 personne sur 6 au Royaume-Uni, aggravée par la pandémie et la crise économique. Les zones rurales, malgré leurs atouts sur la santé mentale, souffrent d’un accès limité aux soins. L’objectif de cette étude est d’étudier comment la ruralité façonne les parcours de soins individuels et les résultats en matière de santé pour la dépression et d’étudier les relations sociodémographiques et économiques avec les variations entre les zones urbaines et rurales. Méthodes : Une étude de cohorte rétrospective a été réalisée à partir des données recueillies auprès de patients adultes diagnostiqués pour dépression et enregistrés dans deux cabinets de médecine générale dans le Lincolnshire, au Royaume-Uni. L’accès aux soins et le délai d’accès depuis l’apparition des symptômes de la dépression jusqu’aux étapes suivantes du parcours de soins ont été décrits . Des analyses de survie multi-états ont été réalisées pour examiner l’effet de l’environnement de vie du patient sur la progression de son parcours de soins pour la dépression. Résultats : Au total, 1 111 patients atteints de dépression ont été inclus. Bien que l’accès aux services de soins pour la dépression soit plus faible chez les patients vivant en milieu rural, ces derniers étaient plus susceptibles d’avoir leurs symptômes dépressifs contrôlés ou en rémission, et plus rapidement, par rapport à leurs homologues urbains. Les taux de symptômes dépressifs contrôlées et de rechute étaient respectivement 29 % plus faibles et 31 % plus élevés chez les résidents urbains. Le niveau de défavorisation multiple avait un effet limité sur l’accès aux soins ainsi que sur les résultats de la dépression. Conclusions : Bien que l’accès aux services de soins reste un défi en milieu rural, notre étude met en évidence les bénéfices potentiels du contexte rural sur la rémission et le contrôle des symptômes dépressifs ainsi que sur la réduction du risque de rechute. La défavorisation multiple a un impact minimal sur l’accès aux soins et les résultats de la dépression. Les futurs programmes de santé mentale doivent adapter leurs stratégies aux défis spécifiques des environnements urbains et ruraux afin de favoriser des interventions plus efficaces.

Auteurs : Ramsamy guillaume, Esnard catherine, Mosbah héléna et Albouy marion

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte et Objectif :L’obésité est une pathologie souvent associée à des stéréotypes pouvant influencer la qualité des soins . Ces stéréotypes peuvent altérer la prise en charge médicale et affecter les décisions des professionnels de santé. Cette étude examine comment ces biais affectent la perception des patients et l’orientation vers un programme d’éducation thérapeutique du patient . Méthodologie : Une étude expérimentale a été menée auprès d’étudiants en médecine répartis en deux groupes : l’un exposé à un patient en situation d’obésité et l’autre à un patient normo-pondéré . Les variables mesurées incluaient le niveau de stéréotypisation, la perception de compétence, l’évaluation de l’observance et la probabilité d’orientation vers un ETP. Des analyses de comparaison de moyenne, de corrélation et de régression ont été réalisées. Résultats : Les résultats indiquent qu’aucune différence significative n’a été observée sur le score de stéréotypisation entre les groupes exposés à un patient en situation d’obésité ou normo-pondéré . Les étudiants avec des stéréotypes de poids plus élevé jugent leurs patients comme moins compétents et anticipent une observance plus faible à un programme d’ETP indépendamment de la condition du patient. L’anticipation de l’observance est un fort prédicteur de l’orientation vers un ETP . Discussion et Conclusions : Ces résultats indiquent que l’influence des stéréotypes de poids sur la prise en charge médicale est ancrée en amont et ne dépend pas de l’exposition ponctuelle à un patient en situation d’obésité. Toutefois, un niveau élevé de stéréotypes de poids semble être associé à une perception globalement plus négative des patients, indépendamment de leur condition clinique. Ils suggèrent également que ces stéréotypes pourraient refléter un mode de pensée plus large, où les professionnels de santé ayant des attentes élevées envers le « patient idéal » jugent plus sévèrement ceux qui s’en éloignent, indépendamment de leur condition clinique. Cette tendance pourrait renforcer des inégalités dans l’accès aux soins et justifie l’importance d’intégrer une formation sur les biais implicites dans les cursus médicaux.

Auteurs : Parayre ines et Sauvant-Rochat marie-pierre

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction Le Programme National des 1000 premiers jours souligne l’influence de la période périnatale sur la santé de l’enfant mais aussi du futur adulte. Dans ce contexte, la Convention Pharmaceutique de mars 2022 a introduit un nouvel accompagnement pharmaceutique des femmes enceintes, centré sur la reprotoxicité intégrant le pharmacien comme acteur clé de la prévention. Cette étude explore le niveau de connaissance des pharmaciens sur la santé environnementale, le programme des 1000 premiers jours, ainsi que leur perception de leur rôle en périnatalité. L’étude évalue également l’intégration effective de ces enjeux dans l’entretien pharmaceutique « femme enceinte », en identifiant les freins et les leviers. Méthode Une étude qualitative exploratoire a été menée auprès de huit pharmaciens d’officine exerçant en zones périurbaines et rurales, sélectionnés selon un échantillonnage raisonné. Les entretiens ont été enregistrés, et le verbatim retranscrit et analysé selon une méthode thématique inductive via le logiciel NVIVO. Résultats Les pharmaciens interrogés manifestaient un intérêt pour la santé environnementale mais leur connaissance du programme des 1000 premiers jours restait hétérogène. Ils percevaient l’importance de ce Programme National, mais certains manquaient d’informations précises sur son contenu. L’entretien pharmaceutique était reconnu comme un outil pertinent pour intégrer la prévention environnementale et périnatale, mais son usage restait limité, principalement centré sur la sécurisation des médicaments durant la grossesse. La charge de travail élevée et la demande encore faible des femmes apparaissaient comme des freins. Face à ces défis, les pharmaciens exprimaient un besoin de formation et d’outils pratiques pour guider leur pratique officinale. L’instauration d’une coopération renforcée avec les professionnels de la périnatalité était également perçue comme une solution pour améliorer l’orientation des patientes vers l’entretien pharmaceutique et favoriser une prise en charge concertée à l’échelle des territoires de santé dans le cadre du programme des 1000 premiers jours. Conclusion L’intégration de la santé environnementale dans l’entretien pharmaceutique « femme enceinte » représente une opportunité majeure de prévention en périnatalité. La mise en place de formations spécifiques, de supports pédagogiques adaptés et d’une reconnaissance accrue du rôle du pharmacien dans la prévention primaire permettrait d’optimiser cette démarche.

Auteurs : Mevel ellie, Querrec antoine, Legat olivier, Berthon quentin, De Boisset De Torsiac jean, Baguet alexandre, Guillin olivier et Merle véronique

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : les patients avec troubles mentaux chroniques sévères, ou suivis en addictologie, ont une prévalence de tabagisme élevée et représentent une cible pertinente d’un dépistage organisé du cancer du poumon . Toutefois, ces patients ont des difficultés connues d’accès aux soins somatiques et participent peu aux dépistages déjà existants. Notre étude visait à évaluer quels seraient les freins et leviers à une incitation au DOCP réalisée par les professionnels des filières psychiatrie et addictologie. Méthode : réalisation d’entretiens et observations par des sociologues avec professionnels et patients de structures hospitalières et ambulatoires de psychiatrie et d’addictologie. Les entretiens, poursuivis jusqu’à saturation des données, ont été enregistrés et intégralement retranscrits pour l’analyse thématique de contenu. Le projet a été approuvé par le CPP. Résultats : 94 entretiens et 13 journées d’observation ont été réalisés. Chez les soignants et médecins psychiatres, la culture du tabac attribuait à la cigarette des fonctions relationnelles et thérapeutiques, avec une logique priorisant santé mentale vs. somatique. Les somaticiens de l’hôpital psychiatrique étaient plus attentifs au tabagisme, jouaient déjà un rôle dans d’autres dépistages, et semblaient plus à même de porter une proposition de DOCP. La prévention des risques associés au tabac était davantage présente dans la culture des professionnels d’addictologie, avec des freins liés à la durée brève des prises en charge, et une priorisation entre alcool/toxiques et tabac. Les soignants des 2 filières étaient néanmoins favorables au DOCP, sous réserve qu’il s’inscrive dans des pratiques routinisées, que le scanner soit accessible en pratique, et d’une division formelle des rôles des professionnels. Le contexte ambulatoire serait propice dans la mesure où les prises en charge s’inscrivaient généralement dans la durée et les soignants étaient vigilants à ce que les patients ne soient pas dans le non-recours aux soins. Néanmoins, il semblerait nécessaire de sensibiliser les médecins de ville au DOCP, et aux spécificités de ce public. Discussion-Conclusion : l’implication des professionnels des filières de psychiatrie et d’addictologie semble envisageable sous réserve de conditions adéquates identifiées par notre étude.

Auteurs : Noel maude et Greffet-Vitrey lou

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La santé mentale est devenue un enjeu de santé publique, particulièrement depuis la crise sanitaire de 2020 . En 2021, 16% des Français étaient touchés par un syndrome anxieux ou dépressif . Dans ce contexte, les compétences psychosociales jouent un rôle clé dans la prévention promotion de la santé mentale, notamment des jeunes . Pour répondre à cet enjeu, cette communication vise à présenter une action innovante basée sur les CPS, et à diffuser l’expérience et les résultats obtenus d’une initiative régionale. Cette action est élaborée par la Mutualité Française Bourgogne-Franche-Comté, financée par l’Agence Régionale de Santé et est en collaboration avec Promotion Santé. Intitulée « Le Jardin des émotions », l’action vise à accroitre les facteurs de protection et à réduire les facteurs de risque associés à la santé mentale. Elle cible les professionnels de la petite enfance, les enfants de 3 à 6 ans et leurs parents, et se déploie en plusieurs séances. L’action commence par une formation des professionnels sur les CPS. Ensuite, des séances – réfléchies et co-construites en amont avec les professionnels – sont co-animées auprès des enfants. Cette co-construction a pour but de répondre aux besoins spécifiques de chaque structure. Les parents sont également intégrés, en amont et en aval de l’action. En 2023 et 2024, 37 actions « Le jardin des émotions » ont été déployées en Bourgogne-Franche-Comté, touchant 410 enfants, 129 parents, et sensibilisant 139 professionnels de la petite enfance aux CPS. A la demande des structures bénéficiaires et des financeurs, l’action « Le Jardin des émotions » sera davantage déployée en 2025. Afin de limiter les inégalités sociales et territoriales, ces actions ont eu lieu aussi bien dans des zones urbaines que rurales, ainsi que les quartiers prioritaires de la ville. L’action intègre les professionnels à toutes les étapes, ce qui induit leur implication constante, favorisant l’évolution de leurs pratiques. L’adhésion des parents reste un défi, qui incite à repenser les techniques de mobilisation. Cette action démontre l’importance de la flexibilité des programmes de prévention en santé mentale, offrant un modèle reproductible pour d’autres régions.

Auteurs : Hubert audrey, Occelli florent, Leblanc victor, Dauchet luc, Lanier caroline, Amouyel philippe, Gonzalez roberto, Blanc-Garin carine, Hamroun aghiles, Gauthier victoria et Brousmiche delphine

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La charte d’Ottawa souligne l’importance d’une approche globale des déterminants de santé et de la création d’environnements favorables à des comportements sains, comme la marchabilité, qui favorise la pratique de la marche. La mobilité active, enjeu de l’urbanisme favorable à la santé, contribue à l’activité physique, à la réduction des risques chroniques , ainsi qu’à la prévention de l’obésité et de la sédentarité. La méthodologie pour le développement d’un score de marchabilité s’appuie sur de précédents travaux développés sur un territoire strictement urbain qui avaient mis en évidence une durée médiane de marche significativement plus longue chez les résidents du quartile de marchabilité le plus élevé. Ce travail vise à explorer l’impact de la marchabilité sur l’incidence de certaines pathologies grâce aux données de registres de santé et à une adaptation de la méthodologie pour tenir compte de la diversité des contextes de vie dans lesquels s’inscrivent les populations. A partir de données en open access , plusieurs variables ont ainsi pu être calculées sur la MEL : proximité piétonne à différentes ressources , morphologie du territoire permettant la circulation piétonne et définition de zones calmes. Ces variables décrivant la connectivité et l’attractivité de la MEL ont été agrégées en un score de marchabilité à deux échelles . Des résultats préliminaires sur la ville de Lille ont montré une corrélation modérée inverse entre les scores de marchabilité à l’IRIS et la survenue d’AVC et de CPI . Des données de pollution atmosphérique seront intégrées dans les modèles statistiques afin de tenir compte des potentiels effets de confusion sur les relations, la pollution particulaire étant fortement associée aux maladies cardiovasculaires. Enfin, le score de marchabilité développé sur la MEL sera confronté aux résultats de l’enquête déplacement et pourra contribuer à nourrir les réflexions sur la mise en œuvre de stratégies publiques locales, en particulier en matière d’aménagement urbain et promotion de la mobilité active.

Auteurs : Fédération Promotion Santé

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

L’infobésité est définie comme une exposition continue à une information surabondante de qualité variable (sites internet, réseaux sociaux, lettres d’informations, bases de données…). Cette surcharge, impossible à traiter au quotidien, peut peser lourdement sur la capacité d’agir, voire la qualité de vie au travail, des professionnel.le.s. Dans ce contexte, l’expertise documentaire constitue un remède indispensable et un levier d’action essentiel pour cesser de subir l’incessant flux informationnel et reprendre la maîtrise de son usage.
La documentation est une composante essentielle de la démarche en santé publique, en promotion de la santé et en prévention. Elle répond aux besoins de veille éditoriale et stratégique, de partage d’une information valide, fiable et pertinente, d’accès aux données probantes permettant le benchmarking et la transférabilité des interventions validées par la science et par l’expérience, et de constitution de bases de connaissances structurées, mobilisables dans l’activité de chacun.e. Les documentalistes spécialisé.e.s en santé publique et en promotion de la santé disposent d’une expertise pour accompagner les demandes et les replacer dans leurs contextes, en fonction des problématiques soulevées et des objectifs visés. Au-delà de la constitution d’une liste bibliographique ou de l’identification d’un document, ils.elles fournissent des ressources qui ajoutent du sens et des perspectives aux projets, et répondent aux enjeux de transfert de connaissances en promotion de la santé. Pendant cette session partenaire, nous vous proposerons de plonger au coeur de l’expertise documentaire, d’appréhender ses modalités de construction, et de mieux comprendre ses rouages organisationnels, techniques et méthodologiques.

Intervenant·es : Cortyl Tatiana (Promotion Santé Pays de la Loire)
Bars Gwendal (Agence Régionale de Santé Île-de-France)
Saugeron Benoît (Centre Regional d’Education pour la Santé Provence Alpes-Côtes d’Azur)

Modérateur·trice :
Ferron Christine (Fédération Promotion Santé), Tête Caroline (Fédération Promotion Santé)

Auteurs : Astier camille, Campéon arnaud, Guével marie-renée, Migeot virgnie et Les Semeurs De Santé le Collectif

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte L’intervention Les Semeurs de Santé, expérimentée de 2018 à 2022 sur le territoire de santé de Lorient-Quimperlé, entre dans une phase de transfert vers de nouveaux territoires ruraux et insulaires de Bretagne. Son objectif est de contribuer à lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé en proposant une méthodologie coopérative, destinée à favoriser le développement d’initiatives locales en santé. L’évaluation de la phase expérimentale a mis en évidence le rôle central de l’accompagnement humain assuré par des professionnelles qualifiées, désignées sous le terme de « facilitatrices en santé ». La phase actuelle de mise à l’échelle constitue une opportunité d’approfondissement des connaissances sur ces professionnelles et permet de s’intéresser aux acteurs des territoires impliqués en interrogeant les conditions d’engagement, les dynamiques relationnelles et les mécanismes de coopération. Méthodologie La recherche RELAIS s’appuie sur une méthodologie participative par étude de cas. En prenant pour unité d’analyse les quatre territoires engagés en 2024-2025 dans Les Semeurs de santé, le dispositif vise à analyser les configurations dans chacun des contextes territoriaux. La collecte de données repose sur une approche méthodologique combinant des entretiens semi-directifs menés auprès des facilitatrices et des acteurs locaux . Ces analyses seront ensuite enrichies par des ateliers collaboratifs afin de favoriser une co-interprétation des résultats. Résultats Les premiers éléments recueillis révèlent l’émergence d’une approche d’accompagnement, articulant les valeurs portées par les facilitatrices et les modalités par lesquelles elles traduisent leur engagement dans l’interaction avec les acteurs locaux. En mobilisant un savoir relationnel, les facilitatrices instaurent un cadre sécurisant et d’engagement propice à la co-construction d’initiatives locales. Cette dynamique favorise ainsi l’appropriation des actions de santé publique par les communautés et renforce leur participation dans une logique de capacitation et d’empowerment. Discussion/Conclusion Ces premiers résultats s’inscrivent dans la continuité des travaux portant sur les professions où la notion d’accompagnement est centrale. Les connaissances produites permettront de caractériser le rôle des facilitatrices en santé et l’engagement des acteurs locaux dans une logique collaborative, afin d’accompagner les ajustements nécessaires à la mise à l’échelle de l’intervention.

Auteurs : Dugué frédéric, Maynadier xavier, Perrotte kelly, Prevot-Monsacré pol, Chenuel bruno, Martinet yves et Wirth nathalie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Bien qu’au cœur des stratégies d’accompagnement des fumeurs vers l’arrêt du tabac, les professionnels de santé ne mettent en pratique que partiellement les recommandations, notamment par manque de formation. C’est pourquoi l’Université de Lorraine a construit la plateforme FAST , destinée à 6 professions de santé, en formations initiale et continue. Pour s’adapter aux besoins et contraintes des publics, la formation est en ligne, courte, gratuite, à la carte , déclinée par profession et interactive . Soutien du projet depuis 2018, l’ARS Grand Est a confié son évaluation à Planète Publique. La démarche repose sur l’analyse des données d’usage de la plateforme, les réponses à trois questionnaires successifs, ainsi que des entretiens semi-directifs. Les inscrits étaient 1803 début 2025, représentant un public plutôt jeune et féminisé . Le format de la formation était très apprécié, avec 92 à 99% d’avis favorables selon les dimensions explorées, une durée jugée adaptée par 88% . Après un suivi majoritairement réparti sur plusieurs jours, 33% des inscrits l’ont achevée, avec un taux de complétion des capsules ouvertes de 89 à 100%. En cas de non-achèvement, les principales raisons étaient le manque de temps et l’oubli . Le contenu était également apprécié, avec 91 à 97% d’avis favorables, l’appui sur des données validées scientifiquement figurant en tête. Si 81% des répondants se disaient plus au clair avec leur rôle auprès des fumeurs, seuls 50% s’étaient fixé des objectifs définis, pointant des freins à la mise en pratique, ainsi qu’un besoin de compléments à FAST. Dans les comparaisons avant-après, la fréquence déclarée des pratiques de sevrage avait moins augmenté que le niveau de maîtrise perçu par les répondants. Malgré une diversité de profils atteints, les inscriptions baissaient régulièrement après le pic lié au lancement officiel. Ainsi, au-delà de la qualité intrinsèque de FAST, les véritables enjeux portent sur sa diffusion élargie, par les bons canaux, auprès de professionnels cibles difficiles d’accès et saturés d’informations, ainsi que les ajustements à réaliser et/ou compléments à recommander.

Auteurs : Expertise France et CCOMS

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Moderation:
Marielle Bouqueau, Technical expert in public health policy and international health security, Expertise France
Dr Jean-Luc Roelandt, medical advisor, WHOCC Lille
Mental health in Lebanon – Rabih El Chammay, Director of the national mental health program
Development of community care in Côte d’Ivoire – Pr Koua Asseman Médard, Coordinating Director, National Mental Health Program, Ministry of Health, Public Hygiene, and Universal Health Coverage
Hospital cooperation with Vietnam – Virginie Halley des Fontaines, Medical expert in public health, Haut conseil de la santé publique (France)
Exchange of practices with Mexico – Antonio Diaz, Head of the Monterrey Therapeutic Support Center

Auteurs : Fayolle evolène

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : Le vieillissement de la population est en augmentation. L’avancée en âge est associée à une détérioration progressive de nombreuses fonctions, telles que celles liées au mouvement, ce qui peut augmenter la perte d’autonomie et la fragilité des personnes âgées. La fragilité est une notion complexe, ne faisant pas consensus au sein de la communauté scientifique. La fragilité d’un individu peut être réversible. En conservant ou en augmentant les capacités physiques, l’activité physique peut jouer un rôle essentiel chez les personnes âgées fragiles et pré-fragiles et ainsi améliorer leur qualité de vie. Objectifs : Les objectifs de cette étude sont de réaliser un état des lieux des interventions d’AP proposées aux personnes âgées fragiles et pré-fragiles et de déterminer comment la fragilité est évaluée. Méthode : Nous avons effectué une revue de portée et réalisé nos recherches dans les bases de données suivantes : PubMed, Cochrane Library et Embase, de janvier à décembre 2024. Nous avons suivi la méthodologie pour les « scoping research studies » établie par le Joanna Briggs Institute . Résultats : La majorité des recherches ont proposé des interventions d’AP multi-composantes. Les exercices de résistance, d’équilibre et d’endurance aérobie étaient les plus fréquemment proposés. Ces interventions comportent généralement 2 à 3 séances d’AP par semaine, pour une durée souvent comprise entre 2 et 6 mois. Dans certaines études, des interventions supplémentaires ont été ajoutées aux programmes d’AP, principalement en lien à la nutrition. Il existe une diversité d’évaluation de la fragilité. Les critères de Fried sont les plus utilisés. Parmi ses cinq composantes, la lenteur de marche et la faiblesse musculaire sont les plus fréquemment améliorées après une intervention d’AP. Toutefois, différentes méthodes d’évaluation et seuils ont été utilisés pour mesurer chacun des 5 critères, compliquant ainsi la comparaison des profils. Conclusion : Les programmes d’AP sont assez standardisés. Il réside une forme d’âgisme en lien avec la fragilité, les personnes âgées étant souvent associées à la fragilité sans pour autant qu’une évaluation celle-ci ne soit réalisée. L’évaluation objective de la fragilité physique ne dispose pas à ce jour de consensus.

Auteurs : Huvent dominique, Aymes estelle, Amouyel philippe, Sacco guillaume, Puisieux françois, Beuscart jean-baptiste et Hamroun aghiles

Type de communication : Communication orale

Résumé :

En l’absence de traitements curatifs, il est crucial d’identifier des facteurs de risque modifiables pour les maladies d’Alzheimer et apparentées, tels que l’isolement social. Cette étude explore ainsi le lien entre isolement social et accès aux soins primaires chez les patients très âgés lors de leur première consultation en centre mémoire en France. Cette étude transversale multicentrique nationale a inclus l’ensemble des patients âgés de 75 ans et plus, vivant au domicile, issu de la Base Nationale Alzheimer entre 2011 et 2020. L’isolement social a été défini en trois catégories selon le mode de vie : non isolé, partiellement isolé et totalement isolé . L’association entre l’isolement social et les indicateurs d’accès aux soins primaires a été analysée par régression logistique multivariée après ajustement pour des variables sociodémographiques et cliniques. Au total, 491 273 patients ont été inclus, dont 14 et 29% vivaient seuls, respectivement sans et avec entourage. Après ajustement, comparativement aux patients non isolés, les patients totalement isolés présentaient une probabilité réduite d’accès à un bilan complémentaire , à un suivi paramédical spécialisé et à une prescription de traitements anti-Alzheimer . A l’inverse, l’isolement social était associé à une probabilité plus importante de bénéficier d’une assistance sociale . Le même type d’association était observé dans un degré moindre pour les patients partiellement isolés. Ces disparités d’accès aux soins primaires en lien avec l’isolement étaient plus marquées chez les hommes et après 2018 pour la prescription des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase . L’isolement social émerge comme un facteur clé des inégalités d’accès aux soins primaires pour les patients âgés atteints de troubles cognitifs en France.

Auteurs : Le Grand eric, Lafitte séverine et Ferron christine

Type de communication : Communication orale

Résumé :

De mai à décembre 2023, des stratégies de prévention des addictions avec substance ont été expérimentées auprès de jeunes de la PJJ dans des structures de prise en charge de 4 régions différentes .   Ces stratégies émanaient d’un état des lieux réalisé entre 2020 et 2023, à partir d’entretiens de jeunes, de professionnels de la PJJ, d’ experts des addictions, et de recherches documentaires. Ainsi, 5 stratégies ont été définies pour renforcer la promotion de la santé : S’appuyer sur la participation des jeunes ; améliorer l’offre de formation des professionnels ; développer des partenariats intersectoriels ; soutenir l’implication des familles ; prendre en compte la question du genre.   La communication portera sur les enseignements issus de l’évaluation des expérimentations liées aux stratégies de participation, de partenariat et de formation. Cette évaluation a privilégié une approche qualitative . Ces expérimentations ont montré toute leur pertinence pour la prise en charge et l’évolution des pratiques de prévention auprès des jeunes de la PJJ sur les addictions.   Un focus sera fait sur la question de la participation des jeunes quant aux développements de programmes de prévention. Ainsi, les expérimentations ont montré que les jeunes préconisent la prévention par les pairs, le développement de journées santé conçues par les jeunes, la réalisation de podcasts… et que la participation est un levier nécessaire pour aborder les addictions. L’implication des jeunes a permis de proposer une alternative aux messages fondés sur le risque, qui se révèlent inadaptés au regard des pratiques et représentations des jeunes quant aux addictions. La communication évoquera aussi les conditions à mettre en œuvre pour renforcer la participation des publics.    Les 5 stratégies amènent au renouvellement des politiques publiques sur les questions des addictions, et incitent à agir avec et pour les jeunes. Elles constituent un changement de paradigme invitant à passer du « jeune à risque » au « jeune ressource pour la prévention ».

Auteurs : Fédération Addiction

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La légalisation du marché des JAH en ligne, opérée en 2010, s’est accompagnée de la diffusion rapide de cette pratique dans la population générale, et tout particulièrement chez les jeunes : entre 2011 et 2022, la part de jeunes de 17 ans qui misent en ligne est passée de 14,7 % à 27,9 % (OFDT). Parmi les joueurs, on estime à un peu plus de 6% le nombre de joueurs ayant des pratiques problématiques avec diverses conséquences bien démontrées dans la littérature scientifique (économique, familiale, dépression, suicide…). Alors qu’en population générale, le jeu d’argent et de hasard jouit encore d’une représentation plutôt positive, le jeu d’argent et de hasard est aujourd’hui un réel enjeu de santé publique. De plus, de nos jours, le marché des jeux d’argent et de hasard est en constante évolution avec l’apparition de nouveaux modes de jeux toujours plus addictifs (nouveaux modes de jeux en ligne, Jeux à Objets Numériques Monétisables, casinos en ligne…) tout en étant accompagné d’une pression publicitaire de plus en plus forte. Face à ces évolutions et à ces risques, alors que nous entendons très souvent des arguments en faveur de l’expansion de ce marché notamment en faveur de son potentiel apport économique, il semble indispensable de disposer d’une politique de régulation ambitieuse qui protège les publics les plus vulnérables et permet le plus précocement possible, le repérage et la prise en charge des joueurs ayant un usage problématique. Dans cette session, nous proposons donc de prendre l’exemple du jeu d’argent et de hasard pour proposer une espace d’échange sur les enjeux d’avoir une politique publique ambitieuse pour accompagner l’évolution de pratiques à risques.

Intervenant·es :
Carine Mutatayi, chargé d’étude à l’OFDT
Sophie Massin, Professeure des Universités en Sciences Économiques à l’Université de Lille
Thomas Gaon, Psychologue clinicien, spécialisé en addictologie au Centre Médical Marmottan

Modérateur·trice :
Alexis Grandjean, responsable du pôle Expérimentation-Innovation-Recherche à la Fédération Addiction

Auteurs : Diallo khadidiatou, Pouchin pauline, Adélaïde lucie, Lepeule johanna, Launay ludivine, Launoy guy et Bryère joséphine

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction
La justice environnementale a pour ambition d’assurer à la fois que les bénéfices environnementaux mais aussi les charges environnementales soient réparties de manière équitable sur le territoire entre tous les groupes sociaux. L’objectif de cette étude était d’analyser l’association entre l’exposition aux particules fines , au dioxyde d’azote , à la pollution des sites et sols contaminés, et la défavorisation sociale à une échelle fine en France continentale. Méthodes Un indicateur du nombre de site et sol contaminé à proximité, ainsi qu’un indicateur du nombre de jours de surexposition selon les recommandations de l’OMS pour la pollution quotidienne en 2021, ont été définis à l’échelle des unités géographiques de moyenne 2000 habitants . La défavorisation sociale a été mesurée à l’aide de la version française de l’EDI dans sa version de 2017. L’association entre la pollution et la défavorisation sociale a été évaluée à l’aide d’un modèle bayésien spatial de Poisson autorégressif conditionnel. Résultats
Les unités géographiques des deux quintiles les plus défavorisés présentaient un risque accru d’avoir un nombre élevé de sites et sols contaminés à proximité . Concernant la pollution par les PM10, PM2.5 et le NO2, les unités géographiques du quintile le plus défavorisé présentaient un risque plus élevé d’avoir un nombre de jours de surexposition plus important, avec respectivement 1,087 [IC 95 % : 1,082-1,093], 1,027 [IC 95 % : 1,025-1,029] et 1,013 [IC 95 % : 1,011-1,016]. Conclusion
Cette étude met en évidence les effets cumulatifs des inégalités environnementales et sociales en France continentale, soulignant la nécessité d’interventions ciblées pour réduire les disparités dans l’exposition à la pollution et les risques sanitaires associés.

Auteurs : Hennard marie et Breton eric

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Objectif : La stratégie de l’«aller-vers » fait l’objet d’un intérêt croissant chez les acteurs du système de santé en France. Pourtant, sa définition et la nature des pratiques de prévention et de soins qui en découlent ne font pas consensus. Nous rapportons les résultats d’une recension des écrits visant à mieux définir le périmètre des actions de l’aller-vers. Méthodes : Une recension de la littérature scientifique a été réalisée en mai 2024 à partir des bases de données CAIRN et PubMed. Les mots clés « aller-vers » ou « aller vers » ont été recherchés dans les titres et résumés. L’analyse s’est limitée aux références en français. Résultats : Issue du monde du travail social et émanant du terrain, la notion d’aller-vers a encore peu fait l’objet d’un travail de théorisation. Elle s’est récemment imposée dans le champs de la santé, passant d’une modalité d’intervention professionnelle à un véritable dispositif de politique publique. Dans ce domaine, l’impératif d’aller-vers a entrainé le développement de différentes pratiques, répondant à certains principes invariants, mais sans que celles-ci fassent l’objet d’une typologie dans la littérature scientifique ou d’un cadrage clair de la part des pouvoirs publics. Sur la base de ces constats, nous offrons une première définition qui précise les fins, les publics concernés, les stratégies et la posture éthique propre à l’aller-vers. Les analyses historiques des pratiques d’aller-vers incitent en particulier à adopter une perspective éthique claire et excluant les pratiques coercitives. Conclusions : Si l’aller-vers est aujourd’hui identifié comme un outil d’action publique essentiel pour améliorer la santé des populations éloignées du système de santé, le défaut de conceptualisation claire empêche un déploiement optimal des actions en France et plus largement dans le monde francophone. Un meilleur cadrage des pratiques et de la portée de l’aller-vers est la condition sine qua non à l’amélioration du déploiement et de l’évaluation de ces démarches.

Auteurs : Castel patrick et Agrinier nelly

Type de communication : Découverte

Résumé :

L’identification des facteurs contextuels apparaît cruciale pour concevoir, implémenter, évaluer et déployer les interventions en santé. Parmi eux, les contextes organisationnels font l’objet d’une attention croissante. Mais cette attention ne s’accompagne pas toujours d’une ouverture aux méthodes et concepts développés par les sciences des organisations, au premier rang desquelles la sociologie des organisations. La sociologie des organisations a démontré que l’organisation ne se limite pas à des dimensions formelles (l’organigramme, les procédures, les moyens…) et que la structure informelle en constitue un élément central. Cette dernière est le résultat du système de relations d’échanges, d’évitements et de tensions entre acteurs dans la réalisation d’une activité (de prévention, de prise en charge ou d’accompagnement dans le cas de la santé). Dans ce projet de communication, nous proposons de présenter la démarche méthodologique et les principaux concepts de l’approche sociologique des organisations. Nous montrerons en quoi cette approche fournit un cadre utile pour les interventions et recherches de santé publique. Nous verrons qu’elle conduit à concevoir l’organisation à l’interface entre l’intervention (même quand l’objectif est de changer des comportements individuels) et son contexte d’implémentation. Nous présenterons ainsi trois concepts principaux qui nous semblent être particulièrement utiles pour penser ces enjeux organisationnels :  1. L’action organisée et les enjeux de coopération et de conflit qu’elle génère ; 2. Les relations d’interdépendance et de pouvoir entre les acteurs et leur rôle dans le (non-) changement social ; 3. Le rôle du leadership et de la gestion de ces relations dans la mobilisation des acteurs et la mise en œuvre de programme. Enfin, nous exposerons deux méthodes développées de longue date par la sociologie des organisations : 1. L’entretien organisationnel ; 2. Le sociogramme. Pour illustrer le caractère heuristique de cette approche pour la recherche et l’action en santé publique, nous nous appuierons sur le programme ORANEAT. Ce programme, qui vise à améliorer l’usage des antibiotiques en EHPAD, mobilise la dimension organisationnelle à toutes les étapes de son développement, depuis l’étape de diagnostic à l’évaluation des interventions proposées en passant par la conception du support à l’implémentation.

Auteurs : Guével marie-renée, Porcherie marion, Ferron christine, Godeau emmanuelle, Le Grand eric, Roué Le Gall anne, Simar carine, Thomas marie-florence et Van Hoye aurélie

Type de communication : Symposium

Résumé :

L’approche par milieu de vie en promotion de la santé connait un certain développement en France : école promotrice de santé, lieu de santé promoteur de santé, club sportif promoteur de santé, PJJ promotrice de santé, territoire favorable à la santé, etc. Formalisée par la déclaration de Sundsvall, cette approche repose sur le postulat que les individus ne vivent pas isolément de leur environnement mais au contraire, interagissent avec celui-ci. Elle prend ainsi appui sur les théories socio-écologiques. Au-delà des facteurs individuels et des comportements, le principe même de l’approche par milieu de vie est d’intégrer une réflexion liée aux systèmes et aux organisations dans lesquels les populations évoluent quotidiennement. Mettant l’accent sur le contexte, elle permet de définir le périmètre de l’intervention en se centrant sur un milieu en particulier, facilitant l’identification des problématiques, des partenaires et la construction des actions en faisant le lien entre les enjeux de santé et les missions premières du milieu de vie . Dans une société fonctionnant principalement en silo, par secteur et mettant en avant les solutions à l’échelle individuelle, l’approche par milieu de vie est prometteuse dans sa capacité à opérationnaliser un processus de promotion de la santé et à contribuer à la réduction des inégalités sociales de santé. Néanmoins, sa mise en œuvre soulève un certain nombre de questionnements. Deux axes peuvent être mentionnés : 1) Au sein des milieux, comment articuler les différents enjeux sociétaux qui les traversent tels que les enjeux environnementaux ? 2) Entre les milieux, comment ne pas recréer un fonctionnement en silo, où les milieux de vie évolueraient les uns à côté des autres sans prendre en considération qu’au cours d’une journée ou d’une vie, un même individu va fréquenter plusieurs milieux de vie ? L’objectif de ce symposium est d’ouvrir le débat et de susciter les échanges sur les relations et les circulations entre les différents milieux de vie. S’appuyant sur l’expertise développée par les intervenants dans le cadre de recherches interventionnelles et participatives, dans une perspective de partage des connaissances, le symposium comprendra : Introduction – L’approche par milieu de vie en promotion de la santé, quel développement en France ? Table-ronde – Chaque intervenant partagera l’état des réflexions concernant le milieu de vie avec lequel il travaille. La discussion se structurera ensuite autour de trois enjeux : la gouvernance, la production de connaissances et l’éthique. Echanges avec la salle. Conclusion – Synthèse et mise en perspective.

Auteurs : Buzzi marie, Laetitia minary, Kestens yan, Moullec grégory et Agrinier nelly

Type de communication : Communication orale

Résumé :

CONTEXTE : Alors que la santé mentale vient d’être désignée Grande Cause Nationale par le gouvernement français, les interventions écologiques instantanées suscitent un intérêt croissant. Ce type d’interventions, délivrées aux individus en temps réel et dans leur environnement, représente une opportunité de promotion du bien-être individualisée, instantanée et plus accessible. Cependant, le manque d’outils adaptés à l’évaluation instantanée du bien-être limite la possibilité de développer et d’évaluer ces interventions. Nous présentons ici l’EMoWI , une échelle innovante, numérique, et picturale du bien-être instantané. METHODOLOGIE : Le développement l’EMoWI s’est basé sur une revue de la littérature et des entretiens qualitatifs auprès de professionnels de santé mentale, permettant d’identifier les dimensions constitutives du bien-être instantané. Des graphistes professionnels ont été sollicités pour produire des icônes représentant ces dimensions. Des entretiens qualitatifs menés auprès d’adolescents français et canadiens ont permis d’affiner progressivement la formulation des items et le choix des icônes. Les propriétés psychométriques de l’échelle ont ensuite été évaluées dans différents contextes : en validation transversale classique, dans sa version francophone, auprès d’adolescents français recrutés dans le cadre du projet EX!ST, en validation transversale classique, dans sa version anglophone, auprès d’adolescents canadiens recrutés dans le cadre de l’étude COMPASS, et en évaluation écologique instantanée, auprès d’adultes canadiens recrutés dans le cadre de la cohorte COHESION. RESULTATS : L’EMoWI intègre 8 items représentant les 8 dimensions constitutives du bien-être instantané identifiées. Dans les trois contextes d’étude, l’EMoWI présentait des propriétés psychométriques satisfaisantes, notamment en termes de validité de contenu, de structure, et de cohérence interne. Ces résultats confirment sa pertinence pour évaluer le bien-être instantané des adolescents et des adultes, tant en version anglophone que francophone. RETOMBEES : L’EMoWI constitue un outil valide et fiable pour mesurer le bien-être instantané en population générale. Son utilisation pourrait permettre aux chercheurs de mieux appréhender l’influence des déterminants sociaux et géographiques immédiats sur le bien-être instantané. A terme, elle pourrait également contribuer à la conception et l’évaluation d’interventions écologiques instantanées personnalisées visant à promouvoir le bien-être en temps réel, répondant ainsi au mieux aux besoins des populations.

Auteurs : Pégon guillaume et Servigne pablo

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Les crises contemporaines systémiques – climatiques, sanitaires, sociales – soulignent l’importance du lien social et des dynamiques d’entraide dans la préservation de la santé mentale des populations affectées. Face à l’adversité, les solidarités locales émergent sous diverses formes, des réseaux informels aux initiatives structurées par des collectifs citoyens. Pourtant, les politiques publiques peinent à intégrer pleinement cette dimension collective et à en tirer des enseignements pour renforcer la résilience des sociétés. Nos recherches, dans le champ de l’humanitaire en France et à l’international, mettent en évidence le rôle structurant des dynamiques communautaires dans la protection et la reconstruction de la santé mentale en contexte de crises. L’analyse d’expériences récentes menées par le groupe URD – telles que l’entraide lors de la tempête Alex en 2020 dans la vallée de la Roya ou l’auto-organisation citoyenne face aux méga-incendies et aux inondations en Australie entre 2021 et 2022 – montre que ces formes de mobilisation sont essentielles. Elles ne répondent pas seulement aux besoins matériels, mais jouent un rôle clé dans l’atténuation de la détresse psychologique et le renforcement de la résilience collective. Ces dynamiques reposent sur une double causalité : d’une part, les réseaux de soutien – familiaux, amicaux, affinitaires – réduisent l’isolement et amortissent l’impact psychologique des crises ; d’autre part, une meilleure santé mentale individuelle et collective favorise l’émergence et la pérennisation de ces formes d’entraide. Ce processus vertueux invite à dépasser une approche individualisante du soin psychique pour inscrire la santé mentale dans une logique structurelle et sociale. Ainsi, nous plaidons pour des politiques publiques intégrant l’entraide comme levier central de la résilience collective. Face aux crises systémiques qui traversent nos sociétés, il s’agit non seulement de traiter la détresse psychologique mais aussi de créer des conditions favorables aux solidarités locales par le soutien aux espaces de sociabilité, aux collectifs d’entraide et aux initiatives citoyennes. En reconnaissant la santé mentale comme une responsabilité collective, les sociétés peuvent mieux se préparer aux crises et s’appuyer sur la force du lien social pour construire un avenir plus durable.

Auteurs : Duburcq anne, Leo magali, Buleux eric, Le Tutour andré, Duflos anne-sophie, Macabiau claire, Joudiou antonin et Rojas Castro daniela

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction Les traitements immunosuppresseurs sont indispensables pour prévenir le rejet de greffe chez les personnes transplantées. Toutefois, leur prise prolongée peut engendrer des effets indésirables significatifs et impacter divers aspects du quotidien. Si leur efficacité clinique est bien documentée, leur influence sur la qualité de vie des patients reste encore insuffisamment explorée. Cette étude vise à combler ce manque en recueillant l’expérience des patients greffés sous immunosuppresseurs. Méthode Etude transversale co-construite entre MoiPatient et quatre associations de patients greffés et enrichie par les contributions d’une trentaine de patients réunis lors d’un séminaire. Un questionnaire en ligne a été disponible pour évaluer différentes dimensions de la qualité de vie des patients sous immunosuppresseurs entre mars-juin 2021, cette enquête s’inscrit dans une démarche méthodologique fondée sur l’expérience des patients. Résultats L’enquête a recueilli les réponses de 852 participants , greffés du rein , du foie , du cœur et du poumon . La polymédication était fréquente : 55 % des répondants prenaient au moins 10 médicaments par jour, dont en moyenne 5 immunosuppresseurs. Plus d’un quart des patients jugeaient leur traitement contraignant, et 47 % rapportaient au moins un effet indésirable dans les trois derniers mois. L’impact des immunosuppresseurs concernait plusieurs dimensions : troubles du sommeil , irritabilité , troubles de l’humeur , anxiété et dépression . Par ailleurs, ces traitements affectaient la vie familiale , la sphère sociale et professionnelle ainsi que la vie intime . Parmi les patients en activité professionnelle avant leur greffe, un tiers considérait que les immunosuppresseurs constituaient un frein à la reprise du travail. Discussion Cette étude a permis d’atteindre un large éventail de profils de patients greffés. Les résultats mettent en évidence les effets des traitements immunosuppresseurs sur la qualité de vie, bien au-delà de leur efficacité biologique. Ces données apportent un éclairage essentiel pour mieux intégrer la qualité de vie des patients dans les processus d’évaluation des médicaments.

Auteurs : Gervais mathieu, Rojo sébastien, Mathieu alexandra et Dubetz simon

Type de communication : Communication orale

Résumé :

L’Intervention Psychosociale par la Nature et l’Aventure est un mode d’intervention développé au Québec autour de l’idée que des expériences partagées et significatives en milieu naturel peuvent produire des changements durables pour les participants. Elle se base sur la réalisation d’activités de nature par un groupe avec la conviction que le type d’activité, la manière de la préparer, de la vivre et de l’évaluer ensemble permet de soutenir des changements positifs. Mise en œuvre dans divers contextes, en France, au Canada et en Belgique, l’IPNA démontre sa pertinence pour les personnes concernées par des troubles psychiques : rupture de l’isolement, activité physique, confiance en soi, ressources dans un parcours de rétablissement… autant d’effets documentés de ces expériences. Cet échange sera l’occasion de présenter cette proposition originale à travers des initiatives concrètes : En Passant par les Calanques à Marseille, le Centre d’expertise et d’innovation – Ex Situ Expérience au Québec et XP Nature et D’une cime à l’autre en Belgique. Alors que le lien entre exposition à la nature et santé mentale est de mieux en mieux documenté et que les objectifs d’inclusion sont toujours plus affirmés dans les politiques de santé publique, l’IPNA représente une proposition d’innovation sociale concrète complémentaire de l’offre sanitaire et sociale existante. En lien avec les thématiques du congrès, les intervenants – acteurs opérationnels en même temps qu’acteurs de la formation et de la recherche académique sur ce sujet – s’emploieront à revenir en particulier sur l’enjeu d’inclusion : comment l’IPNA prend en compte les besoins des participants pour les inscrire dans une trajectoire de changement autodéterminée? Comment va-t-elle à la rencontre de populations exclues et quels sont ses effets sur les déterminants sociaux de leur santé ? Comment organise-t-elle des collectifs dans lesquels les participants sont acteurs ? Comment articule-t-elle son offre de « Loisir d’abord » celle des acteurs de la santé et de sa promotion, dans un souci de réduction des inégalités sociales de santé ?

Auteurs : Saint-Dizier chloé, Lamer antoine et Charbit joël

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction : La délivrance de traitements de substitution aux opiacés est un élément clé de la prise en charge des addictions. Depuis l’introduction de la méthadone en 1995, les parcours de soins se sont complexifiés, notamment en raison des disparités territoriales et de l’offre de santé locale. Cette étude explore la dimension spatio-temporelle de la délivrance des TSO à travers une approche mixte combinant analyses quantitative et qualitative. Méthodes : Notre étude repose sur l’analyse des délivrances de méthadone et buprénorphine à partir du Système National des Données de Santé entre 2013 et 2023. Les analyses, ajustées sur l’âge et le sexe, visent à identifier les zones de sur-incidence. Une enquête qualitative a été menée auprès d’acteurs territoriaux des Hauts-de-France impliqués dans l’addictologie. Quatorze entretiens individuels et collectifs ont permis d’éclairer les résultats statistiques et d’affiner l’interprétation des données. Résultats : Entre 2013 et 2023, 59453 patients ont bénéficié d’un TSO dans les Hauts-de-France. L’étude révèle une surreprésentation des prescriptions en milieu rural et des disparités entre méthadone et BHD. Dans ces zones, l’accès à la médecine de ville est plus complexe et la structuration des marchés parallèles pourrait influencer ces écarts. De plus, les réseaux de collecte peinent à corriger un biais de surévaluation des contextes urbains, limitant la justesse des données régionales. Discussion : L’étude met en lumière des inégalités territoriales dans l’accès aux TSO et souligne une sous-évaluation du profil des consommateurs en milieu rural. Malgré des mécanismes de contrôle des biais méthodologiques, la démarche reste exploratoire. Toutefois, l’approche mixte adoptée permet une meilleure compréhension des déterminants de la santé publique et offre des pistes pour améliorer l’évaluation des politiques de réduction des risques.

Auteurs : Hamroun aghiles, Tidiane Niang amadou, Occelli florent, Paumelle martin, Amouyel philippe, Dauchet luc, Glowacki françois, Couchoud cécile et Genin michael

Type de communication : Communication orale

Résumé :

En France, bien que des variations notables dans les taux d’incidence de la défaillance rénale traitée soient déjà bien documentées sur le territoire, les rôles respectifs des facteurs sous-jacents impliqués restent difficiles à interpréter. L’objectif de ce travail est d’identifier et quantifier la part de variabilité spatiale d’incidence de la défaillance rénale traitée expliquée par la défaveur sociale en France, après prise en compte des principaux facteurs de risque connus. Cette étude écologique, menée à l’échelle communale sur l’ensemble de la France métropolitaine, inclut l’ensemble des patients ayant initié un traitement de suppléance entre 2012 et 2021 . Un modèle hiérarchique bayésien spatio-temporel a permis de modéliser l’évolution de l’incidence de la défaillance rénale en France ainsi que son association avec la défaveur sociale après ajustement sur la prévalence de diabète, l’accessibilité des centres de dialyse, la pollution atmosphérique et le niveau de fonction rénale résiduelle au démarrage du traitement de suppléance.  Au sein du modèle multivarié, la défaveur sociale est significativement associée à un surrisque d’incidence de la défaillance rénale , cette association étant partiellement médiée par la prévalence du diabète . Le modèle complet a permis d’expliquer 49,9% de la variabilité spatiale d’incidence de la défaillance rénale traitée sur le territoire métropolitain, dont 34,7% expliqués par la défaveur sociale à elle seule. Au total, ce sont respectivement 21360, 15725 et 12021 cas incidents qui auraient pu être évités sur la période selon le scénario de réduction des inégalités territoriales de santé en France . La défaveur sociale apparaît comme l’un des acteurs majeurs des grandes disparités territoriales d’incidence de la défaillance rénale traitée en France.

Auteurs : Obradovic ivana

Type de communication : Communication orale

Résumé :

En une décennie environ , 24 États sur 50 aux États-Unis, deux pays du continent américain et trois en Europe ont légalisé le cannabis à usage dit « récréatif », sous diverses formes. Toutes ces initiatives de « régulation » du cannabis revendiquent à la fois des objectifs de santé publique et de sécurité publique . Bien qu’elles bravent les conventions internationales sur les stupéfiants, elles font surtout débat car elles risquent d’accroître l’accessibilité d’un produit aux risques sanitaires pourtant bien documentés. Compte tenu du caractère récent de ces politiques, de leur diversité et des inquiétudes qu’elles suscitent, l’OFDT a lancé une recherche visant à étudier leurs conditions de mise en œuvre et leurs conséquences en termes de santé publique. Cette recherche compare les modalités et les pratiques concrètes de régulation dans six juridictions d’Amérique du Nord : État de Washington, Oregon, Californie , Colombie-Britannique, Ontario, Québec . L’analyse s’appuie sur 71 entretiens d’acteurs-clés locaux , interrogés entre 2019 et 2023 selon une méthodologie commune, complétés par des observations directes . Les résultats soulignent les nombreux défis de mise en œuvre de la régulation du cannabis, classiques ou plus singuliers, liés à la complexité de réguler le cannabis – qui, contrairement à l’alcool ou au tabac, se caractérise par une multiplicité de produits, de modes d’usage, d’effets et de contextes de consommation. Ils pointent aussi les craintes des professionnels de santé quant aux effets de la mercantilisation du cannabis . Ainsi, la régulation du cannabis constitue un enjeu d’action publique complexe, tiraillée entre des objectifs contradictoires et confrontée au défi d’organiser la transition d’un secteur illicite vers le marché légal qui va de pair avec un processus continu de réforme, remettant à chaque fois en jeu la pondération des priorités et la place de la santé publique.

Auteurs : Vander Brigghe audrey, Caillez hélène et Calimache marjori

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Audrey Vander Brigghe 1, Hélène Caillez 1, Marjorie Calimache 1 1 : CPAM Lille Douai Contexte : La sensibilisation des jeunes aux enjeux environnementaux est devenue essentielle face aux risques que le dérèglement climatique et la pollution font peser sur la santé humaine et planétaire. Les enfants de 9 à 11 ans, en raison de leur vulnérabilité face aux polluants et de leur curiosité naturelle, représentent un public clé pour l’éducation à la santé environnementale. Objectifs : Sensibiliser 55 enfants d’une classe d’âge aux enjeux du dérèglement climatique et de la pollution sur leur santé pour modifier leurs habitudes et celles de leur entourage Méthodologie :
La commune de Faches-Thumesnil, marquée par un héritage industriel et ayant déclaré une « urgence écologique », était un terrain pertinent pour expérimenter ce projet. En collaboration avec l’école Anatole France, une phase pilote a été lancée pour les classes de CM1 et CM2 durant l’année scolaire 2023/2024. Le projet se compose de cinq modules thématiques : équilibre alimentaire et environnement, impact des plastiques, pollution de l’air, pollution psychosociale et impact des écrans. Chaque module comprend des objectifs pédagogiques clairs, des supports adaptés et des défis à relever. Un forum à la fin de l’année permet aux enfants de présenter leurs apprentissages et d’interagir avec des acteurs locaux. Résultats :
L’engagement des élèves a été très positif, avec une participation active de leurs parents, des enseignants et du directeur de l’école. Des changements significatifs ont été notés, tels que l’amélioration des choix alimentaires et une réduction de l’utilisation du plastique, y compris dans leur entourage. Le forum de fin d’année a attiré 120 visiteurs. L’école pilote continue de former des enfants ambassadeurs, avec une évaluation prévue à moyen terme pour mesurer la durabilité de leur engagement au collège. Conclusion :
Déclinaison du Plan Régional Santé Environnement des Hauts de France, le projet va être étendu à quatre autres écoles du Douaisis en 2025. Le format clé en main facilite sa réplicabilité. Néanmoins, l’accès aux écoles constitue un défi. Une adaptation aux structures extrascolaires pourrait permettre de toucher un public plus large.

Auteurs : Tamboura aboubakry et Mani nicolas

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La pair-aidance en santé mentale se déploie généralement au sein des services de soins et d’accompagnement, comme une modalité complémentaire de prise en charge/soin. Ce faisant, elle permet d’associer aux savoirs théoriques et aux savoirs-faire des professionnels, des savoirs expérientiels sur le vécu de la maladie psychique et le processus de rétablissement. Toutefois, l’accès à ces « experts du vécu » nécessite souvent d’être accompagné par un des dispositifs où ils sont employés, limitant ainsi les effets bénéfiques de leur action aux seuls usagers/bénéficiaires de ces structures.  Le Céapsy , a intégré dans son offre de service, un accès libre, gratuit et quotidien à un pair aidant professionnel pour apporter cette spécificité expérientielle à tous les sollicitants du dispositif. Cette « PAIR-MANENCE » permet de soutenir des pairs qui connaissent les impacts des troubles psychiques et de donner des clefs de compréhension pour les professionnels et aidants. L’animateur de cet espace est une personne concernée, formée en tant que Médiateur de Santé Pair . L’accueil du public se déroule tous les matins , par téléphone, mail, Visio ou bien en présentiel, pour l’ensemble du champ de la santé mentale : professionnels, personnes concernées, proches. Écoute, orientation sur la thématique rétablissement et pouvoir d’agir sont dispensées lors des entretiens. Un travail en équipe a été mis en place en amont et en aval de l’arrivée du pair-aidant pour structurer le projet. Enfin, l’intégration de la pair aidance au sein du centre ressource a permis au dispositif de compléter sa dimension informative sur les ressources par une approche expérientielle de ces mêmes ressources. Et au-delà, la présence au sein de l’équipe d’un professionnel qui incarne le rétablissement contribue à nourrir l’espoir et à déstigmatiser les troubles psychiques.

Auteurs : Jean-Luc Roelandt et Anne Vuillemin

Type de communication : Plénière

Résumé :

Intervenant·es :
Marie-Christine Staniec-Wavrant, Adjointe au maire de Lille en charge de la santé, vice-présidente du Réseau français Villes-Santé
Frank Bellivier, Délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie
Céline Letailleur, Pair-aidante facilitatrice et formatrice, doctorante en santé communautaire à Aix-Marseille Université
Michel Laforcade, Ancien Directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine
Emmanuelle Rémond, Présidente de l’Unafam

Depuis plus de trois décennies, la France façonne une politique de santé mentale publique. Cette table ronde propose un bilan croisant expériences de terrain et arbitrages institutionnels. Frank Bellivier, Michel Laforcade et Emmanuelle Rémond confronteront leurs points de vue sous l’animation de Jean-Luc Roelandt (CCOMS EPSM Lille Métropole). Qu’est-ce qui a réellement changé en 25 ans pour l’accès aux soins, la prévention et la promotion, la lutte contre la stigmatisation et les inégalités de santé, et la coordination des acteurs ? Où persistent les angles morts ? Quels leviers activer dès maintenant pour une santé mentale véritablement publique et réussie à l’agenda 2050 ?

Auteurs : MGEN et GROUPE VYV

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La démarche préventive en santé mentale est complexe, car les déterminants de santé sont nombreux et les segments entre exposition au risque et réalisation sont très différents. Une démarche de qualité doit comprendre une partie diagnostic et évaluation des risques, notamment via les outils de la segmentation des publics, pour mieux pousser des dispositifs adaptés, dont l’efficacité sera confirmée – ou pas – par une pratique systématique d’évaluation.

Intervenant·es :
Mélusine Harle, Directrice de la Prévention MGEN
Arnaud Boyer, Directeur de la prévention & promotion santé Groupe VYV

Modérateur·trice :
Samuel Galtie, Directeur national santé mentale VYV3, directeur des pôles santé mentale et médico-social MGEN

Auteurs : Zürcher karin

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Bien que la majorité de la population suisse se perçoive en bonne santé, plus d’un tiers vit avec une maladie chronique et la souffrance psychologique augmente. Les troubles psychiques sont la principale cause d’hospitalisation chez les 10-24 ans. Pour y répondre, une approche globale intégrant les déterminants sociaux, économiques et environnementaux, tout en renforçant les compétences individuelles, est essentielle. En tant qu’autorités et cadres de vie, les communes jouent un rôle clé dans la promotion de la santé, notamment mentale en créant des environnements favorables au bien-être psychique. L’ensemble des politiques communales est concerné : affaires sociales, éducation, jeunesse, urbanisme, environnement, culture, sport, etc. Par exemple, elles peuvent aménager des espaces publics propices aux liens sociaux, soutenir des actions de lutte contre l’isolement, renforcer l’accès aux loisirs, ou mettre en place des dispositifs d’insertion professionnelle pour les jeunes. En Suisse, le label « Commune en santé » accompagne les communes dans l’intégration de la santé dans l’ensemble de leurs politiques, renforçant ainsi le bien-être de la population. Accessible à toutes les communes sans frais, il permet d’identifier et d’améliorer les actions communales déjà existantes sur leur territoire grâce à un soutien adapté. Il encourage les collaboration intersectorielles, l’équité territoriale et accorde une attention particulière aux populations à besoins particuliers ainsi qu’à la cohésion sociale. Développé en 2010, le label est aujourd’hui présent dans toute la partie francophone du pays. Dans le Canton de Vaud, qui compte 850’000 habitant·es, environ 50 % de la population vit dans une commune labellisée ou en cours de labellisation. De nombreuses actions communales valorisées par le label contribuent à la santé mentale. Un inventaire a récemment permis la création d’un guide pour les acteurs communaux, offrant des actions concrètes pour influencer les déterminants de la santé mentale des jeunes. Une évaluation externe du label souligne sa pertinence et son utilité, en mettant en avant l’importance de la participation citoyenne, de l’autonomisation, de la coopération intersectorielle et du dynamisme intercommunal. Elle recommande d’adapter certains critères aux petites communes et d’accorder plus d’attention aux publics vulnérables, tout en conservant une approche flexible et locale.

Auteurs : Letailleur celine, Mériaux fanny, Brilleman valérie, Griselhouvre judith, Nagy maeva, Hanssens patricia, Mostaert nathalie, Dupont jean françois, Tinland aurélie et Gardien eve

Type de communication : Découverte

Résumé :

Il existe 221 Recovery Colleges dans 28 pays, chacun formant en moyenne 150 usagers par an (Hayes et al. 2023). Les formations des Recovery College sont co-produites et co-animées par des usagers (pairs-aidants) et/ou des professionnels (Whitley, Shepherd, and Slade 2019). Deux revues systématiques identifient des résultats prometteurs (Thériault et al. 2020; Crowther et al. 2018) :   > Baisse de la stigmatisation, amélioration de la qualité de vie, de la participation, de l’inclusion sociale et du bien-être des usagers. > Promotion de la co-production, de la décision partagée et réduction des attitudes stigmatisantes chez les soignants. > Réduction de l’utilisation des services de santé.   En France, le premier Recovery College, le CoFoR, a été créé à Marseille en 2017 et a formé plus de 700 usagers, appelés étudiants. Le CoFoR Hauts-de-France a ouvert en 2022 et accueilli 90 étudiants. A l’image du Royaume-Uni (90 structures), l’approche pourrait diffuser largement sur le territoire.  Les chercheurs identifient trois mécanismes d’action : d’abord, la création un « environnement responsabilisant », où les participants co-construisent leur parcours et sont valorisés pour leurs forces plutôt que leurs fragilités ; ensuite, des relations « co-décisionnaires et transformatrices »,
favorisant l’adaptation du modèle au contexte socio-culturel ; enfin, le pouvoir d’agir, où l’apprentissage permet d’appliquer les acquis au quotidien et de se reconnecter aux ressources de la communauté (Toney, 2018). Cette contribution à plusieurs voix (étudiants, pair-aidants, coordinateurs, chercheurs) vise tout d’abord à contextualiser le modèle à l’international, puis à présenter le modèle français et enfin à ouvrir sur des enjeux transversaux : organisation de l’offre en santé mentale, évaluation, gouvernance, production de savoirs, participation, pair-aidance, rétablissement. Un slam introductif et deux vidéos de 2 minutes ponctueront les échanges et donneront la parole à plus de personnes concernées.

Auteurs : Saugeron benoit et Sonnier pierre

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction : Face à l’augmentation du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques en France, les besoins en Education thérapeutique sont considérables. Cependant, cette mission ne peut être assurée exclusivement par les hôpitaux. L’ETP devrait être accessible au plus près des lieux de vie et de soins des patients. L’ETP de ville, de proximité ou de premier recours, correspond à une offre d’ETP qui se réalise hors des murs d’un établissement. L’ARS PACA a missionné le Comité régional d’éducation pour la santé Provence-Alpes-Côte d’Azur afin de mener une enquête. L’objectif principal est d’identifier les différentes initiatives existantes et de comprendre les freins et leviers au développement de ce format d’ETP en France. Méthode : Le CRES PACA s’est adressé aux référents ETP des ARS ainsi qu’aux structures ressources régionales en ETP. Pour compléter ce panel, il a été décidé d’interroger trois Unités transversales d’éducation du patient, dans trois régions différentes ayant dans leurs missions le développement de l’ETP hors de l’hôpital, ainsi qu’une plateforme territoriale d’ETP. Le référent national de la MSA a également été auditionné, ainsi que deux experts. Un travail d’analyse qualitative thématique a permis de présenter les résultats et les perspectives. Résultats et piste de développement : 11 centres ressources, 8 ARS, 4 UTEP, 2 experts, et 1 représentant d’un programme national d’ETP ont été interviewés. 4 leviers ont pu être identifiés : le portage, le financement, le soutien ou encore le format de l’ETP. Ces leviers ont permis de dresser des recommandations selon 5 axes. – une évolution règlementaire, permettant de repenser le rôle des CPTS, de la place du médecin traitant, ainsi que des modalités de financement. – une réorganisation du portage et de l’offre en ETP disponible sur les territoires, permettant que l’ensemble des acteurs trouvent leur place dans le paysage de l’ETP. – un soutien aux programmes pluripathologiques et aux programmes en visioconférence, permettant de mutualiser certaines séances et toucher le plus grand nombre de patients. – un déploiement repensé de l’ETP en formation initiale et continue permettant de développer une culture commune. – la mise en place de rencontres entre les équipes permettant de valoriser les programmes existants, de nourrir la créativité et de soutenir les innovations. 5 axes de développement dont les équipes et les ARS peuvent s’inspirer pour penser et déployer l’ETP dans les soins de proximité.

Auteurs : Manneville florian, Ricci laetitia et Omorou abdou

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : Le locus de contrôle interne désigne la croyance en un contrôle personnel sur son propre bien-être, tandis que le locus externe attribue ce contrôle à des facteurs extérieurs . Si la littérature suggère que le locus interne est plus favorable au bien-être que le locus externe, cette relation reste peu étudiée chez les agriculteurs. Cette étude explore les associations entre locus de contrôle et bien-être chez des agriculteurs de la région Grand-Est. Méthodes : Les données transversales de 822 agriculteurs du Grand-Est , issues du projet CAGRIMENT , ont été analysées. Des questionnaires en ligne ont été utilisés pour évaluer les locus de contrôle interne et externe , le bien-être général, le bien-être au travail et la détresse au travail. Les scores ont été normalisés de 0 à 100 . Des modèles de régression linéaire ajustés sur l’âge, le sexe, le statut , et le niveau d’étude ont été réalisés. Résultats : Les scores moyens de locus de contrôle « interne » étaient plus élevés que les scores moyens de locus de contrôle « autres » et « hasard » . Un locus interne élevé était associé à un bien-être général et au travail accru, et à une moindre détresse au travail. Par exemple, une augmentation d’un point du score de locus interne était associée à une augmentation de 0,44 point du score de bien-être général, de 0,36 point [0,30 ; 0,42] du score de bien-être au travail, et à une baisse de 0,42 point [-0,48 ; -0,35] du score de détresse au travail. Les tendances inverses étaient observées pour le locus externe. Conclusion : Le locus de contrôle interne est associé à un meilleur bien-être chez les agriculteurs du Grand-Est, contrairement aux locus « autres » et « hasard ». Renforcer le locus interne pourrait être une piste pertinente pour promouvoir leur bien-être des agriculteurs.

Auteurs : Vasseur-Bacle simon, Glémarec charlotte, Faure julia, Gagnon julie, Mulliez-Ewalds anna-paulina, Descamps rémi et Combes De Léon mathilde

Type de communication : Découverte

Résumé :

QualityRights de l’OMS, porté par le Centre collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS), service de l’EPSM Lille Métropole, vise à améliorer la qualité des soins dans les services de santé mentale et à promouvoir les droits des personnes usagères. Ce programme propose, à l’échelle internationale, nationale et régionale, une méthodologie d’observation sur site aux établissements de psychiatrie adulte volontaires et souhaitant faire évoluer leurs pratiques vers un meilleur respect des droits des personnes usagères et une plus grande participation de ces dernières dans l’organisation des soins.Le CCOMS a obtenu un financement au titre du Fonds d’Innovation Organisationnelle en Psychiatrie (FIOP) pour expérimenter un modèle de déploiement régional du programme dans les Hauts-de-France et un financement dans le cadre du Programme de recherche sur la performance du système de soins (PREPS) pour évaluer l’impact d’une observation QualityRights. Une observation se déroule dans un établissement volontaire pendant trois jours, en suivant une grille de 116 items et s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire d’observateurs formés par le CCOMS (psychiatres, infirmiers, cadres et autres professionnels de santé mentale, experts d’expérience, aidants familiaux). L’observation porte sur diverses thématiques comme les conditions d’hospitalisation, l’offre de soins proposée, les pratiques orientées rétablissement, le recours à la contention et à l’isolement, les liens avec les partenaires extérieurs (logement, emploi, formation). Une observation est à ce titre un outil d’accompagnement et un levier de changement des pratiques professionnelles au sein des services de santé mentale, avec à l’appui un rapport conçu comme un outil de travail, basé sur les constats et les pistes d’action formulés par l’équipe d’observateurs. Cette session Découverte permettra de mettre en évidence l’apport du programme QualityRights comme outil pratique d’amélioration de l’organisation et des parcours de soins, de transversalité et de mise en œuvre du concept de santé mentale publique dans les services et au sein des territoires. 

Auteurs : Poveda juan diego et Pintea bogdan

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La domiciliation est un droit fondamental en France qui permet à toute personne sans domicile stable ou vivant dans un logement informel de disposer d’une adresse administrative où recevoir son courrier lui permettant de faire valoir ses droits sociaux et civiques. Les Centres Communaux d’Action Sociales , au titre de leur mission de service public, ont l’obligation de domicilier les personnes dépourvues d’adresse stable ayant un lien avec leur commune. Les organismes agréés peuvent aussi exercer la domiciliation en sus de la compétence obligatoire des CCAS. Cependant, l’obtention d’une domiciliation pour les personnes vivant en bidonvilles reste loin d’être systématique et n’est pas exempte de nombreuses difficultés. La non-obtention d’une adresse administrative peut aussi donner lieu à des situations de refus de soins ou de non-recours aux soins  Face à ces constats, Médecins du Monde a mené une étude qualitative visant à comprendre comment le parcours de soins des habitants d’un bidonville à Stains peut être entravé ou facilité par l’obtention ou non d’une domiciliation administrative. En analysant le parcours de soins en tant que «?carrière?» et «?trajectoire?» , l’étude apporte plusieurs apprentissages. Alors qu’elle n’est mentionnée aucunement par la loi comme un prérequis de la domiciliation administrative, la médiation par une association apparaît comme indispensable. D’un côté, elle explique, facilite et «?débloque?» les démarches des habitant·e·s du bidonville?; de l’autre, elle rassure les agent·e·s du CCAS, souvent confronté·e·s à plusieurs difficultés pour comprendre les situations des personnes. Cette dépendance à la médiation contraste avec une forte autonomie des personnes, notamment concernant la gestion de documents, des temps et des déplacements. Enfin, l’étude montre comment l’obtention d’une adresse administrative ne constitue pas une garantie de l’accès aux soins, celui-ci dépendant aussi d’autres facteurs.   Ces apprentissages permettent de repenser le rôle des associations et d’interroger les stratégies institutionnelles qui, sous prétexte de la médiation par une association risqueraient de reproduire des inégalités de droit.

Auteurs : Grévin saliha

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte et objectifs La désertification médicale en France, exacerbée par le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques, compromet l’accès aux soins primaires. Face à une offre de soins insuffisante et des professionnels en tension, il devient urgent d’expérimenter de nouveaux modèles organisationnels pour garantir un suivi adapté aux populations vulnérables, tout en intégrant une approche de santé publique axée sur la prévention et la coordination des soins. Face au défi majeur que constitue la baisse continue du nombre de médecins généralistes sur l’ensemble du territoire, le Département du Nord déploie en 2024 les premiers centres de santé départementaux intégrant un trinôme territorial en salariat avec des objectifs clairs : Restaurer un accès pérenne aux soins primaires pour les patients sans médecin traitant. Réduire la charge de travail des médecins pour limiter l’épuisement professionnel. Expérimenter un modèle organisationnel favorisant une prise en charge globale et coordonnée. Développer une approche intégrée de santé publique, incluant prévention et éducation thérapeutique.   Intervention Le trinôme de famille traitant, mis en place dans les Maisons Nord Santé, repose sur trois professionnels : Un médecin généraliste, concentré sur l’expertise clinique. Un infirmier en pratique avancée , chargé du suivi des maladies chroniques, de la prévention et du lien médico-social. Un assistant médical, gérant l’administratif et facilitant l’organisation des soins. Fort du succès des premiers trinômes, une expérimentation en santé mentale sera lancée en 2025. Un psychiatre, effectuant des vacations dans le Douaisis, sera associé à une IPA mention santé mentale pour renforcer la prise en charge des troubles psychiques, dans une démarche de proximité et de prévention.   Résultats et perspectives Depuis 2024, près de 4 500 patients ont retrouvé un médecin traitant grâce à ce modèle. Ce trinôme allège la charge des médecins et améliore la coordination des soins, tout en intégrant une approche populationnelle et préventive. Son déploiement progressif constitue une réponse innovante et durable à la crise d’accès aux soins, avec un fort potentiel de transposition à d’autres territoires et spécialités médicales.

Auteurs : Chiron agathe et Serre marion

Type de communication : Symposium

Résumé :

Les recherches en faveur d’une vision de plus en plus holistique de la santé montrent qu’elle ne dépend pas uniquement de la personne, mais aussi du contexte social, économique, environnemental et politique dans lequel elle évolue. Parmi les facteurs identifiés, les milieux d’hébergement apparaissent comme des déterminants majeurs de la santé. La chaire de recherche Mutation des vies étudiantes, hébergée au sein de l’EnsadLab, a travaillé avec l’ensemble du réseau des Crous, pour questionner les conditions d’habilité des logements étudiants. Cette recherche pilotée par deux designers et une architecte a placé l’usage et les usager·es au centre des investigations et expérimentations. En croisant approche créative et analyse critique, elle a mis en évidence des dynamiques systémiques sur lesquelles l’équipe est successivement intervenue. Ce travail enrichit les réflexions existantes en restituant les résultats d’une étude inédite menée au sein des résidences étudiantes du Crous. Nous avons exploré les effets des espaces de vie et des services qui les accompagnent sur la santé des étudiant·es, en analysant notamment les conséquences de la disparition progressive des espaces communs au profit de studios équipés. En fonction de leurs formes et des services qui les accompagnent, les espaces communs peuvent avoir des effets bénéfiques sur le confort et le bien-être des résident·e·s. A ce titre, peuvent-ils être considérés comme des déterminants de la santé et, de ce fait, être réintroduits dans les modèles de résidences futures ? Pour apporter des éléments de réponse, nous nous appuierons sur un matériau empirique original, constitué durant cinq années de recherche-action avec des résident·e·s et des agent·e·s des 26 Crous de France. Cette recherche est aujourd’hui l’une des rares en France à produire des résultats qualitatifs issus d’expérimentations à échelle 1, évaluées sur le long terme. Ces résultats remettent en question les représentations dominantes, trop souvent construites à partir d’études quantitatives offrant une vision partielle du sujet. L’objectif de ce symposium est d’ouvrir le débat avec le public sur des nouveaux modèles de résidences. Il sera structuré de la manière suivante : 1) L’hypothèse des communs comme déterminant de santé 2) Les effets des communs sur la santé étudiante, levier pour l’amélioration du confort mais aussi contre l’isolement lui-même et le sentiment d’isolement 3) Les nouvelles formes de résidences étudiantes qui se dessinent 4) Échanges avec la salle.

Auteurs : Matera giovanni

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Comment les barrières structurelles et culturelles influencent-elles le non-recours au soutien psychologique des réfugié·es âgé·es ukrainien·nes en France? Alors que la France a mis en place des dispositifs dédiés, comme les Centres Régionaux de Psychotraumatisme et les Cellules d’Urgence Médico-Psychologiques, pour répondre aux besoins en santé mentale des réfugié·es, les données montrent une sous-représentation des personnes âgées dans leur patientèle. Cette invisibilité soulève des hypothèses sur l’existence de barrières spécifiques auxquelles ces réfugié·es sont confronté·es, telles que des problèmes d’accessibilité, des difficultés à identifier leurs besoins, ou encore des obstacles culturels. La recherche s’est appuyée sur une enquête comparative par entretien sur les retours d’expérience des professionnel·les travaillant dans les équipes de deux CRP et dans leur réseau de partenaires. Les entretiens en profondeur , d’une durée variable , ont été menés dans les CRP des deux plus grandes villes des régions les plus touchées par l’arrivée des exilé·es ukrainien·nes entre février et mai 2022. L’enquête a visé à identifier, en 2023, les freins spécifiques qui ont caractérisé le non-recours au soutien psychologique des exilé·es ukrainien·nes âgé·es à partir de leur arrivée en France, à la suite de l’invasion de février 2022. Le lien entre les difficultés d’accès aux services et l’écologie des dispositifs de soutien psychologique a également fait l’objet de l’étude. Ces dispositifs se développent souvent à travers un partenariat entre le secteur public et le monde associatif. La recherche suggère que la qualité de la coopération entre ces dispositifs pourrait représenter un facteur d’invisibilité pour les réfugié·es âgé·es. L’interaction entre des facteurs organisationnels et culturels a contribué à l’invisibilité des réfugié·es âgé·es dans le cadre du soutien psychologique. D’une part, les dispositifs de prise en charge et les techniques de soins, comme l’Eye Movement Desensitization and Reprocessing, n’ont souvent pas été adaptés à des personnes âgées, atteintes de comorbidités. D’autre part, les personnes âgées elles-mêmes, en raison de la stigmatisation et de leurs priorités de survie, ont été moins enclines à demander de l’aide. Ce constat souligne la nécessité de développer des protocoles de dé-stigmatisation et de soutien adaptés aux personnes âgées réfugiées.

Auteurs : Alfaro Herrera diego

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Les transports, les infrastructures routières et l’aménagement urbain permettent la mobilité, mais ont un impact considérable sur la santé, notamment en termes des pollutions de l’air, des collusions routières ainsi que de bruit. La réglementation française cherche donc à réduire ces impacts, ce qui pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé publique. Cependant, ces politiques publiques ne se sont pas traduites par des progrès significatifs, car certains industriels tentent de ralentir ou de retarder les réglementations qui pourraient affecter leur modèle d’entreprise. L’objectif de notre projet de recherche action-participative est donc de cartographier les acteurs industriels français et leurs pratiques liées à l’Activité Politique d’Entreprise car ces pratiques peuvent favoriser les intérêts industriels au détriment de la santé publique. Pour ce faire, nous avons étudié les arguments et les actions des industriels via deux études de cas, aux niveaux local et national, qui comprenait une analyse de documents, et des entretiens avec des acteurs clés . Nous avons constaté que le « lobby de la mobilité routière » comprenait des fabricants des secteurs de l’automobile, de l’infrastructure routière et de énergies fossiles. Ces industriels disposent de ressources importantes et mènent des activités politiques qui peuvent influence les politiques publiques, directement ou indirectement. Les acteurs industriels soutiennent des politiques favorables à leurs intérêts économiques, tandis que les arguments mobilisés cherchent à ralentir l’introduction de mesures trop contraignantes, en se concentrant sur des arguments économiques tels que la compétitivité, la nécessité de promouvoir des technologies innovantes et des incitations financières. En conclusion, notre étude montre que la santé publique peut utiliser les cadres des déterminants commerciaux de la santé pour guider les connaissances et l’action sur le transport, l’énergie fossiles et le changement climatique. Les décideurs politiques doivent s’assurer que les intérêts industriels ne faussent pas les choix politiques et que les cadres décisionnels reflètent avec précision les inconvénients à court et à long terme des différents modes de mobilité, d’urbanisme et d’énergie.

Auteurs : Credeville cedric, Provost emmanuelle, Trottein karine, Lietart véronique et Mairie estelle

Type de communication : Découverte

Résumé :

Les logements associatifs répondent à une demande formulée par des personnes souffrantes de trouble psychique. La réussite du dispositif repose sur la participation active de la personne, le respect de ses choix, l’accès direct à un logement sans présumer d’une éventuelle « incapacité à habiter ». Basé dans la banlieue sud-est de Lille, il s’appuie sur un pôle de santé mentale labélisé par l’OMS pour ses pratiques en santé communautaire et un Conseil Local en Santé Mentale. Créés dans les années 80 pour répondre à une réalité asilaire excluant les gens et les institutionnalisant, les logements associatifs sont venus remettre l’habitat en ville, au contact de la société. Depuis lors, le dispositif a évolué en réponse à la transformation des pratiques psychiatriques : création d’équipes ambulatoires pluridisciplinaires, accompagnement modulé, empowerment des personnes. De plus, tenir compte des évolutions sociétales était nécessaire : tension de l’offre en logement, démarches administratives complexes, non-recours aux droits, parcours de rue, cohabitation difficile. Aujourd’hui, les personnes suivies par le pôle portent une candidature volontaire : elles visitent le dispositif, contribuent à la rédaction des documents présentés en commission logement à laquelle elles participent, signent leur contrat de sous-location. Un contrat durable et l’accompagnement autant que de besoins, permettent aux personnes d’avoir un espace de sérénité pour avancer dans leur rétablissement. Ce dispositif lutte contre la stigmatisation par un logement et une vie intégrés dans la cité. Lors de cet atelier, nous porterons à l’attention des auditeurs certains points de vigilance : ce système fonctionne grâce à l’engagement des élus locaux, au partenariat avec les bailleurs et l’implication de la personne. Le dispositif s’appuie fortement sur l’équipe ambulatoire du pôle de santé mentale pour l’accompagnement au domicile et sur l’entité administrative porteuse. Les logements associatifs disposent d’un professionnel qui répond aux questionnements quotidiens des locataires, se rend au domicile, et assure la gestion financière et administrative. A l’occasion de cette présentation, nous donnerons la parole aux acteurs du dispositif : une locatrice pour son vécu expérientiel, un élu présentant les avantages pour les communes, un bailleur pour l’intérêt du partenariat et le gestionnaire pour un retour sur le fonctionnement.

Auteurs : Cantero alain, Fior sylviane, De Boulay marie et Machelot pascale

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : Les familles expriment souvent leur désarroi, leur incompréhension face au fonctionnement des institutions, leur sentiment de rejet et leur souffrance. Le ressenti d’absence de prise en compte de leurs besoins est déploré, malgré les dispositifs mis en place par les équipes. Les équipes peuvent se sentir en difficulté dans la prise en compte de l’entourage du patient, ayant du mal à ajuster les modalités de réponse à leurs besoins. Le pair aidant famille professionnel est un proche d’une personne souffrant de maladie mentale. Il connait le dispositif du secteur en tant qu’aidant. Il a ainsi un savoir expérientiel et la capacité d’utiliser son vécu personnel et son parcours d’aidant, au sein d’une équipe pluriprofessionnelle de psychiatrie.   L’intervention des Pairs Aidants Famille Professionnels contribue ainsi à répondre aux besoins d’accompagnement de l’entourage. – En Améliorant l’attention et l’écoute portées aux familles – En les impliquant et leur redonnant toute leur place dans le parcours de soins et de rétablissement de leur proche.   Objectifs: A partir de l’expérience du pôle 94G16, premier en France à avoir intégré des pairs aidants famille professionnel : – Permettre aux équipes de professionnels de secteurs de psychiatrie et de structures médico sociales, du val de marne, de recruter des pairs aidants familles professionnels afin de mieux prendre en compte les besoins des familles, renforcer le lien entre les familles et les équipes pour obtenir une meilleure alliance avec l’entourage et ainsi avec l’usager.   Méthodologie Par le biais du CTS du 94 et de l’ARS DT94, une chargée de mission évalue les leviers de l’implémentation de ces nouveaux professionnels à l’échelle du département. Elle effectue un repérage des équipes intéressées. Une sensibilisation territoriale des équipes de psychiatrie est nécessaire , tout en veillant à préparer l’intégration de ces nouveaux professionnels, les conditions de pérennité du métier et d’en mesurer l’impact.
L’équipe du pôle 94G16 interviendra afin de partager son expérience de 6 années.   Conclusion Cette action expérimentale pionnière et innovante de développement territorial de pair aidant famille professionnel est transposable. Un projet de formation de ces nouveaux professionnels est envisagé sur le département.

Auteurs : Baudier françois

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : Les Quartiers Politique de la Ville sont confrontés à des conditions socio-économiques difficiles, entraînant des inégalités sociales de santé. L’installation de jeunes médecins généralistes dans le cadre d’un exercice coordonné peut être une stratégie prometteuse pour améliorer l’accès aux soins et répondre aux besoins spécifiques de ces populations. Objectif : Explorer les freins et les leviers des futurs MG pour une installation en exercice coordonné au sein d’un QPV de Besançon et comparer leurs représentations aux réalités vécues par les MG installés. Méthode : Quinze entretiens semi-dirigés ont été réalisés auprès des internes de MG de l’UFR Santé suite à un recrutement par échantillonnage théorique. Une analyse qualitative inspirée de la théorie ancrée a été réalisée pour faire émerger un modèle explicatif. Les données ont été comparées à l’enquête menée en parallèle dans le même quartier de référence auprès de MG en exercice. Résultats : Les déterminants d’installation incluent des facteurs internes, tels que le milieu socio-culturel et les motivations personnelles des internes, ainsi que des facteurs externes, comme la formation et le contexte politique. A ces déterminants s’ajoutent les défis en santé rencontrés dans les QPV, qui influencent négativement leur disposition à s’y installer. Ces représentations ont été confrontées aux réalités vécues par les professionnels installés dans ces quartiers, ces derniers ayant globalement une vision plus positive de leur exercice. Discussion et conclusion : A la lumière de ces deux enquêtes « miroirs », l’exercice coordonné apparaît comme une solution prometteuse pour améliorer les motivations d’installation et l’accès aux soins dans les QPV sous certaines conditions : le développement de maisons de santés pluriprofessionnelles, l’aménagement territorial, un soutien humain pour l’installation, l’ouverture de stages pour les internes en QPV, la sensibilisation des futurs professionnels aux spécificités locales et le développement d’initiatives de promotion de la santé et de prévention ancrées dans le principe d’une approche communautaire.

Auteurs : Briffault juliette, Eynard clara et Grenier carine

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La loi de 2016 et la crise du Covid19 ont participé à la raréfaction de la pratique du travail du sexe en rue. Déjà existante, l’utilisation des sites internet de services sexuels s’est multipliée et généralisée.
Afin d’explorer les besoins des personnes travaillant en indoor, le programme Lucha de réduction des risques a réalisé un diagnostic pour réadapter ses actions de terrain. Construit sur la base d’entretiens qualitatifs menés en différentes langues, le diagnostic a ciblé des travailleuses du sexe exerçant en rue, sur internet ou les deux. L’isolement des TDS indoor, la difficulté à les identifier et à entrer en contact, conduit à une faible couverture de leurs besoins en santé. Les violences, déterminants majeurs exacerbés par l’isolement fragilisent la santé mentale.
Depuis 2022, le programme réalise des tournées numériques à destination des personnes exerçant en indoor. Les objectifs sont de créer du lien, proposer un accompagnement bio-psycho-social en s’appuyant sur les compétences des TDS et développer l’empowerment individuel et collectif. Le suivi à distance débute avec l’accord de la personne facilitant les échanges autour de l’accès à la santé et aux droits. Savoir identifier la souffrance psychique est essentiel. Abordée sans jugement ni pathologisation, la personne est entendue et accompagnée en respectant ses demandes. Les premières prises de contact ont suscité des questionnements de méthode au sein de l’équipe. Pour y répondre un groupe de travail s’est constitué, incluant des TDS indoor, considérées comme actrices de santé. Suite aux conclusions nous avons travaillé sur la posture et la montée en compétences de l’équipe bénévole via la formation et la supervision.
Bien reçue par les travailleuses, notre approche a rendu possible 114 entretiens dont 16 suivis réguliers en 2024 et permis de proposer une réponse au sentiment d’isolement.

L’évolution de la pratique du travail du sexe avec l’utilisation exponentielle des plateformes de sexe transactionnel, a poussé l’équipe à repenser ses méthodes de promotion de la santé et d’aller-vers. À l’avenir, le programme souhaiterait déployer une démarche de “ramener-vers” au sein d’une permanence d’accueil qui ambitionne de se développer comme lieu d’auto-support et d’auto-organisation.

Auteurs : ACT - Alliance Contre le Tabac

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Dans le cadre de l’édition 2025 du congrès de la SFSP, l’ACT-Alliance Contre le Tabac propose une session thématique relative au lobby de l’industrie du tabac pour la promotion des sachets de nicotine. Il s’agira, par la présentation de nos actions récentes sur le sujet, de rendre compte du rapport de force continu entre les cigarettiers et les organisations de contre-lobbys.
Les nouveaux produits de la nicotine – dont font partie les sachets –, sont commercialisés et « markétés » par les industriels comme des produits permettant une consommation sensément « à moindre risque ». En détournant la notion de réduction des risques de son usage initial issu de la prévention en addictologie, l’industrie du tabac cherche à masquer ses ambitions réelles : le renouvellement et l’extension du marché de l’addiction à la nicotine. En réponse à cela, l’ACT se positionne clairement et fermement pour l’interdiction de principe de toutes les nouvelles innovations à base de nicotine – autre que les substituts nicotiniques. Pour se faire, il nous est nécessaire de sensibiliser les relais d’opinions (médias, influenceurs et décideurs politiques) à notre lutte, tout en continuant de communiquer sur nos résultats et présenter nos enquêtes.
Ainsi, cette session reviendra tout d’abord sur les dangers de la consommation des sachets de nicotine, notamment chez les plus jeunes (qui sont la cible première, en dépit d’un discours affiché de réduction des risques). Nous décrypterons également les stratégies marketing pour la promotion des sachets de nicotine et présenterons les contre-offensives possibles de la société civile. Enfin, nous reviendrons sur l’offensive que mène l’industrie du tabac concernant la commercialisation des sachets de nicotine, ainsi que nos actions de contre-lobby en France et en Europe.

Intervenant·es :
Cassandre Bigaignon, chargée de plaidoyer UE et international de l’ACT
Astrid Billard, responsable de la communication de l’ACT
Léna Dormeau, responsable des études de l’ACT
Martin Drago, responsable du plaidoyer de l’ACT
Loïc Josseran, président de l’ACT
Dr. Patrick Nisse, Chef de service du centre antipoison Hauts-de-France, Responsable UF Toxicovigilance, Praticien Hospitalier

Modérateur·trice :
Marion Catellin, Directrice de l’ACT

Auteurs : Morin laura

Type de communication : Symposium

Résumé :

Les violences faites aux enfants constituent un véritable enjeu de santé publique. Les rapports de la CIIVISE et de l’ONPE soulignent le coût humain et sociétal du déni de ces violences et leurs conséquences sur la santé mentale des victimes. Si les acteurs de santé sont au premier plan dans le repérage et l’alerte des enfants victimes de maltraitance, de même que les institutions scolaire et périscolaire, aucune formation ne leur est proposée, rendant leur périmètre d’action difficile. L’association L’Enfant Bleu développe depuis 1989 une offre de soins spécifique, en complémentarité avec le dispositif public, avec pour ambition d’améliorer le repérage, l’orientation et l’accompagnement des enfants et adultes concernés. Aussi, ce symposium vise à : 1) Sensibiliser les professionnels de santé à au phénomène de maltraitance infantile, et l’impact du psychotraumatisme et ses manifestations cliniques. 2) Présenter le travail en réseau réalisé à l’Enfant Bleu 3) Outiller les professionnels sur le recueil de la parole de l’enfant, l’orientation des victimes et l’alerte de cas de maltraitance 4) Partager des expériences et identifier des pistes d’amélioration. Déroulement : 1) Constat et enjeux de santé publique : Présentation des chiffres clés des rapports de l’ONPE, CIIVISE : le coût du déni et ses impacts sur la santé mentale et physique des victimes, l’insuffisance des dispositifs actuels, Peu d’homogénéité sur le territoire, peu de pluridisciplinarité au sein des structures et mauvaise prise en compte du trauma dans la prise en charge des victimes 2) L’approche de L’Enfant Bleu : Une offre de soin durable et personnalisée avec une approche du psychotraumatisme. Nécessité du travail en réseau avec les structures médicales et sociales et dispositifs existants Enjeux et limites actuelles des différentes parties prenantes de prise en charge. 3) Boîte à outils à destination des professionnels de santé : importance du rôle du corps médical dans le repérage des signes de la maltraitance: manifestations cliniques chez l’enfant et l’adulte. Comment accueillir la parole de l’enfant, orientation des victimes Devoir de le signaler, comment alerter? 4) Echanges avec le public. Conclusion et perspectives : L’intervention sensibilise et outille les professionnels de santé pour mieux reconnaître et traiter le psychotrauma infantile. Ce symposium souligne l’importance d’une approche spécifique et d’une meilleure coordination des soins pour une prise en charge efficace. Il abordera les évolutions et collaborations nécessaires pour améliorer l’offre de soin.

Auteurs : Bourhis cathy

Type de communication : Atelier

Résumé :

La participation est une notion « tendance » depuis de nombreuses années. C’est un principe éthique et méthodologique. Elle apparait dans de nombreuses lois du champ sanitaire, social, médico-social, éducatif. C’est un facteur de qualité des projets. Oui, mais comment s’y prendre ? Comment s’engager dans des démarches participatives ? Dans ce cadre, les partenaires du Pôle ressources en promotion de la santé Bretagne ont créé un outil interactif sur le modèle d’une histoire dont vous êtes le héros : Marin et la participation.   Ce collectif de 9 associations, financé par l’Agence régionale de santé Bretagne, a pour missions de soutenir les interventions de promotion de la santé en Bretagne, croiser les pratiques et expertises pour soutenir la qualité des interventions de promotion de la santé en Bretagne et accompagner la pratique professionnelle d’une promotion de la santé transversale, au contact d’une multitude de domaines d’intervention et de publics en Bretagne. Nous proposons d’animer un atelier qui a pour objectif de permettre aux participants de 1) connaître les différents niveaux de participation 2) Identifier les démarches de participation en promotion de la santé : quelles sont les options relatives à la participation ? 3) Reconnaître les enjeux relatifs à la participation : quels sont les bénéfices ? quels sont les risques ? 4) Expérimenter personnellement la participation : comment j’aborde la participation de ma place ? 5) Découvrir des ressources favorisant la participation : quels sont les appuis pour renforcer la participation dans mes projets ?   Déroulement : 1) Installation des participants en ilots et bref temps d’interconnaissance 2) Expérimentation d’une courte démarche de participation 3) Analyse de l’expérience à partir d’une grille individuelle 4) Analyse collective par îlot 5) Partage des retours des ilots 6) Apports théoriques et pratiques en lien avec les retours des ilots. Par l’expérience et le retour sur les pratiques, l’atelier est un point d’appui pour un retour réflexif de chaque participant : qu’il soit en situation de chef de projet et/ou de participant, quel est le plus petit pas possible pour faire un peu plus de place à la participation ?

Auteurs : Harrison aster, Letailleur celine, Belle virginie, Le Barbenchon emmanuelle, Zouhri bouchra, Tinland aurélie, Roux perrine et Giorgi roch

Type de communication : Symposium

Résumé :

La médiation en santé constitue un levier crucial pour atténuer l’impact des inégalités sociales sur l’accès aux soins et à la prévention. Cette fonction s’incarne dans des métiers émergents qui, malgré leur développement en France, souffrent d’un manque de formalisation statutaire et de reconnaissance officielle. Cette situation soulève des questions fondamentales concernant le profil, le parcours et la formation des personnes recrutées. Le projet interdisciplinaire MEDIATE4HEALTH vise à comprendre le cadre théorique commun de la fonction de médiation en santé et sa capacité à répondre à des besoins spécifiques, et à analyser les enjeux liés à la mise en œuvre et à la transférabilité des actions de médiation. M4H repose sur une méthodologie mixte : – Revue des revues de la littérature – umbrella review ; – Enquête quantitative auprès de 398 médiateurs en France ; – Cartographie des acteurs marseillais ; – Etude qualitative : 30 entretiens semi-directifs et 2 focus groupes ayant réuni au total 21 médiateurs de 13 structures marseillaises ; – Recensement national des formations. Ce symposium vise à partager les résultats du projet pour éclairer collectivement les différents enjeux de la médiation en santé. Le symposium s’articulera autour de quatre présentations orales interactives, évaluant les connaissances, attitudes, pratiques des participants avant d’échanger avec eux : 1) Définitions et concepts : Nous explorerons la terminologie internationale autour des métiers de médiation en santé et son écho dans le contexte français. A travers notre umbrella review nous comparerons similitudes et différences entre ces termes. Les ambiguïtés sémantiques pourraient en effet limiter la reconnaissance institutionnelle. 2) Institutionnalisation : L’analyse thématique des entretiens révèle que la place du médiateur demeure un impensé dans les perceptions individuelles et institutionnelles, générant potentiellement de la souffrance chez les médiateurs eux-mêmes. 3) Freins et leviers : Cette présentation examinera la mise en œuvre de la médiation en santé à travers les barrières et facilitateurs rencontrés par les médiateurs, pairs ou non. Seront abordés : conditions de vie, formation, stabilité de l’emploi, conditions de travail, épuisement professionnel et santé perçue, avec une comparaison entre médiateurs pairs et non-pairs. 4) Formation : Cette section évaluera comment les dispositifs de formation à la médiation en santé s’inscrivent dans des logiques de validation professionnelle et/ou de certification par compétences. Les chercheurs intervenants sont issus de disciplines différentes et chaque présentation sera animée par un binôme chercheur/pair-chercheur, favorisant ainsi une approche participative et une diversité de perspectives.

Auteurs : EUCOMS

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Moderation – René Keet, Chair, EUCOMS
Community-Based Mental Health and Substance Abuse Work in a Norwegian Municipality – At the Forefront and Under Pressure Between Citizens, Relatives, General Practitioners, Hospitals, and Politics – Trude Lonning, Head of Health Partnership in Mental Health and Substance Abuse, County of Sør-Rogaland (Norway)
Community Mental Health Organization in Croatia: presentation and news update – Pr Danijela Štimac Grbić, Head of Department for Mental Health, Croatian Institute of Public Health
Transforming the Polish mental health care system. The example of pilot mental health centers – Dr Anna Depukat, MD, PhD, MBA. Member of the Mental Health Council at the Ministry of Health and work – University Hospital, Krakow, Poland. Former Head of the Pilot Office of the National Mental Health Protection Programme.
Preliminary results in pilot mental health centers: Małopolska region – Dr Tomasz Rowiński, MA, PhD, MBA, SGH Warsaw School of Economics. (Poland)

Auteurs : EUCOMS

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Moderation – Ionela Petrea, Director of the EUCOMS Board
Impact of Belgian reform on local communities, beyond mental health services – Bernard Jacob, Staff member WHO Collaborating Centre for Public Health Psychiatry, Universitair Psychiatrisch Centrum; Leuven; Ex National coordinator of Mental Health Reform in Belgium
Urban plan for mental health – Pr Philippe Conus, Head of the General Psychiatry Department, Vaud University Hospital (Swiss)
The BREF psychoeducational program – The value of an early, short intervention to support informal caregivers – Elisabetta Scanferla, PhD, GHU Paris psychiatrie et neurosciences, ATER CRPMS, IHSS – Université Paris Cité

Auteurs : Godeau emmanuelle, Spilka stanislas, Sentenac mariane, Merville ophélie, Ehlinger virginie et Organini rudy

Type de communication : Symposium

Résumé :

L’adolescence est un âge de la vie particulièrement vulnérable notamment en termes de santé, alors que la mortalité et la morbidité y sont faibles. Or, selon l’OMS, 30% des maladies des adultes trouvent leur source à l’adolescence, la majorité relevant de comportements de santé qui pourraient être prévenus, d’où l’importance de les mesurer. L’objectif de ce symposium est de revenir sur les modalités qui permettent d’objectiver au mieux les comportements de santé et le bien-être des adolescents au niveau populationnel. Nous conduirons cette réflexion à partir de l’Enquête nationale en collège et en lycée chez les adolescents sur la santé et les substances. EnCLASS est le rapprochement de deux enquêtes internationales conduites en milieu scolaire. Health behaviour in school-aged children, centrée sur les comportements de santé, le bien-être et leurs déterminants, chez les 11-13-15 ans, menée sous l’égide de l’OMS, à laquelle la France participe depuis 1994 d’une part, et European School Survey Project on Alcohol and other Drugs, centrée sur les substances psychoactives, chez les 16 ans, réalisée depuis 1999 avec l’appui de l’Agence de l’Union européenne sur les drogues d’autre part. Depuis 2018, EnCLASS est conduite tous les 2 ans auprès d’un échantillon représentatif d’élèves de la sixième à la Terminale, scolarisés dans le public et le privé en France, sous la direction de l’EHESP et l’OFDT, en partenariat avec SpF, l’Inserm et le ministère de l’éducation. Parce qu’elle intègre des dimensions multiples de la santé et ses principaux déterminants, EnCLASS, qui documente le bien-être et les comportements de santé des adolescents, de leur point de vue, est une ressource précieuse pour guider l’orientation des politiques publiques concernant cette population, qu’elles soient ou non centrées sur leur santé. Dans ce symposium, nous reviendrons sur la construction de l’enquête et ses méthodes, qui garantissent la représentativité, le respect de la parole des élèves et la possibilité d’avoir des données fiables tout au long du secondaire, comparables dans le temps et avec d’autres pays. L’exemple des conduites addictives illustrera la richesse d’EnCLASS pour guider la prévention et informer les politiques publiques. Puis, la mesure du handicap et des limitations nous permettra de revenir sur la nécessité et la complexité de se doter d’indicateurs collectés par auto-questionnaires en population adolescente dans la perspective de l’école inclusive. Enfin un focus sur la prise en compte de la non-déclaration de données sensibles telle que le poids nous permettra de mesurer toute la complexité du travail d’enquête auprès de cette population.

Auteurs : Gallopel-Morvan karine, Aurouet philémon, Knai cecile, Chapoton boris, Cortinas Muñoz joan, Petticrew mark et Benamouzig daniel

Type de communication : Symposium

Résumé :

L’enquête 2019 du Global Burden of Disease estime que le tabac, l’alcool, les énergies fossiles et les aliments ultra-transformés sont responsables de 34% des décès dans le monde. Ces produits, majoritairement commercialisés par des multinationales, sont également responsables du creusement des inégalités sociales et de la hausse des dépenses de soins pesant sur les déficits publics. Une synthèse narrative publiée en 2024 révèle par ailleurs l’effet de ces produits et d’autres sur la santé mentale : suicide, dépression, anxiété. Ces activités économiques et leurs effets délétères sur la santé sont qualifiés, dans une littérature récente, de déterminants commerciaux de la santé . Ils se définissent comme « les systèmes, les pratiques et les voies par lesquelles les acteurs commerciaux impactent la santé et l’équité » . Sont ici identifiées les activités qui influencent les comportements, les lois, etc. : marketing, lobbying, désinformation « scientifique », évasion fiscale des entreprises, etc. L’objectif de ce symposium – porté par le 1er réseau français sur ce sujet financé par l’IRESP – a pour but, d’une part, de faire connaître les DCoS aux participants, et d’autre part, de présenter les expériences d’acteurs de la santé qui les mobilisent dans leurs activités de plaidoyer et de communication . Trois interventions ainsi qu’un temps d’échange seront proposés : 1) Introduction aux DCoS : Définition, Enjeux de santé publique, Travaux existants  – 15 min ;   2) Table ronde : Observer les pratiques de lobbying et de marketing des industriels du tabac et de l’alcool  – 25 min ;   3) Table ronde : Mener des actions de plaidoyer et de communication pour contrer le marketing des industriels du tabac, de l’alcool, et des jeux de hasard et d’argent  – 35 min ;   4) Temps d’échange avec la salle – 15 min.   Intervenants et modérateurs envisagés Les intervenants de l’introduction sont des chercheurs de RECLAMS et de la London School of Hygiene & Tropical Medicine. Les modérateurs sont les chercheurs de RECLAMS. Les intervenants des tables rondes sont des associations et organismes publics qui travaillent sur la thématique des DCoS en menant des actions de plaidoyer et de communication : Alliance Contre le Tabac , Comité National Contre le Tabagisme , Santé publique France, Association Addictions France, Avenir Santé, France Assos Santé, Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives.

Auteurs : Pinon anthony, Lecerf jean-michel et Schnebelen-Berthier coralie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte et objectif La première phase du vieillissement, qualifiée de « fragilité », est d’apparition insidieuse, silencieuse, d’évolution lente et progressive. Cet état reste réversible par un dépistage et une prise de conscience de l’individu de ses déterminants de santé ainsi qu’une motivation au changement. La prise en charge des populations fragiles répond à un enjeu majeur de santé publique. L’étude que nous avons menée visait à évaluer l’effet à 12 mois d’un accompagnement collectif et personnalisé sur la qualité de vie et le changement des habitudes de vie de personnes retraitées. Méthodologie Après un bilan de santé approfondi, 100 sujets ont été inclus dans l’étude et randomisés: 25 personnes dans le groupe contrôle et 75 personnes dans le groupe accompagnement collectif. Deux types d’accompagnement étaient possibles : coaching « Alimentation & Activité Physique » en 8 séances ou coaching « Cognition » en 7 séances. La répartition était proposée selon le profil santé, la motivation au changement et les plaintes et problématiques rencontrées. Une feuille de route personnalisée a été établie et suivie à 3 et 6 mois. Les participants ont été revus à 12 mois pour un nouveau bilan de santé approfondi. La qualité de vie, les habitudes de vie, les capacités physiques et cognitives ont été recueillies aux différents temps de l’étude et analysées statistiquement sur le logiciel R. Résultats Nous avons observé un impact significatif de l’accompagnement collectif fonction cognitive, stress et sommeil sur la diminution de la dépression, du stress perçu ainsi qu’une amélioration des fonctions exécutives par rapport au groupe témoin. De même, nous avons observé une amélioration de l’équilibre et de la diversité alimentaire ainsi qu’une augmentation de la force de préhension chez les sujets ayant participé à l’accompagnement collectif Nutrition et Activité Physique comparativement au groupe témoin. Cependant, aucune amélioration significative de la qualité de vie n’a été observée. Conclusion Des améliorations intéressantes des habitudes de vie ont été observées chez les personnes retraitées selon le type de coaching suivi. Ces accompagnements collectifs sont donc des moyens efficaces pour inciter aux changements de comportement et ainsi améliorer la santé des populations retraitées.

Auteurs : Gautier sylvain, Herr marie, Albouy marion, Fevre marick, Dardier guilhem, Chaneliere marc, Gocko xavier et Delfos elsa

Type de communication : Symposium

Résumé :

Lancé en 2024, Mon Bilan Prévention est un dispositif visant à renforcer la prévention primaire et secondaire dans le parcours de soins. Destiné aux assurés à des âges clés de la vie, il repose sur une consultation dédiée avec un professionnel de santé, remboursée à 100% par l’Assurance maladie, pour faire un point sur son environnement et ses habitudes de vie, identifier d’éventuels facteurs de risque et coconstruire un plan personnalisé de prévention. En intégrant une consultation de prévention dans l’offre de santé, les professionnels sont incités à investir davantage le champ de la prévention. Son déploiement pose toutefois des questions en termes d’équité d’accès des assurés à ce dispositif et d’impact sur les parcours de santé des bénéficiaires. L’identification des consultations MBP via le Système National des Données de Santé ouvre des perspectives pour explorer ces questions. Par ailleurs, la façon dont les professionnels de santé perçoivent et s’emparent de ce dispositif mérite d’être documentée, en particulier dans le cadre d’organisations territoriales pluriprofessionnelles. Il en va de même de l’intégration de MBP dans la politique régionale de prévention par les Agences régionales de santé. Ce symposium vise à préciser les axes d’analyse autour du déploiement de MBP, tout en tenant compte des enjeux méthodologiques et éthiques associés à son évaluation. Porté par un consortium académique formé du Collège universitaire des enseignants de santé publique (Cuesp), du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) et de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), ce symposium propose de réunir chercheurs, professionnels de santé et acteurs institutionnels intéressés par ces questions. Il permettra d’ouvrir le dialogue sur la capacité de MBP à inscrire durablement la prévention dans le système de santé. Programme envisagé : 1) Propos introductif du GT Cadre évaluatif MBP du Haut Conseil de la Santé Publique 2) Première année de mise en œuvre : quel bilan ? 3) Quelle appropriation par les professionnels de santé ? 4) Quel rôle de MBP dans la structuration de l’offre territoriale de prévention ? 5) Y a-t-il un pilote dans MBP ? Genèse et cadrages d’un nouvel instrument d’action publique par les ARS 6) Table ronde : « Organiser la recherche en prévention : quelles synergies ? ».

Auteurs : Crehpsy Hauts-de-France

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Le Centre de Ressources sur le Handicap Psychique des Hauts-de-France (Crehpsy) vous invite à participer à un atelier interactif autour des représentations et des réalités liées au handicap psychique. Dans un premier temps, nous vous proposerons de challenger vos préjugés à travers des quizz participatifs et des échanges.
De nombreux mythes et idées reçues sur les troubles psychiques et le handicap psychique persistent encore aujourd’hui. Ces croyances, souvent véhiculées dans les médias ou au quotidien, influencent nos perceptions, nos attitudes et parfois nos comportements, que l’on soit professionnel, proche, ou simple citoyen. Personne n’y échappe vraiment — et c’est ensemble que nous pouvons apprendre à déconstruire ces représentations pour mieux comprendre la réalité du handicap psychique. Dans un second temps, nous aborderons la notion de handicap psychique, souvent méconnue ou mal comprise, en explorant ses spécificités, ses impacts sur le parcours, les projets d’envie et d’inclusion des personnes concernées. L’atelier se clôturera par une présentation du Crehpsy Hauts-de-France, centre régional de ressources sur le handicap psychique. Ce sera également l’occasion d’échanger collectivement autour de la question suivante : Comment pouvons-nous répondre de manière concertée aux besoins des personnes directement ou indirectement concernées et des professionnels (du social, médico-social et sanitaire) ? Venez partager vos représentations, vos expériences et vos questionnements autour d’un moment d’échange convivial et collaboratif !

Intervenant·es :
Cindy Mandler, Crehpsy Hauts-de-France
Clément Tinelli, Crehpsy Hauts-de-France

Auteurs : Dumeil salomé et Zeitlin jennifer

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La hausse de la mortalité infantile en France, à la différence de la plupart des pays européens, interroge l’organisation des soins périnataux. Les sociétés savantes ont exprimé leurs préoccupations, soulignant que l’organisation actuelle ne répond plus aux exigences des usagers et des professionnels de santé. Les instances politiques se sont également saisies de ces questions. Les enjeux du débat portent sur l’offre, l’organisation, la qualité et la sécurité des soins. La triple permanence des soins, la stabilité et le bon dimensionnement des équipes sont des facteurs d’amélioration identifiés. Toutefois, à l’exception de taille des établissements, les données concernant l’organisation des maternités sont limitées. Ce travail décrit l’organisation des soins périnataux en France métropolitaine, et son évolution entre 2016 et 2021, en tenant compte des disparités régionales. Il s’appuie sur les Enquêtes Nationales Périnatales et la Statistique Annuelle des Etablissements et portent sur six indicateurs : la taille des maternités , le type d’autorisation, la triple permanence des soins , les équipes en tension ), la charge de travail des sages-femmes et le recours aux intérimaires. En 2016, 497 maternités ont pratiqué 752795 accouchements. En 2021, 456 maternités ont enregistré 685310 accouchements . Parmi elles, 42,5% pratiquaient moins de 1000 accouchements/an, 55,4% n’assuraient pas la triple permanence des soins, 65,9% des équipes obstétricales étaient en tension, 21,1% des équipes de sages-femmes avaient une charge de travail très élevée, et 68,0% recouraient aux intérimaires au moins une fois par mois. Au total, 96% des établissements étaient affectés par la dimension négative d’au moins un des indicateurs organisationnels explorés. Ces caractéristiques ont peu évolué entre 2016 et 2021 et les régions étaient confrontées à des problématiques très différentes. Une analyse régionale fine s’impose pour adapter les décisions stratégiques aux réalités territoriales. De plus, il est essentiel d’explorer l’impact de ces conditions organisationnelles — considérées comme sous-optimales dans les débats actuels — sur la santé périnatale, afin d’alimenter la nécessaire réactualisation des décrets de périnatalité de 1998.

Auteurs : Pionnier michel

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Le projet « P’Art à Chute » est une initiative innovante de prévention des chutes chez les seniors autonomes en Nouvelle-Aquitaine. Il vise à les sensibiliser aux signes avant-coureurs des chutes, tels que l’inactivité physique, les altérations de la vue et de l’audition, ainsi que la dénutrition. Ce projet est le fruit d’une collaboration entre la Mutualité Française Nouvelle-Aquitaine et le Pôle Culture & Santé. Le projet repose sur une approche interactive où la pratique artistique est centrale. Un cycle « P’Art à Chute » comprend quatre séances de 2h30. Elles abordent les thèmes de prévention cités en utilisant des activités artistiques comme la danse, la photographie et la musique. Les ateliers sont imaginés comme des séquences de créations participatives et immersives. La relation à l’autre, l’évasion, l’imaginaire sont provoqués pour renforcer les perceptions sensibles et sensorielles des participants. Les participants expérimentent alors pour mieux comprendre le fonctionnement sensoriel et ainsi mieux intégrer les messages de prévention primaire. Ces espaces au sein desquels la pratique artistique joue un rôle central sont aussi des espaces où chacun peut exprimer sa culture. En s’appuyant sur la Déclaration de Fribourg, l’approche par la « culture » permet également aux bénéficiaires d’exprimer son humanité et les significations qu’il donne à son existence et à son développement. En offrant un espace interdisciplinaire, ces ateliers favorisent également l’échange de pratique entre artistes et professionnels de santé, ouvrant la voie à de nouvelles approches dans la prévention. Sur les 2 dernières années, ce sont 33 cycles déployés sur la région. Les résultats montrent un taux de satisfaction de 95% parmi les participants. Les ateliers ont permis de sensibiliser les seniors aux signes avant-coureurs des chutes, souvent mal identifiés. Plus de 80% des participants estiment que les ateliers contribuent à améliorer leur qualité de vie, et près de 40% pensent que ces ateliers auront un impact positif significatif. Le projet est 1er lauréat du fonds ViTAL 2024 du Centre de ressources et de preuves de la CNSA afin d’être évalué.

Auteurs : Haut Conseil de la Santé Publique

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) est une instance d’expertise pluridisciplinaire composée de 120 experts, qui a pour missions : 1. De contribuer à l’élaboration, au suivi annuel et à l’évaluation pluriannuelle de la stratégie nationale de santé (SNS) ; 2. De fournir aux pouvoirs publics, en liaison avec les agences sanitaires et la Haute Autorité de santé, l’expertise nécessaire à la gestion des risques sanitaires ainsi qu’à la conception et à l’évaluation des politiques et stratégies de prévention et de sécurité sanitaire ; 3. De fournir aux pouvoirs publics des réflexions prospectives et des conseils sur les questions de santé publique ; 4. De contribuer à l’élaboration d’une politique de santé de l’enfant globale et concertée. Il peut être consulté par les ministres intéressés, par les présidents des commissions compétentes du Parlement et par le président de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé sur toute question relative à la prévention, à la sécurité sanitaire ou à la performance du système de santé. Le HCSP publie environ une cinquantaine d’avis/rapports par an en réponse aux saisines qu’il reçoit, principalement de la Direction générale de la santé. Cette session vise à présenter quelques travaux récents du HCSP réalisés dans le cadre de saisines ou d’autosaisines.

Intervenant·es :
Ann Pariente-Khayat, HCSP
Jean-Louis Sévêque, HCSP
Emmanuelle Godeau, HCSP
Isabelle Millot, HCSP
Isabelle Grémy, HCSP
Laurence Payrastre, HCSP
Véronique Gilleron, Présidente du HCSP
Françoise Jabot, HCSP

Modérateur·trice :
Ann Pariente-Khayat, HCSP

Auteurs : Conseil National Professionnel de Santé Publique (CNP-SP)

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Les transformations à l’oeuvre dans le système de santé, qu’il s’agisse de l’organisation territoriale de la santé, du virage préventif, de la transition écologique…, appellent des compétences médicales transversales et systémiques. Les médecins de santé publique (MSP) sont au croisement de ces enjeux. Pourtant, leur rôle reste peu visible et leur position dans le système actuel de santé est insuffisamment clarifiée. Cette session, proposée par le Conseil national professionnel de santé publique (CNP-SP), vise à faire le point sur deux dimensions essentielles pour ces professionnels. La première partie portera sur le développement professionnel et la certification périodique, désormais incontournables pour tous les médecins. Les modalités spécifiques à la santé publique, les parcours proposés par le CNP-SP ainsi que les ressources disponibles seront présentés de façon actualisée. Il s’agira de donner aux participants des repères concrets pour s’inscrire dans une démarche continue de formation et d’évaluation, adaptée à la diversité des fonctions exercées. La seconde partie de la session ouvrira une réflexion collective sur la place des médecins de santé publique, aujourd’hui, dans notre système de santé. À quelles fonctions, précisément, répondent-ils aujourd’hui ? Quelles sont les compétences stratégiques à développer pour répondre aux besoins collectifs ou encore aux missions d’intérêt général ? Comment penser les effectifs à venir et à l’attractivité du métier ? Cette discussion s’inscrit dans les travaux engagés par le CNP-SP pour mieux comprendre et appréhender la contribution des médecins de santé publique au système de santé, à l’amélioration des politiques publiques ainsi qu’à la promotion de la santé, et préciser les perspectives d’évolution de la spécialité.

Intervenant·es :
Alain Le Vigouroux
Michel Marquis
Jocelyne Grousset
Louis Lebrun
Ophélie Strezlec

Modérateur·trice :
Sylvain Gautier, président du CNP-SP

Auteurs : De Ternay julia, Chaudré chloé, Boisson-Hébert valérie, Besson adeline, Enjolras nathalie, Gaillard manon, Mangolte jeanne, Lefèvre-Henry amélie, Ragonnet delphine, Rolland benjamin et Maurissens laurence

Type de communication : Communication orale

Résumé :

CONTEXTE  Les Consultations Jeunes Consommateurs jouent un rôle clé dans la prévention et l’accompagnement des jeunes usagers de substances. Cependant, leurs missions restent mal identifiées par le public cible, notamment les étudiants. Afin d’améliorer la visibilité de ce dispositif, un partenariat a été initié en 2023 entre la CJC des Hospices Civils de Lyon et le Service de Santé Etudiante de Lyon 1. Cette communication en propose un retour d’expérience, en identifiant les obstacles rencontrés et les facteurs facilitant.  DESCRIPTION DE L’INTERVENTION La collaboration, impliquant médecins, psychologues, étudiants, ainsi qu’une patiente-experte, a débuté en mars 2023 avec une rencontre entre le SSE et la CJC. Plusieurs actions ont suivi : formation des Étudiants Relais Santé sur les addictions, organisation de temps d’échange en ligne et co-construction d’actions de prévention .  RÉSULTATS Ce partenariat a permis d’élaborer des actions mieux adaptées aux attentes et aux caractéristiques des étudiants, renforçant ainsi leur impact. Il a favorisé la diffusion de la sensibilisation aux addictions et à la réduction des risques au sein de l’université. L’investissement des ERS dans le recueil de données auprès de leurs pairs, la mise en place d’outils de communication adaptés et leur présence régulière ont contribué à renforcer la pertinence des interventions. Le SSE a facilité la mise en œuvre des actions avec le soutien de sa direction. Toutefois, certaines initiatives ont rencontré des difficultés à mobiliser les étudiants. Les ressources limitées au sein de la CJC compliquent aussi son implémentation efficace à l’université. DISCUSSION Le partenariat entre la CJC des HCL et le SSE de Lyon 1 a réussi à créer une dynamique sur le long terme favorisant des interventions de prévention adaptées au contexte étudiant. Des axes d’amélioration demeurent : amélioration de la communication, formalisation du partenariat via une convention et exploration de nouveaux formats d’intervention. Ce retour d’expérience souligne l’importance d’une approche partenariale, pluridisciplinaire et évolutive pour intégrer avec justesse la prévention des addictions en milieu étudiant.

Auteurs : Faure emmanuelle, Lapierre isaure, Suzanne killian et El Khebir Bergantini alice

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Le volet « santé des femmes » de l’Observatoire Local de Santé de Gennevilliers , s’appuyant sur un partenariat ville/université, vise à orienter au mieux les actions de prévention et promotion de la santé à destination des femmes, et ce, en s’appuyant sur des données fines et localisées . Le travail mené entre le service et la géographie de la santé a permis d’identifier une population cible originale : les femmes dites de la « génération pivot » . Bien qu’essentielles, et d’ores et déjà travaillées de longue date par la ville, il s’agissait ici d’aller au-delà des thématiques les plus souvent étudiées et ciblées en matière de santé des femmes . Comment peut-on caractériser l’état de santé des femmes de Gennevilliers de 40-65 ans et ses déterminants ? Quelles différences existent-ils entre les quartiers ou non) ? Quels sont les impacts de leur « rôle pivot » sur leur santé, et sont-ils différents selon les quartiers ? Afin de répondre à ces interrogations, un diagnostic a été réalisé à l’aide d’une stagiaire du Master 2 Territoires, Villes et santé sur 5 mois. Ce diagnostic s’appuie sur les réponses à un questionnaire inédit , complété par des entretiens semi-directifs exploratoires ainsi qu’un traitement de données statistiques . Ce diagnostic a abouti à des résultats innovants et opérationnels portant sur la charge mentale et ses implications sur la santé des femmes ; les facteurs localisés de non-recours aux soins ; l’importance du rôle de care dans la vie/santé de ces femmes ; ainsi que sur la nécessité de développer la littératie en santé, notamment sur la ménopause. Des pistes de travail sont d’ores et déjà identifiées et des actions mises en œuvre . Enfin, ce travail sera affiné via la poursuite du partenariat ville-université et un second stage visant à approfondir ce travail avec une approche qualitative et centrée sur un QPV.

Auteurs : Dannet alain, Bottin nicolas, Macabiau frédéric et Taffanel céline

Type de communication : Symposium

Résumé :

Au-delà des dispositifs de démocratie sanitaire prévus par la loi à l’échelle institutionnelle, la participation peine à se mettre en place dans les unités de soins psychiatriques. Et ce, en dépit des recommandations internationales ou des incitations diverses . De même, la participation, pour un usager d’un service, à la construction non seulement de son projet de soin mais aussi de son projet de vie, n’est pas toujours suscitée. En outre, l’un des risques fréquemment lié à la participation est qu’elle devienne symbolique. Nous devons l’inclure dans nos pratiques quotidiennes et aller au-delà des exigences législatives. L’objectif de ce symposium est de présenter quelques exemples d’actions entreprises pour tenter d’améliorer cette situation. La première intervention décrira une action nationale menée auprès de 11 établissements du GCS pour la recherche et la santé mentale. Suite à 12 réunions en région, une ingénierie pédagogique a été construite afin de sensibiliser les professionnels aux concepts sous-tendant la participation des usagers et de réfléchir la posture des soignants. Cette ingénierie comprend 7 fiches, des outils de e-learning et une journée de formation. La seconde prise de parole permettra de présenter un dispositif déployé depuis 2012 dans un pôle de santé mentale de l’EPSM Lille métropole situé à l’Est de Lille appelé « Les porte-parole des usagers ». Elus par les usagers en soins et présents dans les réunions du pôle, les porte-parole relaient auprès de la direction les problèmes de fonctionnements rencontrés dans le service. Enfin, le directeur délégué de l’EPSM Lille métropole présentera la démarche institutionnelle de l’établissement en la matière, qui se traduit par des objectifs inscrits au projet d’établissement et dans son projet médico-soignant, afin de lever les freins à la participation. Outre les présentations de ces trois actions, les échanges entre intervenants, en particulier avec un expert d’expérience, à qui il sera demandé quelles sont ses attentes sur la participation des usagers, enrichiront la réflexion sur les différentes dimensions de la participation, le crédit apporté à la parole d’un usager en santé mentale, la reconnaissance de son savoir expérientiel, les pratiques stigmatisantes et le respect des droits.

Auteurs : Blanquet marie, Vergne céline, Gerbaud laurent, Berland pauline, Guiguet-Auclair candy, Breysse gaëtan et Losorgio-Petitjean pauline

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : L’insuffisance cardiaque est une maladie chronique, pourvoyeuse de nombreuses hospitalisations par défaut de diagnostic précoce et de prise en charge spécifique des fragilités. Un dépistage de ces fragilités, recommandé chez les patients IC par la société européenne de cardiologie a été mise en place et testé à l’échelon du GHT du département du Cantal. Objectif : Mettre en place un réseau de repérage et de prise en charge précoce des patients à risque d’IC ou atteints d’IC et de leurs fragilités afin de mesurer la prévalence réelle des IC, des fragilités liées, et l’adéquation des parcours de santé avec les recommandations de prise en charge de ces fragilités. Méthodologie : une infirmière de parcours assure le dépistage des fragilités et le parcours de santé avec les professionnels de santé hospitaliers et ambulatoires prenant en charge le patient est construit à partir de l’hôpital local, ce qui est le cas par le Centre Hospitalier de Condat depuis le 28 février 2023. La prise en charge des patients est structurée en trois parties : prise en charge spécialisée de l’IC , le dépistage des comorbidités et le dépistage des fragilités . Les données ont été recueillies pour les patients pris en charge du 28 février 2023 au 31 décembre 2024. Une analyse descriptive a été réalisée et pourcentage) et une analyse bivariée pour rechercher les déterminants des fragilités identifiées. Résultats : 98 patients ont été inclus ). Un total de 400 fragilités a été dépisté fragilités par patient) relevant de la précarité socio-économique , iatrogénie médicamenteuse , perte d’autonomie pour les activités instrumentales , dénutrition et troubles cognitifs . Les patients atteints d’une cardiopathie ont un nombre significativement plus élevé de fragilités . Conclusion : Au total, le dépistage systématique des fragilités dans la prise en charge globale des patients à risque ou atteints d’IC est pertinente, contribue à une amélioration de la qualité des soins mais nécessite une mise en adéquation du réseau local de soins.

Auteurs : Gabet morgane et Kim alexie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

CONTEXTE Bien que la nécessité d’interventions en amont soit de plus en plus reconnue, les politiques visant à réduire les inégalités d’accès aux soins de santé mentale restent limitées et insuffisamment évaluées. L’élaboration des politiques est un déterminant structurel de la santé encore peu étudié, malgré son impact majeur sur l’accès équitable aux services. Dans ce contexte, la santé mentale constitue un cas d’étude particulièrement pertinent. Très peu d’informations existent sur la manière dont ces politiques sont élaborées, alors que leurs résultats sont associés à des inégalités significatives d’accès à des soins de qualité en santé mentale. METHODOLOGIE Une revue narrative critique a été élaborée pour permettre une analyse interprétative comparant la recherche en services de santé et les approches en politiques publiques sur ce sujet. Notre question de recherche était : « Que savons-nous des processus politiques en termes de conception, mise en œuvre, évaluation et/ou gouvernance liés à l’accès aux soins de santé mentale dans une perspective d’équité ? » RÉSULTATS La recherche sur l’élaboration des politiques en santé mentale demeure limitée, avec seulement neuf études identifiées, principalement dans des pays à revenu élevé. Des lacunes méthodologiques sont fréquentes, avec un recours à des concepts issus des sciences sociales, mais des méthodes mal décrites et justifiées. Les recherches portant sur l’accès aux soins et l’équité en santé mentale restent rares et, lorsque ces questions sont abordées, elles sont souvent peu définies ou confondues avec des notions telles que celles de disparités et inégalités. Enfin, très peu d’études adoptent des devis évaluatifs robustes, ce qui limite la portée des résultats observés. CONCLUSION Cette étude intervient à un moment clé pour les politiques et la planification des soins en santé mentale, notamment après la pandémie de COVID-19. Du point de vue de la recherche, elle permet l’avancement des connaissances en particulier sur les lacunes méthodologiques et les besoins en évaluation des politiques publiques en santé mentale. Elle offre également aux décideurs des perspectives sur les impacts potentiels en matière d’équité de leurs processus d’élaboration des politiques publiques de santé. Cette étude vise ultimement à renforcer la portée en matière d’équité des politiques publiques en santé mentale, en intégrant les principes de justice sociale et de droits humains, tout en favorisant le dialogue avec les parties prenantes concernées.

Auteurs : Guyot jessica, Régnier véronique, Abou Khalil sintia, Shikitele Lola elie, Bongué bienvenu et Chauvin franck

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La transition démographique engendrée par le vieillissement de la population en France suscite de nombreuses réflexions sur l’efficacité du modèle d’hébergement actuel des personnes âgées. La prise en compte des questions liées au vieillissement est clairement identifiée par de nombreux bailleurs sociaux comme un enjeu fort des décennies à venir. Selon un rapport de la Fondation Jean Jaurès , 49 % des plus de 60 ans estiment que leur logement social n’est pas adapté, mais plus des deux tiers souhaitent y rester. Dès lors comment améliorer la sécurité, la santé et le bien-vivre des personnes âgées dans le parc social ? Face à ce constat, le projet CASAH vise à expérimenter, au sein d’une résidence à Saint-Étienne, des solutions et services adaptées aux besoins des résidents afin d’améliorer leur autonomie et leur qualité de vie. Porté par Alliade Habitat, premier bailleur social d’Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec l’association DELPHIS et l’Institut PRESAGE, CASAH adopte une approche globale de la santé et se décline en trois étapes : Diagnostic initial et appel à idées, Expérimentation des solutions retenues, Évaluation et perspectives de généralisation. L’accompagnement scientifique du projet repose sur l’Évaluation d’Impacts sur la Santé , une démarche d’aide à la décision inscrite dans l’approche des politiques favorables à la santé et dans la lutte contre les inégalités de santé. Trois enquêtes sont menées : Une évaluation à priori, identifiant les besoins des résidents et leur état de santé initial, Une évaluation de processus, analysant la pertinence et l’adéquation des actions mises en place, Une évaluation des effets, mesurant l’impact des interventions sur la qualité de vie des habitants. Les premiers résultats montrent que l’innovation ne réside pas seulement dans les solutions expérimentées mais également dans l’approche pluri partenariale et collaborative. En mobilisant une collaboration entre chercheurs et acteurs de terrain, le projet vise à renforcer le bien-vieillir des personnes âgées dans leur habitat, tout en apportant une contribution à la réflexion sur l’évolution du parc social.

Auteurs : Busnel yaël, Panse laurie, Ben Dridi ibtissem, Cognon stéphane, Ganter claude, Termoz anne, Lochmann mathilde, Prudhomme sarah, Christophe véronique, Sontag pascale, Tournigand christophe, Maisani pauline, Préau marie, Pomey marie-pascale et Haesebaert julie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : L’implication des patients dans la recherche en santé constitue un enjeu majeur de démocratie sanitaire, particulièrement dans le développement d’interventions innovantes comme la pair-aidance. Malgré un consensus sur son importance, les modalités concrètes de cette participation restent peu documentées. Dans le cadre d’un projet de recherche sur la pair-aidance en oncologie, nous avons fait le choix d’impliquer des patients partenaires dès la conception du protocole. Cette étude vise à analyser les apports et les défis de cette collaboration dans la co-construction du projet. Méthodologie : Une démarche participative structurée a été mise en place depuis novembre 2023, articulée autour de trois instances complémentaires : comités de pilotage intégrant la voix des patients, comités participatifs favorisant les échanges multi-acteurs, et comités spécifiques de patients partenaires. Les patients partenaires ont contribué activement à la conception et l’animation des ateliers de co-construction, ainsi qu’à la validation des outils de recherche de l’étude. Résultats : Les patients partenaires ont enrichi significativement le projet à travers : la co-élaboration de la méthodologie des ateliers participatifs, garantissant leur accessibilité et leur pertinence, l’adaptation du matériel de recherche, notamment les questionnaires de la phase 2, l’apport de leur savoir expérientiel dans la définition du modèle de pair-aidance. Cette implication a renforcé la légitimité du projet auprès des acteurs hospitaliers. L’étude a également identifié des défis structurels majeurs : la temporalité spécifique de la recherche-action participative, nécessitant des ajustements constants, et les questions administratives nécessitant des adaptations organisationnelles. Conclusion : Cette expérience souligne l’importance d’adapter les processus de recherche traditionnels pour permettre une participation effective des patients. Elle propose des pistes d’amélioration pour de futures collaborations et contribue à l’évolution des pratiques de recherche participative en santé.

Auteurs : Pelosse lucie, Michel adeline et Marmorat odessa

Type de communication : Atelier

Résumé :

Le renforcement des compétences psychosociales apparait comme un levier probant pour promouvoir la santé mentale et plus largement pour promouvoir la santé (Lamboy, 2018). S’il existe peu d’études qui portent sur l’intérêt de développer les CPS pour agir sur les questions environnementales, l’intuition de nombreux éducateurs et les travaux de Louise Chawla incitent à le penser. Ainsi, les expériences en pleine nature vécues par les enfants influencent la sensibilité environnementale à l’âge adulte car le sentiment de responsabilité et d’empathie envers les êtres humains et les non-humains passent par cette rencontre. De plus, l’état actuel du monde, de la société, du vivant, entraine une forte sollicitation de nos CPS émotionnelles. Ces éco-émotions nécessitent de savoir les identifier, les exprimer et les réguler ou les utiliser. Enfin les 3 types de compétences psychosociales (émotionnelles, sociales et cognitives) apparaissent comme bénéfiques pour protéger le vivant : capacité de plaidoyer, coopération, capacité de résistance, pensée critique… Autant de compétences particulièrement nécessaires pour préserver le vivant et la santé mentale de tous. Car comme le souligne la chercheuse et psychiatre Laélia Benoit, ce qui génère l’éco-anxiété c’est avant tout l’inaction politique. Une des manières de préserver sa santé mentale face aux enjeux environnementaux est donc le passage à l’action pour lequel le renforcement des compétences psychosociales constitue une approche pertinente. Face à ces constats, le Pôle Education et promotion de la santé Auvergne-Rhône-Alpes a développé un dispositif Planète CPS qui propose gratuitement, en ligne, sur le site agir-ese.org des ressources et des activités éducatives pour aider les animateurs, enseignants… à animer des séquences visant à renforcer les CPS autour des enjeux environnementaux et de la préservation du vivant. Cet atelier visera à créer une culture commune sur les liens entre compétences psychosociales et enjeux environnementaux ; découvrir des ressources du dispositif planète CPS ; expérimenter des activités éducatives pour renforcer les CPS autour des enjeux environnementaux. Cet atelier proposera dans un premier temps de partager la problématique, les premières études qui font du lien entre compétences psychosociales et enjeux environnementaux. Puis les participants expérimenteront deux activités éducatives issues du dispositif Planète CPS à travers des mises en situation. L’atelier se clôturera par un temps d’échanges avec le groupe pour identifier les modalités d’utilisation du dispositif dans leurs pratiques.

Auteurs : Raynal marc, Regnault mathilde et Poveda juan-diego

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La constitution garantit le droit à la santé à toutes les personnes françaises ou résidant en France. Mais les personnes sans-abris rencontrent de nombreux freins pour se soigner?: difficultés d’accès aux structures, discriminations, manque de moyens… L’équipe de maraudes parisiennes de Médecins du monde a mené une enquête qualitative pour cerner la perception des personnes sans-abris de leurs besoins en santé et de leur accès aux soins, partant de l’hypothèse que le non-recours serait lié à une non-priorisation de la santé par rapport aux besoins primaires et à des expériences dissuasives du système de soin. Les entretiens montrent que les personnes reconnaissent la double dimension de la santé, physique et mentale et identifient certains problèmes de santé dont la gravité est jugée selon la répercussion sur leur autonomie, notamment de déplacement. Les discours confirment le faible recours aux soins en raison du peu de projection vers l’avenir, de la frustration causée par les expériences précédentes, et du stress que produit la veille sur leurs affaires personnelles. Les comportements au quotidien sont notamment déterminés par la recherche de sécurité et l’évitement de l’ennui. Les interactions avec l’entourage participent au renforcement du stress ou au contraire à leur capacité à rester autonomes grâce à l’entraide. Les personnes sans-abris semblent bien connaitre les structures de soins de proximité et leurs expériences dans ces établissements sont vécues plutôt positivement contrairement aux hypothèses de départ. La satisfaction des besoins primaires ne suffit pas à placer la santé comme prioritaire. Les freins au recours aux soins seraient plutôt la peur du diagnostic, la honte, l’impatience et la complexité des démarches administratives. Ces apprentissages permettent d’identifier des pistes pour faciliter l’accès aux soins des personnes sans-abris : le renforcement de la solidarité citoyenne, la valorisation des métiers de médiation en santé et des mesures de prise en charge des animaux de compagnie et des affaires personnelles. Cette étude a été limitée par l’impossibilité de recruter des personnes souffrant de troubles psychiatriques sévères ou alcoolisées, faute de consentement éclairé. La question de la santé mentale et des addictions devrait être approfondie.

Auteurs : Elus, Santé Publique et Territoires, France Urbaine, Réseau français Villes-Santé et Société Française de Santé Publique

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Si le concept de « Santé dans toutes les politiques » est bien ancré dans la communauté de santé publique à tous les échelons de l’action publique, comment se décline en pratique sa mise en œuvre dans la gouvernance des territoires et les politiques des collectivités locales ? Qui s’en charge et selon quelles modalités ? Quels engagements et « innovations » des décideurs locaux, élu.e.s et « technicien.e.s », sont nécessaires pour faire vivre l’intégration d’objectifs de santé parmi les multiples contraintes de leur environnement et champ d’action ? Cette session est conçue en partenariat entre la SFSP, son groupe de travail sur « les expertises au service des collectivités territoriales », et plusieurs de ses membres et partenaires proches des décideurs territoriaux : ESPT (Elus, Santé Publique et Territoires), le Réseau Français des Villes Santé de l’OMS et France Urbaine. Elle fera intervenir des acteurs.trices de collectivités territoriales dont l’expérience permettra de discuter de leviers d’action efficaces.

Intervenant·es :
Michèle Mangin-Tondeur, Coordinatrice des politiques santé de la ville d’Annecy
Yannick Nadesan, Adjoint à la maire de Rennes en charge de la Santé, Président du Réseau français des Villes Santé, Commission Santé de France Urbaine
Isabelle Bolgert, 1ère Adjointe au maire de Fontainebleau en charge des Affaires sociales
Ziad Khodr, Conseiller municipal d’Arras, Conseiller communautaire à la Communauté urbaine à l’économie et la promotion de la santé, Vice-président délégué de la fédération hospitalière de France pour les Hauts-de-France
Françoise Jabot, Professeur honoraire de l’EHESP, membre du HCSP

Modérateur·trice :
Yves Charpak, élu à Larchant (77), membre du Bureau d’ESPT, membre de la SFSP

Auteurs : Robin stéphane, Garnier céline et Giraud julien

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte La santé des jeunes est au cœur des préoccupations de nombreux partenaires régionaux . Afin d’accompagner les différentes parties prenantes dans l’orientation et la définition des actions de promotion de la santé à développer en direction des jeunes, une enquête « Santé des lycéens en Nouvelle-Aquitaine » a été mise en œuvre en 2022 par l’observatoire régional de la santé Nouvelle-Aquitaine. L’objectif de l’enquête était de mieux connaitre l’état de santé ressenti des lycéens de la région aussi bien dans sa dimension physique que mentale, leurs comportements de santé , leurs ressentis scolaires et d’identifier d’éventuelles disparités territoriales ou sociales. Méthode Cette enquête transversale a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de près de 6 000 lycéens invités à répondre à un questionnaire en ligne dans 150 établissements scolaires de la région . Le niveau de santé mentale des lycéens a été estimé par l’intermédiaire de plusieurs indicateurs mesurant la présence de signes dépressifs , le bien-être , la confiance en l’avenir, ou le bien-être scolaire. Des croisements ont été systématiquement réalisés selon le genre, le département, la filière, la situation financière ressentie et l’environnement socio-familial . Résultats Un tiers des élèves montre les signes d’une santé mentale dégradée mais environ huit sur dix sont satisfaits de leur vie et se sentent bien à l’école, et les trois quarts sont confiants dans leur avenir. Sur chacun de ces indicateurs il est observé des situations moins favorables chez les filles et pour les lycéens dont l’environnement économique ou socio-familial est plus complexe. Conclusion Les résultats, confortés par d’autres études au nveau national, mettent en avant de fréquentes situations de mal-être chez les jeunes. Si peu de disparités territoriales ont été mises en évidence en Nouvelle-Aquitaine, ces analyses ont montré l’importance du genre et l’influence des situations sociales et de l’environnement familial dans les questions de santé mentale.

Auteurs : Haute Autorité de Santé, Société Française de Santé au Travail (SFST), Société Française d’Alcoologie et d’Addictologie (SF2A) et Association Addictions France

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La recommandation ”Usage des substances psychoactives : prévention en milieu professionnel” a été labellisée par la Haute Autorité de Santé le 12 juin 2025. Elle fait suite en 2022 à la saisine conjointe de deux sociétés savantes : la Société Française d’Alcoologie (SFA, devenue SF2A), la Société Française de Santé au Travail (SFST), ainsi que de l’Association Addictions France (AAF). Du fait de l’évolution importante des connaissances depuis la parution des recommandations SFA-SFMT « Dépistage et gestion du mésusage de substances psychoactives susceptibles de générer des troubles du comportement en milieu professionnel » en 2013, il paraissait nécessaire de faire évoluer les pratiques professionnelles afin de mieux orienter les actions et obligations réglementaires des acteurs concernés. La MILDECA soutient ce projet depuis son origine. La constitution du groupe de travail reflète la transdisciplinarité nécessaire pour prendre en compte à la fois la réglementation, la loi, la santé au travail et la santé publique. Celui-ci était composé de professionnels de Service de Prévention en Santé au Travail, médecins généralistes et addictologues, employeurs, juristes et représentants des usagers. Conformément à la méthodologie HAS, ces recommandations s’appuient sur les données épidémiologiques, particulièrement celles des Baromètres de Santé Publique France et de la cohorte Constances qui confirment que la consommation de substances psychoactives est à la fois un enjeu de santé au travail et de santé publique. Celle-ci ne se limite pas aux problèmes d’addiction ou au trouble du comportement aigu mais concerne de manière générale les usagers de substances psychoactives dans tous les métiers quel que soit le statut socio-professionnel. Les facteurs de risques liés au travail ainsi que les risques associés à l’usage de substances psychoactives sont de mieux en mieux identifiés. Ces 34 recommandations de prévention individuelle et collective visent les services de prévention et de santé au travail. Elles s’adressent également aux employeurs et à tout travailleur, quels que soient sa catégorie socio-professionnelle et le régime auquel il appartient. Les travailleurs indépendants, apprentis ou travailleurs en formation professionnelle, font également partie des personnes ciblées par ces travaux. Elles seront présentées avec l’éclairage de Santé publique France, de l’OFDT et de la MILDECA.

Intervenant·es :
Pr Mickael Naassila, Professeur des Universités, Président de la Société Française d’Alcoologie et d’Addictologie
Pr Sophie Fantoni, Professeur de médecine CHU Lille, Présidente de la Société Française de Santé au Travail
Dr Nicolas Prisse, Président de la Mildeca (Mission Interministérielle de Lutte Contre les Drogues et les Conduites Addictives)
Mme Guillemette Quatremere, Chargée d’études et de recherche Direction de la prévention et de la promotion de la santé – Unité Addictions Santé Publique France
Dr Guillaume Airagnes, Directeur, OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives)
Mme Albane Mainguy, Chef de projet au Service des Bonnes Pratiques, Direction de l’Amélioration de la Qualité et de la Sécurité des Soins (DAQSS), Haute Autorité de santé (HAS)
Dr Corinne Dano, Praticien Hospitalier spécialité pathologies professionnelles et santé au travail CHU Angers, Administrateur de la SF2A
Dr Cécile Prévost, Addictologue GHT Psy Sud Paris, Groupe Hospitalier Paul Guiraud, vice-présidente SF2A

Modérateur·trice :
Dr Benoit Fleury, Addictologue Bordeaux, administrateur Société Française d’Alcoologie et d’Addictologie

Auteurs : Gilles-Noguès eléonor

Type de communication : Communication orale

Résumé :

En France, entre 549 000 et 777 000 personnes sont victimes de violences sexuelles chaque année, souvent durant l’enfance ou l’adolescence. Près de 28 % des auteurs sont eux-mêmes adolescents, soulignant l’importance de la prévention dès le plus jeune âge. Les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle sont obligatoires en milieu scolaire depuis 2001, mais leur mise en œuvre demeure inégale sur le territoire français en termes de volume et de contenu. Le programme CAP Consentement vise à combler cette lacune en fournissant un outil de prévention standardisé et validé empiriquement. Basé sur le concept de coercition sexuelle, il combine une approche ludique et participative pour aborder les thèmes clés : émotions, consentement, et violences sexuelles. Pour évaluer l’efficacité du programme, nous avons utilisé un design pré-test/post-test impliquant 705 élèves issus de sept lycées généraux et professionnels. Les interventions se déroulent sur trois semaines avec trois séances structurées d’une heure pour le programme CAP Consentement, ou une séance de trois heures sous forme de ciné-débat pour le groupe contrôle. Les questionnaires, administrés une semaine avant et quatre à six semaines après les interventions, permettent de comparer l’efficacité de ces deux formats sur cinq critères psychosociaux. Les résultats montrent pour les deux groupes une évolution positive sur trois des cinq critères : la capacité des élèves à identifier les facteurs dynamiques pouvant altérer le consentement sexuel, leurs connaissances légales sur les violences sexuelles, ainsi que leur sentiment d’efficacité personnelle. Aucune évolution significative n’a été observée sur les échelles d’adhésion aux mythes modernes sur le viol. Enfin, seul le groupe contrôle démontre une diminution du score d’acceptabilité des stratégies pour obtenir un rapport sexuel. Cette étude pilote permet de conclure que le programme CAP Consentement présente un niveau d’efficacité satisfaisant, mais des modifications sont nécessaires pour augmenter son impact sur la capacité des adolescents à prendre du recul vis-à-vis des représentations sociales associées à la coercition sexuelle. Par ailleurs, cette étude souligne que des formats nécessitant peu de préparation, comme le ciné-débat, peuvent également être des outils pertinents à l’usage des acteurs de la prévention en milieu scolaire.

Auteurs : Haute Autorité de Santé (HAS)

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La Haute Autorité de santé (HAS) organise depuis 2013 ses travaux dans le champ de la santé mentale et de la psychiatrie sous la forme de programmes pluriannuels, dans une démarche impliquant les associations d’usagers et de proches, les organisations professionnelles, les fédérations d’établissements et les institutionnels. Les deux premiers programmes ont couvert la période 2013-2017 et la période 2018-2023. Renouvelant son engagement, la HAS a adopté en 2024 un troisième programme « santé mentale et psychiatrie » pour la période 2025-2030 et a fait de ce champ un axe prioritaire de son projet stratégique.Cette session sera l’occasion de présenter le « programme santé mentale et psychiatrie » de la HAS ainsi que sa démarche de travail. Elle permettra ensuite d’illustrer la mobilisation de la HAS dans le champ de la santé mentale et de la psychiatrie, en particulier sur ses missions de recommandation des bonnes pratiques professionnelles et de mesure et d’amélioration de la qualité dans les hôpitaux et cliniques, par le biais de quatre temps de présentation suivis d’échanges : – Programme « santé mentale et psychiatrie » 2025-2030 de la HAS : bilan de sa feuille de route 2025 et perspectives pour 2026 ; – Recommandations de bonnes pratiques professionnelles en santé mentale et psychiatrie : bonnes pratiques cliniques et coordination entre les secteurs sanitaire, social et médico-social ; – Mesure d’Indicateurs de qualité et de sécurité des soins en psychiatrie : résultats des mesures nationales 2024 et déploiement de la mesure de l’expérience du patient hospitalisé à temps plein en psychiatrie ; – Certification des établissements de santé : bilan, chiffres clés et perspectives dans les établissements ayant une activité de psychiatrie.

Intervenant·es :
Claire Compagnon
Amélie Prigent
Cyril Olivier
Sophie Ollivier

Modérateur·trice :
Morgane Le Bail

Auteurs : Maziero stéphanie, Gacon candice et Bonneterre solenne

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La santé mentale étudiante est un enjeu de santé publique ; plusieurs études montrent que les étudiants sont plus vulnérables que la population générale sur le plan de la santé mentale. Au sein de cette population étudiante, un non-recours au soin est rapporté ainsi qu’une méconnaissance des ressources et une stigmatisation de la santé mentale. Face à ce constat, Nightline France à développé un dispositif de promotion et de prévention de la santé mentale à destination des étudiants.  Après une phase d’expérimentation, dès l’année universitaire 2022/2023, Nightline France a proposé un dispositif de promotion et de prévention de la santé mentale à destination des étudiants en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles et plus récemment à destination des étudiants en Brevet de Technicien Supérieur. Ce dispositif est constitué d’une intervention animée par un professionnel de la santé visant à : sensibiliser les étudiants aux questions de bien-être et de santé mentale, apporter des outils et des informations pour prendre soin de soi et mieux faire face aux difficultés rencontrées, informer de l’existence des ressources accessibles pour recevoir de l’aide. Cette action encourage également la cohésion et le soutien entre les étudiants tout en offrant un espace d’échanges et de réflexion afin de déstigmatiser les difficultés de santé mentale. Ce dispositif fait l’objet d’une évaluation réalisée au travers d’un questionnaire avant/après formation mesurant notamment les connaissances des étudiants sur les outils et les ressources en santé mentale. Les résultats, obtenus auprès de 3323 étudiants , ont mis en avant une augmentation significative de l’auto-évaluation des étudiants concernant leurs connaissances sur les différents outils permettant de prendre soin de sa santé mentale.

Auteurs : Staedel bérénice

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Le programme Médiateur·trice·s de Santé-Pair·e·s développé par le Centre Collaborateur de l’OMS forme et accompagne l’embauche de personnes concernées par un trouble psychique, rétablies ou en voie de rétablissement.   Le Médiateur de Santé-Pair participe à l’accompagnement, au soutien et à l’orientation des personnes au sein d’une équipe pluridisciplinaire en s’appuyant sur son parcours personnel de rétablissement de troubles psychiques et son expérience des services de santé mentale.  Actuellement, près de 200 Médiateurs de Santé-Pairs sont salariés dans des équipes de soins hospitalières de psychiatrie et d’addictologie, ou bien dans des structures médico-sociales.  L’accompagnement proposé par le CCOMS se déploie sur plusieurs mois. Il consiste en un processus complet qui débute avec la rencontre d’une équipe de soins qui souhaite créer un poste de MSP, il se poursuit avec le recrutement, puis avec un soutien à la prise de poste. Le CCOMS déploie des sensibilisations à destination des équipes : ces interventions sont animées par le CCOMS en binôme avec un MSP expérimenté, elles permettent de répondre aux questionnements et inquiétudes des professionnels de terrain.  Les personnes recrutées dans le cadre du programme Médiateur de Santé-Pair accèdent aux formations qui ont été créées sur l’initiative conjointe du CCOMS et deux universités : la licence de Sciences Sanitaires et Sociales – parcours Médiateurs de Santé-Pairs à l’université de Bobigny, et la licence professionnelle Médiateur de Santé-Pair à l’université de Bordeaux.

Auteurs : Radenne pauline et Kornobis jean-paul

Type de communication : Communication orale

Résumé :

PARTENAIRES  – Les URPS des Hauts-de-France – Les CPTS  – Les MSP  – L’association des Groupes Qualité des Hauts-de-France – Les CPAM  – Le CREHPSY – Le Centre collaborateur de l’OMS – Les Maisons départementales des personnes handicapées – Les Dispositifs d’appui à la coordination   – Les départements – Les Contrats Locaux de Santé   – Les Contrats Locaux en Santé Mentale   – Les Projets Territoriaux de Santé Mentale   – Les Établissements Public de Santé Mentale   – Les associations : Les Groupes d’Entraide Mutuelle UNAFAM : Union Nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées Psychiques, Maison des usagers en santé mentale… Etc. INTRO : En France, une personne sur cinq est touchée chaque année par un trouble psychique, soit 13 millions de Français. Le taux de suicide y est également élevé, faisant de la santé mentale une priorité. L’URPS ML HDF a lancé, avec le financement des CPAM, une action de sensibilisation des professionnels de santé libéraux au handicap psychique et à la reconnaissance MDPH en 2023 dans les Flandres, et dans l’Oise et l’Aisne en 2025. Ce projet vise à répondre aux besoins des PSL en collaboration avec des acteurs locaux. METHODE : Le projet propose : – Des soirées de sensibilisation en présentiel, – Des webinaires pour les professionnels indisponibles, – Des outils remis aux participants.   Le module inclut : – Un forum pour rencontrer des ressources locales, – Une introduction au handicap psychique, abordant les facteurs de préservation et de vulnérabilité, ainsi que la notion de rétablissement, – Un témoignage d’usager pour sensibiliser à la réalité du handicap psychique, – Un atelier collaboratif en « word café » sur trois thématiques : signes d’alerte, posture professionnelle, et orientation vers les ressources locales, – La présentation des ressources locales et de la MDPH pour guider les PSL dans la gestion des demandes de reconnaissance du handicap psychique. Des outils fournis aux participants : – Une fiche « essentiel » sur les troubles psychiques, les signes d’alerte, et la posture professionnelle, – Une fiche ressource listant les établissements, associations et autres ressources disponibles. RESULTATS : Le projet a débuté dans les Flandres, réunissant 75 participants pour deux soirées et un webinaire. La sensibilisation a été bien accueillie, avec une satisfaction moyenne de 8.5/10. Les premiers retours montrent une amélioration du repérage des signes d’alerte, de la posture des professionnels et de l’orientation des patients. DISCUSSION : Face aux défis des déserts médicaux et des structures saturées, les PSL doivent accompagner davantage de patients en souffrance psychique. Cette sensibilisation permet de renforcer leurs compétences en repérage, posture professionnelle et orientation des patients

Auteurs : Touzani isabelle

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Les jeunes suivis par la protection judiciaire de la jeunesse présentent des négligences et des maltraitances subies dans l’enfance qui ont des conséquences sur leur santé mentale tout au long de leur vie. Une étude dans les centres éducatifs fermés de la PJJ a montré que 46 % des jeunes présentent des troubles psychiques et 18 % des conduites à risque potentiellement mortelles. Ces troubles sont souvent aggravés par un environnement familial et social précaire. Depuis 2013, la direction de la protection judiciaire de la Jeunesse s’est engagée dans une démarche de promotion de la santé au sein de ses établissements et services, avec la promotion de comportements et d’un environnement de vie favorables à la santé. La prise en compte des déterminants de la santé mentale s’effectue en lien avec cette démarche de promotion de la santé ainsi qu’avec les objectifs de la feuille de route ministérielle « Psychiatrie et santé mentale » et de la feuille de route interministérielle « Santé des personnes placées sous main de justice » 2024-2028, pilotées par le ministère de la santé. A l’heure actuelle, nous disposons d’une enquête nationale de prévalence sur la santé des jeunes suivis par la PJJ, d’une feuille de route intersectorielle de renforcement des compétences psychosociales pour ce public cible, d’un plan national de prévention du suicide pour les jeunes suivis par la PJJ, d’une convention nationale avec l’association nationale des maisons des adolescents et le Psycom. La très grande majorité des directions interrégionales de la PJJ a signé des conventions avec les agences régionales de santé, prenant en compte les jeunes suivis par la PJJ dans leurs programmes régionaux de santé mentale. Des programmes de lutte contre la stigmatisation des troubles psychiques, de développement des compétences psychosociales, des partenariats avec les maisons des adolescents et les secteurs de pédopsychiatrie ont ainsi pu se développer, de même que des participations actives aux dispositifs concernant les situations complexes, nécessitant une coordination étroite entre pédopsychiatrie, conseils départementaux et MDPH. Cette politique visant une population particulièrement vulnérable nécessite d’être encore renforcée. Ses effets devront être évalués et mis en perspective avec les expériences menées dans d’autres pays chez les jeunes en conflit avec la loi.

Auteurs : Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole (CCMSA)

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La Mutualité Sociale Agricole (MSA) soutient depuis une politique de promotion et de préservation de la santé mentale des populations agricoles et des territoires ruraux, notamment grâce au déploiement de son Plan Mal Être Agricole (PMEA). Afin de préserver la santé mentale de la population agricole le PMEA décline plusieurs dispositifs ciblant quatre objectifs prioritaires : la prévention avec des actions d’aller vers comme les Instants santé ou ESOPT ; le repérage précoce des situations de mal être grâce aux sentinelles agricoles et la plateforme téléphonique : Agri’écoute ; l’orientation avec la participation de la MSA aux cellules pluridisciplinaires de prévention et l’accompagnement avec de l’aide au répit en cas d’épuisement professionnel. Concernant l’approche territoriale de promotion de la santé mentale de la MSA sur les territoires ruraux en renforçant son rôle dans les instances de coordination territoriale en santé mentale ainsi que dans la formation et animation qu’un réseau d’acteurs variés formés à la détection du mal-être et en participant à la création d’un observatoire de la santé mentale et du suicide dans le monde agricole et le milieu rural. Afin de lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé mentale auxquelles sont particulièrement exposées les populations agricole et rurale, la MSA inscrira ses actions de santé mentale dans sa future stratégie santé MSA 2026-2030, selon une approche « une seule santé ».

Intervenant·es :
Pierrine Aly
Fréderique Jacquet
Raphaelle Desrousseaux

Modérateur·trice :
Louise Bourdel

Auteurs : Koenig marie, Thulin Pinaud-Merlin noël, Vaillant juliette, Letailleur celine et Bouroubi wafia

Type de communication : Symposium

Résumé :

La pair-aidance, en tant qu’approche relationnelle fondée sur les savoirs expérientiels, fait l’objet d’une reconnaissance croissante dans le champ de la santé mentale. Cependant, le modèle de la formation-paire, qui implique un renversement du rapport au savoir– où les personnes ayant vécu un problème de santé mentale enseignent aux professionnels – reste largement marginalisé. Le potentiel pédagogique du savoir expérientiel s’inscrit ici dans une perspective constructiviste, considérant que l’élaboration et la transmission de connaissances opérantes et humanisantes en santé mentale s’effectue par le maillage des expertises des différents acteurs concernés. En reconnaissant les savoirs expérientiels au même titre que les savoirs académiques et professionnels, cette perspective ouvre la voie à un véritable changement de paradigme en santé mentale et tend à lutter contre les injustices épistémiques. Ce changement de paradigme soulève des enjeux essentiels concernant la reconnaissance du rôle de formateur pair et le potentiel pédagogique des savoirs expérientiels. Comment la co-construction des savoirs peut-elle enrichir la formation continue des professionnels et contribuer à améliorer les pratiques de soins et d’accompagnement en santé mentale ? Ce symposium a pour objectif de susciter une réflexion quant aux implications pédagogiques et épistémologiques des savoirs expérientiels, et à leur reconnaissance dans le champ de la formation continue des professionnels de santé mentale. Les échanges se fonderont notamment sur les retours d’expériences de formateurs pairs et de formateurs métiers engagés au sein d’un dispositif de formation continue en santé mentale. Le symposium se structurera autour de plusieurs moments permettant une exploration approfondie des enjeux politiques, épistémologiques et méthodologiques relatifs à l’inclusion des savoirs expérientiels au sein des dispositifs de formation continue. Une introduction relative au changement de paradigme induit par la reconnaissance des savoirs expérientiels dans la construction et la diffusion des connaissances en santé mentale. Table ronde : Des experts, chercheurs et formateurs pairs échangeront sur les enjeux relatifs à l’intégration des savoirs expérientiels dans la formation continue des professionnels de santé. Un temps de questions-réponses avec les participants permettra de recueillir les témoignages et réflexions sur les questions soulevées. Intervenants : Des formateurs pairs expérimentés, apportant un point de vue sur la transformation des pratiques pédagogiques et sur la reconnaissance de leur rôle et deux psychologues/chercheuses travaillant sur le paradigme du rétablissement et l’inclusion des savoirs expérientiels dans les dispositifs de formation continue. Modératrice : Une chercheuse-paire, spécialiste des questions épistémologiques relatives à l’inclusion des savoirs expérientiels au sein des dispositifs de recherche et de formation.

Auteurs : Kivits joëlle et Loubet léa

Type de communication : Découverte

Résumé :

Les recherches en santé sont désormais sensibilisées aux questions de genre, encouragées autant par la limitation de biais éventuels que par les opportunités de découverte et de promotion de l’équité en santé. Au début des années 2000, un nouveau cadre de recherche sur la santé incluant des approches dites par le sexe et le genre (SGBA+) est intégré progressivement par les institutions de recherche et par les revues scientifiques. Les bénéfices de l’intégration des approches par le sexe et le genre dans la recherche médicale sont aujourd’hui largement documentés, et également étudiés depuis une dizaine d’années en santé publique et en recherche interventionnellee. En 2014, A. Pederson, L. Greaves et N. Poole ont proposé un cadre réflexif pour la conception de recherches et le développement d’interventions à la visée transformative pour les femmes : le « gender-transformative health promotion framework ». Ces autrices exposent les principes d’une recherche dont l’ambition est d’intégrer les connaissances sur les relations de pouvoir, les normes, les rôles de genre et les structures sociales, bénéfiques à la fois dans la récolte des données jusqu’à la production des programmes. Ces dimensions peuvent en effet avoir des répercussions négatives sur certains états de santé et doivent être prises en compte dans les interventions au même titre que les indicateurs classiques de santé. Cette approche se caractérise par sa pluri- et inter- disciplinarité. Basé sur une série de 3 séminaires de recherche organisés en 2021, 2022 et 2024 au sein du laboratoire de recherche en santé publique ECEVE (Inserm UMR-S 1123) dans le cadre de la Chaire « Genre et prévention en santé » (Cité du Genre, Université Paris Cité, 2021-2024), cet atelier a pour objectif de faire découvrir les approches transformatrices du genre en promotion de la santé. L’atelier sera articulé autour de deux temps : Temps 1 : Présentation du concept et de l’approche transformatrice du genre 1. Une (très) brève histoire de la problématique du genre dans la recherche en santé et en promotion de la santé 2. Présentation du «Gender-transformative health promotion framework» 3. Illustrations de recherches et d’interventions Temps 2 : Echanges avec la salle.

Auteurs : Brechon-Cornery thierry et Delécaut alix

Type de communication : Atelier

Résumé :

« Il n’y a pas de santé sans santé mentale ». Comment développer les compétences psychosociales dans les initiatives de promotion de la santé pour améliorer la résilience et le bien-être des individus et des communautés ? Objectifs : 1) Comprendre l’importance des compétences psychosociales pour la santé mentale et globale. 2) Découvrir et expérimenter des outils pratiques pour développer ces compétences. Déroulement : 1) Introduction : Présentation des compétences psychosociales et de leur importance. 2) Présentation des outils : Introduction à des outils et méthodes pour intégrer la gestion du stress, la résolution de problèmes, et la communication efficace dans les initiatives de promotion de la santé. 3) Mises en situation : Activités pratiques en petits groupes pour expérimenter les outils présentés. 4) Échanges et retours d’expérience : Discussion interactive sur les apprentissages et les applications possibles dans différents contextes.

Auteurs : Ano ama Kounangui marie noelle, Ekra Kouadio daniel, Gbary eléonore Lagaud, Samassi sokodogo Madaho Awa, Akani bangaman Christian et Akesse mayet Epouse Thanoh

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : les femmes porteuses de fistules vivent le plus souvent cachées, recluses, en marge de la société et de leurs communautés du fait du caractère « dit honteux » de la maladie. Comment les interventions médico-sociales influencent-elles la qualité de vie des femmes opérées de fistules vésico-vaginales d’origine obstétricale à l’Hôpital Saint Jean Baptiste de Bodo ?
Objectif : Evaluer la qualité de vie des femmes opérées de fistule vésico-vaginal d’origine obstétricale à l’hôpital Saint Jean Baptiste de Bodo.
Méthode : L’étude a été réalisée auprès de patientes opérées entre de janvier 2022 à décembre 2023 et suivies sur une durée moyenne de 7 mois. Il s’agissait d’une étude transversale de type descriptive couplée à une revue documentaire des dossiers allant de la période de 2022 à 2023. Le logiciel Epi info version7.2 a été utilisé pour l’analyse des données.
Résultats : Au total 50 femmes ont été enquêtées. La majorité des patientes opérées de fistules vesico-vaginales étaient âgées de 20-29 ans, suivies par celles âgées de 30-39 dont la moitié n’avaient aucun niveau d’instruction. Des complications comme la fuite urinaire persistantes 67% et douleurs pelviennes 33% et des troubles psychologiques ou des problèmes de réinsertion sociale demeuraient fréquentes. Sur le plan social, la stigmatisation restait un obstacle majeur. Plusieurs patientes rapportent avoir reçu un soutien familial 70% et 30% n’ont reçu aucun soutien familial dont 60% ont repris leur activité normale après l’intervention, cependant 40% femmes n’ont pas repris leur vie normale du fait du rejet à cause du stigmate lié à la fistule.
Conclusion : Ce travail met en lumière l’importance d’une approche multidisciplinaire dans la prise en charge des femmes opérées de FVV et la mise en œuvre de stratégies communautaires pour réduire la stigmatisation et favoriser la réinsertion sociale.

Auteurs : Marielle Wathelet et Aude Caria

Type de communication : Plénière

Résumé :

Intervenant·es :
Loïc Blondiaux, Professeur de science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Anne-France Taiclet, Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Anne-Cécile Douillet, Professeure de science politique à l’Université de Lille
Bernard Jacob, Membre du Centre collaborateur de l’OMS pour la psychiatrie de santé publique, ancien Coordinateur national de la réforme de la santé mentale en Belgique
Françoise Jabot, Médecin de santé publique, professeure honoraire à l’EHESP

Les intervenants apporteront, chacun depuis son propre champ, un éclairage sur le rôle de la démocratie participative, de la gouvernance partagée et de la territorialisation de l’action publique comme levier majeur d’amélioration des politiques publiques.
Comment activer ces leviers pour obtenir des résultats visibles ? Quels écueils connus doivent être anticipés ? Comment les dépasser et tracer les contours d’une action publique capable de concilier inclusion, cohérence nationale et ancrage territorial ?

Auteurs : Jaubert thibault, Carré arnaud, Smeding annique, Fares hani, Rastello jérome, Salsi hélène et Sanchez estelle

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte La stigmatisation de la santé mentale représente l’ensemble des préjugés et des comportements discriminatoires à l’égard des personnes souffrant de troubles psychiques. Ce phénomène a des conséquences puisque ces dernières n’osent pas consulter un professionnel de santé, ce qui favorise un traitement tardif. C’est une problématique de santé publique majeure puisque la France a fait de la santé mentale la Grande Cause Nationale 2025 avec, comme axe prioritaire, la promotion des interventions anti-stigmatisation. Dans ce contexte, nous avons mené une revue systématique de travail afin d’identifier les principaux déterminants de la SSM et orienter les politiques publiques sur la façon dont elles peuvent déployer leur stratégie d’intervention. Méthodologie En suivant un protocole prédéfini , nous avons consulté trois bases de données électroniques , ce qui nous a permis d’obtenir 1802 études empiriques. Après sélection, nous avons retenu 214 études portant sur la SSM. Parmi celles-ci, 72 études quantitatives ont été incluses dans la revue systématique et identifient plusieurs déterminants psychologiques et socio-démographiques. Résultats Sur la base des résultats, plusieurs catégories favorisant la SSM ont été établies. Une première catégorie montre le rôle des croyances sur la perception de responsabilité et de dangerosité des personnes atteintes d’un trouble psychique. Une deuxième catégorie démontre le rôle des compétences socio-cognitives, telle que l’empathie principalement. Une dernière catégorie permet de souligner certaines variables socio-démographiques : les hommes tout comme les catégories sociales plus modestes stigmatiseraient davantage mais les résultats montrent surtout que les adolescents sont les plus susceptibles de stigmatiser. Discussion Afin d’élargir les moyens d’actions des acteurs publics parmi une population de jeunes, ces résultats seront abordés au regard d’une étude interventionnelle menée par le dispositif Ambassadeurs Santé Mentale. A cet égard, nous soulignerons le bénéfice potentiel de la démarche pair-à-pair sur l’ensemble des déterminants évoqués afin de sensibiliser les plus jeunes à la SSM. Nous discuterons des avantages de ce dispositif à partir des données – parfois relatives – des initiatives psychoéducatives ou basées sur l’interaction avec les personnes atteintes d’un trouble psychique.

Auteurs : EHESP

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La recherche participative connaît un développement important depuis plusieurs années, tant en France qu’à l’international. Elle s’inscrit dans le souci de répondre à des problématiques épistémiques, éthiques et politiques de la recherche : mettre en lumière des points aveugles, développer des recherches plus pertinentes pour les publics visés, reconnaître et mobiliser les savoirs expérientiels. Développer des recherches participatives ne va pour autant pas de soi – a fortiori si on l’on prend au sérieux son programme le plus fort, où chercheurs et acteurs de la société construisent ensemble toutes les phases de la recherche (cf la Charte française des sciences participatives – 2017). Cela soulève des questions épistémiques, quant à la manière de composer ensemble des perspectives et des savoirs différents ; éthiques, quant aux enjeux de respect des participants et de leurs apports et des régulations dont il peut être utile de se doter ; et enfin matérielles et pratiques, qui vont constituer les conditions effectives de la rencontre, de la reconnaissance mutuelle, et de la création d’un cadre inclusif permettant à chacun de participer. La table ronde proposée entend permettre aux participants de la session de revenir sur ces 3 séries de questions à partir du partage d’expériences de deux communautés mixtes de recherche en santé mentale : la Communauté mixte de recherche sur la Pair Aidance en Santé Mentale (CMR PASM) de l’Université de Bordeaux et la Coresam – COmmunauté mixte de REcherche en SAnté Mentale -Bretagne, dont l’EHESP est partenaire. Elle sera précédée d’une présentation de la charte de la Coresam qui sera proposée comme cadre des échanges. Le public sera largement invité à participer à partir de ses questionnements et expériences propres de recherches participatives.

Intervenant·es : Audrey Le Quilleuc (coordinatrice CORESAM), Lise Allard (chercheuse pair et co-coord. CORESAM), Antoinette Prouteau (professeure à l’Univ. de Bordeaux, coord. scientifique CMR PASM), Guillaume Leroyer (pair-aidant, CMR PASM), Evelyne PV (CORESAM)

Modérateur·trice :
Delphine Moreau (professeure à l’EHESP, coord. scientifique CORESAM) et Enzo Nouchi (pair-aidant et co-coordinateur CMR PASM)

Auteurs : Pougheon dominique, Trévidy frédérique, Mathieu marion, Gross olivia et Gagnayre rémi

Type de communication : Atelier

Résumé :

La participation des personnes concernées dans les recherches est encouragée et des incitations existent dans les appels à projets. La pertinence, la qualité et l’efficacité de la recherche, dans une visée de transformation sociale, sont avancées comme justification. Toutefois, à quelles conditions ces objectifs sont-ils atteints ? Le symposium a pour objectif d’identifier des conditions praxéologiques du succès d’une recherche participative (RP) en questionnant la condition des relations entre acteurs du point de vue épistémique et éthique. Les participants seront invités à débattre à partir d’interventions et de leurs expériences pour la caractériser. Introduction : justifier les apports théoriques de la RP – préciser aux participants les modalités pour un débat fructueux sur la condition des relations entre les acteurs pour tenir l’objectif de la RP, dans sa visée de transformation sociale. Trois présentations par des binômes, chercheur ou professionnel / personne concernée ou acteur de la société civile, dans des recherches participatives. Frédérique Trévidy / Marcel, Patrick (Alfi) : pourquoi s’investir dans une recherche sur le logement d’abord et y rester sur la durée lorsque l’on a vécu auparavant sans domicile ? Dominique Pougheon / Christine (Projet ExPaParM) : comment capitaliser sur l’expérience en tant que co-chercheur pour construire un partenariat patient-soignant dans une filière maladie rare ? Marion Mathieu (Tous Chercheurs) / François Havez (réalisateur) : est-il nécessaire ou utile d’impliquer des tiers/médias pour faciliter la réflexivité des acteurs pour mener une recherche réellement participative ? Réflexion en groupes sur la condition des relations entre les acteurs, pour tenir l’objectif de la RP jusqu’à son terme, dans une visée de transformation sociale. Restitution. Conclusion : A l’appui des productions de groupe, les modérateurs ouvriront des perspectives de propositions d’actions pour promouvoir la RP parmi les acteurs de la recherche ou de la société civile (communauté d’échanges de pratiques de RP ; formation des acteurs de la recherche à la RP ; actions en direction de la société civile pour sensibiliser aux enjeux des RP…).

Auteurs : Maillard isabelle, Dervaux alain, Michel morgane, Couturier judith et Marien séverine

Type de communication : Atelier

Résumé :

Réduire les inégalités sociales de santé liées au tabagisme chez les usagers en santé mentale et améliorer la prise en compte de cette addiction en psychiatrie publique demeurent des enjeux majeurs. Un groupement de coopération sanitaire fédérant 30 hôpitaux associés au Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé pour la recherche et la formation en santé mentale et l’équipe Eceve (UMR 1123, Inserm/Université Paris Cite), avec l’appui de l’université Paris Saclay ont mené une recherche interventionnelle en santé publique intitulée TABAPSY. Cette recherche s’est donnée pour objectifs de développer, d’expérimenter et d’évaluer une intervention de réduction du tabagisme en psychiatrie adulte. L’aboutissement de la phase de co-construction a permis de lancer l’expérimentation et l’évaluation, impliquant 21 secteurs/pôles de psychiatrie sur le territoire national. Les objectifs du symposium sont de présenter les conditions de production et les premiers résultats de cette recherche, fruit d’une collaboration entre chercheurs, experts en psychiatrie-addictologie, usagers (ex-)fumeurs en santé mentale et soignants de psychiatrie, nécessaire pour s’assurer de l’adéquation et de la faisabilité de l’intervention, et pour en tirer des enseignements afin d’envisager les conditions de son déploiement à l’échelle nationale. Programme : 1) Réalités du tabagisme chez les personnes confrontées à des troubles psychiques et enjeux d’une meilleure prise en compte, sensibilisation et formation des soignants en psychiatrie 2) Enjeux d’implication et de participation des différentes parties prenantes : ajuster l’intervention aux besoins des (ex-)usagers (ex-)fumeurs en santé mentale et s’assurer de sa recevabilité/faisabilité auprès des professionnels de santé  3) Enjeux d’ajustement et d’adaptation de l’intervention aux réalités territoriales locales (Intervention ciblée vs actions usuelles de promotion d’arrêt du tabac, atouts et bénéfices d’un groupe de pairs pour soutenir la démarche de diminution/d’arrêt du tabac) 4) Enjeux d’évaluation, quantitative et qualitative, de l’intervention : premiers résultats et tendances.

Auteurs : Institut national du cancer

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La confrontation entre handicap psychique et maladie cancéreuse met en lumière un champ encore peu exploré de la santé publique, situé au croisement de la psychiatrie, de l’oncologie et des politiques de lutte contre les inégalités. Bien que les programmes de santé tendent à mieux intégrer les déterminants sociaux et territoriaux, la question du handicap psychique demeure insuffisamment prise en compte dans la lutte contre le cancer. Les personnes vivant avec un trouble psychique sévère présentent une vulnérabilité accrue face aux maladies chroniques, dont les cancers, en raison d’une exposition plus élevée aux facteurs de risque addictifs (tabac, alcool), de retards diagnostiques fréquents et d’un accès inégal aux soins somatiques. Ces difficultés sont renforcées par des obstacles systémiques : faible coordination entre psychiatrie et oncologie, sous-évaluation des symptômes physiques et persistance de la stigmatisation. Ces éléments contribuent à une surmortalité évitable, avec une espérance de vie réduite de 10 à 20 ans. Les projets CANOPEE et CAHP mettent en évidence l’importance d’une approche intégrée, articulant les dimensions psychiques, somatiques et sociales dans les parcours de soins. Ils montrent que la lutte contre le cancer doit se repenser à travers une logique d’équité en santé mentale, associant repérage précoce, prévention adaptée et accompagnement des professionnels. L’enjeu n’est plus seulement d’assurer une prise en charge médicale du cancer, mais de garantir un parcours de soins inclusif et continu, capable de répondre aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap psychique. Une telle intégration représente une condition essentielle pour réduire les inégalités d’accès, améliorer la qualité des soins et renforcer la cohérence des politiques de santé publique.

Intervenant·es :
Nicolas Scotté (DG INCa)
Coralie Gandré, Delphine Moreau (IRDES – projet CANOPEE)
Michael Bisch
Léo Touzet

Modérateur·trice :
Sabrina SInigaglia

Auteurs : Askevis-Leherpeux françoise, Roelandt jean-Luc et Vasseur-Bacle simon

Type de communication : Communication orale

Résumé :

L’empowerment, en augmentant le contrôle que les personnes peuvent exercer sur leur vie et en changeant les rapports de pouvoir, contribue à améliorer la qualité de vie des usagers et de leurs aidants. Pour l’OMS, il est donc important de mettre en place des actions en faveur de l’empowerment et de les co-construire avec les personnes concernées. Dans cette perspective, le CCOMS de Lille a établi une liste internationale de 25 recommandations en faveur de l’empowerment des usagers des services de santé mentale et des aidants, relevant de trois domaines : Défense des droits de l’homme, Participation à l’organisation et l’évaluation des services, Information et communication. Mais ces recommandations ne sont ni connues de tous ni mises en place partout Objectifs L’étude, menée dans 6 pays européens a ainsi pour objectifs d’établir 1) si ces recommandations ont un soutien officiel et 2) s’il y a concordance entre ce soutien et le vécu des personnes concernées. Méthode- Chaque partenaire a indiqué si ces recommandations sont officiellement soutenues par une loi et/ou une politique de santé, et par quel texte. Par ailleurs, des usagers des services de santé mentale et des aidants ont indiqué si, selon leur expérience personnelle, elles sont appliquées Résultats Deux recommandations sont consensuellement inscrites dans des textes officiels, la liberté de choisir un professionnel de santé mentale et le développement de soins au plus près des personnes. Les moins fréquemment mentionnées se rapportent au domaine de l’information et de la communication Par ailleurs, un contraste apparait entre deux groupes de pays 1. Ceux où la majorité des personnes déclarent qu’un grand nombre de recommandations relatives aux droits de l’homme ne sont pas appliquées 2. Ceux, où la tendance est l’inverse de dire qu’une grande majorité des recommandations non soutenues par des textes officiels sont appliquées Discussion Ces résultats soulèvent différentes questions relatives aux politiques nationales de santé mentale et à l’information des personnes concernées, Ils rappellent aussi que les initiatives en matière d’empowerment doivent tenir compte du contexte politique, historique et culturel des pays concernés.

Auteurs : Pignon nicolas, De Fontgalland charlotte, Kononovich katerina et Mace jean marc

Type de communication : Communication orale

Résumé :

L’accès aux soins en Centre-Val de Loire se caractérise par des inégalités territoriales persistantes, accentuées par le vieillissement de la population et la pénurie de professionnels de santé. Le rôle précurseur de la région dans le déploiement de l’exercice coordonné a facilité l’émergence des Équipes de Soins Primaires en 2020, conçues pour formaliser a minima la coordination des soins et améliorer la prise en charge des patients. Ce dispositif souple – sans obligation de cadre juridique contraignant – vise à simplifier l’exercice coordonné, favoriser la collaboration interprofessionnelle et renforcer l’attractivité des territoires. L’expérimentation, prévue jusqu’en 2025, s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation du système de santé, où l’exercice coordonné formalisé constitue une des réponses aux défis démographiques et sanitaires, en complément des structures existantes telles que les Maisons de Santé Pluriprofessionnelles. Elle fait l’objet d’une évaluation approfondie qui mesure ses effets sur les plans organisationnels, collaboratifs et économiques, afin d’analyser la pertinence du dispositif dans sa configuration actuelle et d’interroger son intégration pérenne dans le paysage de l’exercice coordonné formalisé. La méthodologie adoptée combine une approche qualitative et quantitative. Des entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès d’un panel de professionnels en ESP, en tenant compte de la diversité de leurs métiers et de leur répartition géographique, ainsi qu’auprès des porteurs de projets ESP. Ces entretiens ont été complétés par des questionnaires adressés aux professionnels de santé en exercice coordonné ou non, aux salariés de CPTS et aux patients. Une typologie des ESP et de leur territoire d’implantation permet d’affiner l’analyse de leur intégration et de leurs spécificités organisationnelles et territoriales. Les résultats indiquent que les professionnels apprécient la simplicité et la flexibilité du dispositif. Celui-ci semble permettre une coordination améliorée et renforcée par la formalisation, un sentiment d’appartenance et une satisfaction au travail accrus. Toutefois, des limites sont présentes, notamment un flou concernant le rôle du référent, la non-valorisation de certaines professions, un manque de financement pour certaines actions et de liens entre les modes d’exercice coordonné. L’analyse identifie plusieurs leviers d’amélioration et formule des recommandations pour que le dispositif réponde aux attentes des soignants et des patients.

Auteurs : Garnier céline, Gouraud manon et Morra andréa

Type de communication : Communication orale

Résumé :

CONTEXTE Le concept « une seule santé » promeut une vision multidisciplinaire de la santé incluant celles des êtres humains, des animaux et des écosystèmes. Cette approche intégrée et unifiée de la santé publique, animale et des écosystèmes est souhaitée dans le cadre des plans nationaux et régionaux en santé-environnement. Cependant, malgré les nombreuses démarches en cours, sa territorialisation reste assez conceptuelle pour de nombreux acteurs. Aussi, la Région Nouvelle-Aquitaine souhaite développer des actions qui permettent l’intégration de cette approche dans les territoires. Dans ce cadre, l’Observatoire régional de la santé Nouvelle-Aquitaine a proposé d’expérimenter la réalisation d’un diagnostic territorial « Une seule santé » en partant de l’hypothèse que cette territorialisation serait facilitatrice et structurante pour rendre concret ce concept. L’objectif du projet est ainsi de co-construire avec des partenaires une méthodologie d’élaboration d’un diagnostic territorial en prenant appui sur un territoire d’expérimentation : le parc naturel régional Médoc. METHODES Le diagnostic territorial est construit en plusieurs étapes. La première étape concerne le cadrage pour délimiter le champ à étudier. Elle est réalisée à partir de données qualitatives recueillies auprès des techniciens et élus du Pnr Médoc. La deuxième étape porte sur la réalisation du diagnostic avec la constitution d’un comité de partenaires. Cette étape s’appuie sur une revue de littérature des interactions potentielles et sur les données collectées auprès des partenaires. La dernière étape consiste en la formulation de recommandations opérationnelles à partir d’entretiens avec les partenaires et les acteurs locaux. RESULTATS La première phase d’élaboration du diagnostic a conduit à choisir les deux enjeux prioritaires qui seront analysés aux regards des trois santés à savoir l’agriculture sur le volet cultures et la planification territoriale relative aux villes et villages . Le diagnostic est en cours de finalisation. CONCLUSION Le diagnostic territorial « Une seule santé » est l’occasion de faire se rencontrer les acteurs locaux autour de ce concept et de croiser des visions de « spécialistes » pluridisciplinaires. Produire un livrable avec des constats objectivés et territorialisés semble être un levier intéressant pour initier concrètement ces échanges et les actions dans les territoires.

Auteurs : Déborah Sebbane et François Berdougo

Type de communication : Plénière

Résumé :

Intervenant·es :
Marija Jakubauskienė, Ministre de la Santé de Lituanie, ancienne Présidente de la Section « Santé mentale publique » de l’European Public Health Association
François Gonon, Neurobiologiste, Directeur de recherche émérite au CNRS
Ledia Lazëri, Conseillère Régionale pour la santé mentale au Bureau régional de l’OMS pour l’Europe
Vikram Patel, Psychiatre, Professeur au Department of Global Health and Population, Harvard

En ouverture du congrès, cette plénière propose une rétrospective de l’approche neurobiologique de la santé mentale et de ses limites. Elle mettra en regard des éclairages internationaux pour comprendre comment la recherche, l’épidémiologie et les politiques publiques convergent vers un nouveau paradigme de santé mentale publique. Au cœur des échanges : articuler données biologiques, facteurs sociaux et environnementaux, prévention populationnelle et participation des personnes concernées. Quels enseignements tirer des pays pionniers ? Qu’entend-on par santé mentale publique ? Une session pour définir un nouveau cadre d’action.

Auteurs : Société Française de Santé Publique

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Vous avez un projet d’article, une opinion ou une expérience à partager ? Découvrez comment concrétiser cette envie dans la revue Santé Publique ! Au cours de cette session, nous aborderons les différentes formes de publication dans la revue (« Recherche originale », « Opinion et débat », « Lettre à la rédaction »…) et en particulier le nouveau format intitulé « Pratiques, capitalisation et savoirs d’expérience ». Le dispositif d’aide à la rédaction offert par la revue sera présenté et discuté avec les participants et des membres de son Comité de rédaction. Que vous soyez chercheur, décideur, acteur de l’intervention, étudiant… venez nous rencontrer et partager vos besoins et idées pour renforcer ce dispositif !

Intervenant·es :
Cédric Kempf, Promotion Santé Auvergne-Rhône-Alpes, Rédacteur en chef adjoint de la revue Santé publique
Christine Rolland, Promotion santé Occitanie, ex-rédactrice en chef adjointe et membre du comité de rédaction de la revue Santé publique
Mélanie Villeval, SFSP
Jonathan Juy, SFSP
Olivier Lebert, SFSP

Modérateur·trice :
Mélanie Villeval, SFSP

Auteurs : Delteil laurane, Araujo mélanie, Arnaud catherine, Lacroix isabelle, Delobel-Ayoub malika et Bénévent justine

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction Les benzodiazépines sont fréquemment prescrites pendant la grossesse. Cependant, leurs effets sur le neuro-développement restent mal connus. Cette étude visait à évaluer le risque de Troubles Envahissants du Développement chez les enfants exposés in utero aux benzodiazépines. Méthodes Les données de la cohorte française EFEMERIS, couvrant toutes les naissances en Haute-Garonne depuis 2004, ont été utilisées. EFEMERIS collecte des informations sur les médicaments prescrits et remboursés avant et pendant la grossesse, les issues de grossesse et les diagnostics de TED chez les enfants à 5 et/ou 8 ans, obtenus auprès du Registre des Handicaps de l’Enfant de Haute-Garonne . Les enfants nés entre 2004 et 2013 ont été inclus. Trois groupes ont été comparés quant au risque de TED : groupe 1 : enfants exposés in utero aux benzodiazépines ; groupe 2 : enfants nés de mères exposées uniquement avant la grossesse ; et ; groupe 3 : enfants nés de mères non exposées. : Des régressions logistiques ont été utilisées, intégrant une approche WITHIN, combinant une imputation multiple des données manquantes et une pondération par score de propension . Résultats Parmi les 85 860 enfants inclus dans EFEMERIS, 2 958 étaient dans le groupe 1, 1 535 dans le groupe 2 et 81 367 dans le groupe 3. Les femmes exposées avaient en moyenne 1,9±2,7 délivrances de benzodiazépines pendant la grossesse. Environ 50% des femmes exposées ont reçu des benzodiazépines uniquement pendant le premier trimestre. Le nombre de cas de TED était de 32 dans le groupe 1, 16 dans le groupe 2 et 501 dans le groupe 3. Le risque de TED chez les enfants exposés in utero n’était pas statistiquement différent de celui des enfants du groupe 2 et du groupe 3 . Conclusion Cette étude, s’appuyant sur des données de cas de TED médicalement validés et minimisant le biais d’indication grâce à l’inclusion d’un groupe témoin exposé uniquement avant la grossesse, apporte des éléments rassurants quant au risque de TED chez les enfants exposés in utero aux benzodiazépines.

Auteurs : Monnier Besnard stéphanie, Motreff yvon, Godeau emmanuelle, Fréry nadine et Regnault nolwenn

Type de communication : Symposium

Résumé :

La santé mentale des enfants et des adolescents, est un sujet de préoccupation pour tous. Deux grandes enquêtes nationales fournissent des indicateurs épidémiologiques de l’état de santé mentale de ces populations , nécessitant une attention particulière ainsi que des connaissances notamment sur les facteurs associés à la santé mentale ou les évolutions temporelles. Ces données sont fondamentales pour guider les actions individuelles et collectives notamment en faveur de la prévention. Les compétences psychosociales, encore peu connues, peuvent pourtant être mobilisées pour préserver une bonne santé mentale. L’objectif de ce symposium, destiné à un public large , est de partager les principaux enseignements récents de ces deux études et de fournir un premier niveau de connaissance sur les CPS, permettant de faire progresser les pratiques. Seront présentés le dispositif Enabee , les prévalences des troubles probables de la santé mentale et le niveau de bien-être des enfants de 3 à 11 ans. Une autre présentation détaillera les derniers résultats disponibles sur les facteurs associés à la santé mentale, le harcèlement, le recours aux soins, etc. Une présentation de l’étude EnCLASS élargira le panorama aux adolescents. Une dernière présentation décrivant les actions menées par Santé publique France sur les CPS, dans le cadre d’une stratégie interministérielle 2022-2037, permettra d’illustrer le continuum de la surveillance épidémiologique à l’action et l’intérêt d’éclairer les décisions publiques nécessaires à la création, dès le plus jeune âge, d’environnements de vie favorables. Le symposium sera composé de 4 présentations scientifiques de 20 minutes entrecoupées chacune de temps d’échanges avec la salle. Déroulement : 1) Introduction 2) Présentation d’Enabee : le dispositif de l’étude, prévalences des troubles probables de santé mentale et niveaux de bien-être 3) Présentation d’Enabee : autres enseignements à partir de résultats récents 4) Présentation d’EnCLASS : le dispositif de l’étude et résultats récents 5) Les compétences psychosociales, des exemples de leviers à mobiliser pour soutenir une bonne santé mentale dès le plus jeune âge.

Auteurs : La Mutualité Française

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Cette enquête contribue à un éclairage inédit sur le sujet par son approche à la fois transversale et ancrée dans les territoires. Elle met en évidence les fragilités durables de la santé mentale des jeunes liées aux conditions de vie, d’étude, de travail, au rapport au numérique, à l’environnement familial ou encore aux lieux de vie. Elle explore également les freins à l’accès aux soins et met en évidence les lacunes en matière de prévention, mais aussi, les ressources mobilisées, les formes de soutien et les attentes exprimées par les jeunes.

Intervenant·es :
Séverine Salgado, Directrice Générale de la Mutualité Française
Margaux Tellier-Poulain, Responsable de projets santé et protection sociale Institut Montaigne

Auteurs : AIDES

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

Lors des Etats Généraux des personnes vivant avec le VIH organisés par les associations au printemps 2024, la santé mentale des personnes séropositives s’est imposée comme un enjeu crucial des vies et des parcours de soins. Les discriminations et l’impact psychologique du VIH exacerbent les vulnérabilités et l’isolement social, notamment pour les populations les plus précarisées. La santé mentale des personnes vivant avec le VIH est insuffisamment prise en compte par les professionnels-les de santé et reste trop peu visible politiquement. A l’occasion du congrès de la SFSP 2025, et alors que le gouvernement doit définir une politique intersectorielle en faveur de la santé mentale dans les mois qui viennent, nous souhaitons promouvoir l’intégration de la santé mentale dans les parcours de santé des personnes vivant avec le VIH en nous appuyant sur les recommandations formulées par les participants-es aux Etats Généraux. Ils-elles ont revendiqué la mise en place de parcours spécifiques, la formation des professionnels-les de santé à cette problématique et ont formulé volonté d’une prise en charge globale de la santé, en intégrant notamment le bien-être psychologique dans leurs parcours de soin. Cette table ronde réunira les acteurs-rices qui sont, ou qui doivent être, concernés-es par le sujet parce que susceptibles de jouer un rôle déterminant dans la recherche de solutions, à savoir deux personnes vivant avec le VIH, une professionnelle de la santé mentale, une infectiologue et un-e élu-e de la République. Ils-elles discuteront des leviers d’action à activer afin de transformer les recommandations en actions.

Intervenant·es :
Anne-Sophie Petit, docteure en psychologie sociale de la santé, psychologue
Victoria Manda, infectiologue à l’hôpital Saint Louis, membre de la SPILF (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française)
Lydienne Ntogue, personne vivant avec le VIH
Candida Alves, personne vivant avec le VIH

Modérateur·trice :
Emmanuel Bodoignet, Vice-président de AIDES et Solenn Bazin chargée de plaidoyer prévention et thérapeutique, AIDES

Auteurs : Assurance maladie

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La santé mentale périnatale est un enjeu majeur de santé publique, touchant à la fois les mères, les pères et les nourrissons. La période périnatale, allant de la grossesse jusqu’à la première année de l’enfant, représente une phase de vulnérabilité psychique, où peuvent émerger des troubles tels que la dépression post-partum (DPP), les troubles anxieux du post-partum (APP) ou encore les idées suicidaires (IDS). Non dépistés et non pris en charge, ces troubles peuvent avoir des conséquences durables sur la santé des parents, le développement de l’enfant et le bien-être familial global. Ce symposium s’adresse particulièrement aux professionnels de santé publique, aux professionnels travaillant en périnatalité ou santé mentale, et aux acteurs institutionnels en leur apportant des données récentes et des outils concrets pour orienter leurs actions. Les objectifs sont : 1. Fournir une base épidémiologique solide : Présenter les données actualisées de l’ENP2021 sur la prévalence à 2 mois post-partum de la dépression, de l’anxiété et des idées suicidaires, avec, selon le cas, une étude de leurs déterminants ainsi que de leurs disparités territoriales. 2. Identifier les pathologies spécifiques et les situations critiques : Proposer des outils validés pour le repérage précoce et des approches de la prise en charge des mères et des pères, facilitant l’intervention des professionnels de terrain. 3. Favoriser l’appropriation des initiatives publiques : Présenter le projet des 1000 premiers jours, ainsi que les données relatives aux Entretiens Pré et Postnataux Précoces (EPP et EPNP) pour illustrer leur mise en œuvre et leur impact. 4. Diffuser les innovations en santé publique : Mettre en avant les dispositifs développés par le CCOMS et par l’Assurance Maladie pour sensibiliser et informer les familles et les professionnels sur la santé mentale périnatale. 5. Prévenir et prendre en charge les troubles de santé mentale en période périnatale : Présenter les actions et les données de l’Assurance Maladie.

Intervenant·es :
Pr Sarah Tebeka (Université Paris Cité)
Dr Thierry Cardoso (Santé publique France)
Camille Miclot (CNAM)
Dr Nathalie Léone (CCOMS)
Vanessa Vitu (CNAM)
Valérie Mendes (Sage-femme)

Auteurs : Larchanché stéphanie et Sifer-Rivière lynda

Type de communication : Symposium

Résumé :

La participation des personnes en grande précarité est entravée par des difficultés à faire confiance. Leur vulnérabilité peut déclencher des mécanismes de protection qui, simultanément, provoquent un sentiment de solitude et d’aliénation, face à un monde social qui « ne répond » plus, marqué par son instabilité et son effondrement. La personne, coupée des autres et d’elle-même, n’est plus disponible à habiter le monde. Dans ce contexte, comment mobiliser les initiatives impulsées par les usagers eux-mêmes leur permettant d’être mieux intégrés dans la cité ? Comment co-construire un espace sécurisant et de confiance réciproque? Comment favoriser une approche syndémique telle que préconisée en santé mentale publique ? Ce symposium interdisciplinaire et intersectoriel s’intéresse à quatre initiatives originales visant à développer de nouvelles pratiques d’accompagnement des personnes en situation de grande précarité sociale, économique, administrative et juridique, caractérisée par une profonde souffrance psychique. Ces initiatives ont pour point commun d’élargir et de renouveler le périmètre du champ « psy ». Elles montrent qu’il est possible de créer un nouvel écosystème avec des espaces entre et hors institutions psy et qui combinent des registres d’action visant aussi bien la promotion de la santé mentale que l’accès à une prise en charge « psy » adaptée aux besoins identifiés par les personnes elles-mêmes, et par les acteurs professionnels de différents secteurs qui les accompagnent. Nous explorerons comment, prises ensemble, elles dessinent une autre manière d’entrer en relation avec le public concerné et, par conséquent, de renouveler les enjeux soulevés par la démocratie en santé mentale. Présentations : Stéphanie Larchanché partagera une expérience de co-construction d’un projet d’accompagnement pour les patients suivis par l’EMPP de Dunkerque avec pour objectif de pallier aux ruptures de parcours et de limiter les temps d’isolement dans l’entre-deux du soin. Lynda Sifer-Rivière montrera, à partir d’une ethnographie, comment la prise en charge juridique et administrative des migrants constitue une entrée pertinente à la prévention de la santé mentale et l’orientation vers les structures spécialisées de soins. Dr Florence Louppe et Dr. Stéphanie Puechavy présenteront le dispositif de médiation qu’elles ont mis en place au sein des LHSS, pour agir sur les multiples agressions du lien que de nombreux patients en LHSS ont subies dans leur expérience de vie à la rue. Félice Azéma appréhendera la façon dont la littérature et l’espace de la classe sont des espaces négligés de prévention en santé mentale qui conduisent à appréhender différemment le rôle de l’enseignant face et aux côtés de ses élèves.

Auteurs : Hidous khadija et Aboutaieb rachid

Type de communication :

Résumé :

Introduction:La santé sexuelle et reproductive est un enjeu majeur de santé publique au Maroc, influencé par des facteurs socioculturels, économiques et structurels impactant l’accès aux services de prévention du VIH/IST, contraception et soins SSR. Malgré les efforts entrepris, des inégalités persistantes limitent l’efficacité des interventions, en particulier pour les populations vulnérables. Cette revue systématique vise à analyser les stratégies existantes, identifier les obstacles et proposer des pistes d’amélioration pour optimiser l’accès aux services SSR. Méthodes:Cette revue systématique a été menée selon les recommandations PRISMA. Une recherche a été effectuée dans PubMed et des bases de données institutionnelles pour les études publiées entre 2010 et 2025. Les critères d’inclusion portaient sur les études quantitatives, qualitatives et mixtes traitant de la prévention des IST/VIH, de la contraception et de l’accessibilité aux soins SSR en population marocaine. Après identification de 177 articles, une restriction aux textes en accès libre a ramené le corpus à 144 études, puis un filtrage selon les thèmes facteurs de risque, comportements sexuels et prévention a réduit l’échantillon à 60 études. Une lecture des titres et résumés a permis d’exclure les études non pertinentes , laissant 26 étudespour une analyse approfondie. Après application des critères d’éligibilité, 15 études ont été retenues pour l’analyse finale. La qualité méthodologique a été évaluée selon l’échelle Newcastle-Ottawa . Résultats:Les analyses des 15 études retenues révèlent plusieurs défis persistants en matière de SSR au Maroc. L’accès aux services de prévention du VIH et des IST demeure limité, particulièrement pour les populations clés exposées à un risque accru, en raison d’une faible couverture des programmes de dépistage et d’un manque de sensibilisation. Concernant la contraception, des barrières socioculturelles et économiques entravent l’utilisation des méthodes modernes, malgré une offre théoriquement disponible. L’absence de protocoles standardisés de surveillance des IST et le déficit de données épidémiologiques consolidées compliquent la mise en place de stratégies de prévention efficaces. Par ailleurs, d’importantes inégalités territoriales persistent, avec un accès réduit aux services SSR dans les zones rurales et pour les populations marginalisées, mettant en évidence la nécessité d’une approche plus inclusive et intersectorielle. Conclusion:Cette revue systématique met en évidence des lacunes importantes en matière de prévention du VIH/IST, accès à la contraception et intégration des services SSR au Maroc. Une approche plus inclusive et intersectorielle, associée à un renforcement des politiques publiques et des programmes communautaires, est essentielle pour améliorer la couverture et l’impact des interventions en SSR.

Auteurs : Baudier françois

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : Face à l’accentuation des inégalités de santé, l’organisation de l’offre de santé et de soin doit être renforcée et innovante sur certains territoires. Pour ce faire, il est nécessaire qu’elle s’appuie sur de futurs professionnels de la santé, du médico-social et du social ayant le projet d’exercer dans les quartiers politiques de la ville . C’est une des priorités de la Communauté professionnelle territoriale de santé Besançon & Métropole. Objectif : Favoriser l’installation et/ou la prise de fonction des futurs professionnels de santé, du médico-social et du social en exercice coordonné dans les QPV. Méthode : L’organisation d’un séminaire de deux jours avec des étudiants en fin d’étude venant d’une dizaine de filières universitaires. Résultats : La maquette pédagogique élaborée avec les responsables de différentes filières repose sur une approche pédagogique très participative et se déroule dans un des quartiers QPV de Besançon pour être au plus près du terrain et des acteurs de ces territoires. Le 1er jour est organisé en trois temps : 1. Une période de brainstorming et de découverte ; 2. un apport de connaissances sur les inégalités sociales de santé, l’exercice coordonné et la promotion de la santé/prévention ; 3. Une découverte des organismes et acteurs. Le 2ème jour est une approche « in vivo » au sein d’un QPV. Les étudiants vont alors à la rencontre des différents professionnels sur leurs lieux d’activité. Le séminaire se termine dans la maison de quartier avec notamment une table ronde composée des différents responsables des filières et des échanges avec les étudiants. Discussion et conclusion : La proposition et l’organisation de ce séminaire ont rencontré une forte adhésion des responsables universitaires des différentes filières malgré l’originalité de cette proposition, en particulier à 2 niveaux : 1. Contenu : la promotion de l’exercice coordonné en QPV ; 2. Pédagogie : le fait d’associer dans une même formation des professionnels de santé, du social et du médico-social. Lors de la tenue du Congrès de la SFSP des éléments d’évaluation pourront être fournis.

Auteurs : Ramos nathan

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte et problématique : Cette communication est issue d’une enquête plus large sur le dispositif maison sport-santé . Les MSS, habilitées par les pouvoirs publics, doivent accueillir patient.es et usager.es pour les accompagner dans leur parcours d’activité physique. À l’instar de plusieurs programmes en santé, elles sont ainsi incitées à développer une approche intégrée de la prise en charge. Cette approche est mise au récit autour du « bien être » dans le champ du sport-santé. Si la littérature a déjà mis en lumière les logiques de gouvernement des corps, d’injonction au bien-être vers les individus, elle analyse peu l’appropriation de cette notion par les prestataires de l’action publique. Comment ces opérateur.ices investissent-ils le bien-être ? Méthode : L’approche qualitative permet une analyse approfondie de la mise en œuvre locale et l’appropriation par les opérateur.ices de l’injonction au bien-être. Pendant trente mois, plusieurs observations non participantes et 50 entretiens semi-directifs ont été menés avec des professionnel.les du sport, de la santé et du social, avec des coordinateur.ices de maisons sport-santé et les organismes de tutelle. L’analyse des comptes-rendus de réunions et des documents officiels contextualise les entretiens et observations. Résultats et discussion : L’approche sociologique des discours des professionnel.les du sport-santé a permis de mettre en lumière une grande diversité sémantique autour du concept de bien-être. Cela permet aux opérateur.ices du sport-santé d’élargir ou de resserrer leur périmètre d’action. Ainsi, la flexibilité de la notion les autorise à opérationnaliser l’action publique selon leurs appétences et leurs compétences, en se concentrant sur le déploiement de séances d’activité physique « qui font du bien », ou au contraire, en dépassant le rôle attribué par les pouvoirs publics. Les opérateur.ices mettent parfois en place une approche intégrée des parcours de santé en s’appropriant la notion de bien-être. Si l’accompagnement des bénéficiaires diverge ainsi selon les identités professionnelles et organisationnelles des structures d’accueil, il pourrait être pertinent d’étudier les interactions avec la conception politico-administrative du bien-être pour appréhender la co-construction d’une norme de santé publique.

Auteurs : Mehalaine sonia et Lahmar saliha

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La santé des personnes en situation de précarité est, très souvent selon eux, une préoccupation secondaire en raison des obstacles sociaux à surmonter en amont : logement, emploi, couverture sociale, compréhension des enjeux, entre autres causes. Bien que les hébergés en structures bénéficient d’un accompagnement social, une carence en intervenants médicaux peut entraver la qualité des parcours de soins. Pour ces raisons, les instances du Grand Est ont exprimé leur volonté de décloisonner les secteurs sanitaires et sociaux en rapprochant les professionnels dans le but d’accompagner conjointement les usagers dans leur parcours de soin. Fondé sur une approche novatrice de démarche « d’aller vers », le SPPOC – Santé des Populations Précaires et Orientation Concertée – est un dispositif dédié aux personnes précaires, souvent invisibles, hébergées dans des structures sociales. Les infirmières du SPPOC initient une approche axée sur la prévention et la promotion de la santé par des actions de terrain tant individuelles que collectives. L’objectif étant de faciliter l’accès aux soins des personnes vulnérables et ainsi réduire les inégalités sociales en santé.   Les moyens déployés sont adaptés aux ressources des personnes rencontrées : Le « Café santé » ou « Intervention en promotion de la santé » dans les structures sociales est une consultation infirmière atypique pour rencontrer les personnes en situation de précarité et leur apporter un soin de santé primaire. Ce format singulier permet d’établir une relation de confiance pour détecter et identifier les problèmes de santé des participants et leur proposer des actions adaptées en réponse à leurs besoins en santé.  La Mission Spécifique GDV – Gens Du Voyage – est une permanence infirmière sur les aires d’accueil des gens du voyage qui propose un accompagnement personnalisé dans leur parcours de soins. La consultation « de caravane en caravane » est un format singulier qui permet la création d’un lien de confiance entre professionnels et patients qui favorise l’adhésion et le retour au soin.  Les interventions infirmières du SPPOC dans les structures sociales permettent de potentialiser les actions des professionnels sanitaires et sociaux dans une collaboration en regard des besoins des usagers. Les travailleurs sociaux ont fait remonter l’impact positif dans leurs accompagnements aux personnes hébergées car ils se sentent soutenus par les infirmières et peuvent mieux canaliser les personnes en leur proposant de participer au café santé. Il reste néanmoins certains freins à ces actions liés au parcours de vie complexes et de changement réguliers d’hébergement qui vont entraver les suivis médicaux, par exemple. C’est également des populations qui ont du mal à se projeter et donc à honorer certains rendez-vous de santé. Le retour d’expérience des interventions d’infirmières déléguées à la santé publique au SPPOC, dispositif révolutionnaire et hautement impactant, pourrait servir d’inspiration pour un déploiement national ?

Auteurs : Caria aude

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Au cours des cinquante dernières années, les soins psychiatriques en Occident ont évolué vers des soins majoritairement ambulatoires et un accompagnement des personnes ayant des troubles psychiques dans divers aspects de leur vie. Cette évolution a mis en lumière la nécessité de mieux intégrer ces personnes dans la société et de lutter contre la stigmatisation associée aux troubles psychiques. En effet, la stigmatisation a un impact profond sur la qualité de vie, l’accès aux soins et l’espérance de vie des personnes concernées. Elle peut aussi conduire à l’autostigmatisation, renforçant l’isolement social et la perte d’estime de soi. La lutte contre la stigmatisation repose sur trois approches principales : réduire la stigmatisation interpersonnelle, diminuer l’autostigmatisation et éduquer pour changer les comportements. Toutefois, ces méthodes se révèlent insuffisantes, car elles négligent le caractère politique de la stigmatisation. Malgré trois décennies d’efforts, les programmes de lutte contre la stigmatisation ont un impact limité et peu durable ; seules les stratégies de réduction de la distance sociale semblent utiles à retenir. L’archétype du « fou dangereux » persiste, montrant que la médicalisation de la folie n’a pas réussi à réduire la stigmatisation, fondée sur la dichotomie entre folie et raison. De plus, dénoncer la stigmatisation en la rendant visible peut paradoxalement renforcer le stigmate. Ainsi serait-il plus pertinent d’agir sur les conséquences de la stigmatisation, c’est-à-dire les discriminations. Cela implique de développer des stratégies individuelles, institutionnelles et politiques pour garantir les droits et la citoyenneté des personnes avec des troubles psychiques dans toutes les sphères de la société. Notamment, en prenant en compte les points de vue et les besoins des personnes concernées et de leurs proches et en promouvant des pratiques psychiatriques respectueuses des droits humains, reposant sur les principes du rétablissement et de la santé communautaire. La communication proposera un état des lieux des connaissances basée sur une analyse de la littérature, exposera les principales recommandations internationales pour agir contre la stigmatisation, et des pistes de mobilisation pour intégrer la problématique dans le cadre global des futures politiques de santé mentale publique.

Auteurs : Alain tristan, Haon baptiste, Payen anouck, Rochaix lise, De Chambine sophie et Durand-Zaleski isabelle

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction : La téléexpertise est un levier stratégique pour améliorer l’accès aux soins et optimiser les parcours de soins. Son intégration en milieu hospitalier, notamment au sein des CHU, reste encore insuffisamment tracée et structurée. Afin d’évaluer les pratiques de téléexpertise et d’identifier les conditions favorisant son développement en tant qu’offre de service structurée et valorisée, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris a lancé l’étude TELEX. Méthode : TELEX est une étude observationnelle visant à recenser les pratiques de téléexpertise au sein de l’AP-HP. Une enquête en ligne a été diffusée auprès de l’ensemble des chefs de service qu’ils pratiquent ou non une activité de téléexpertise. Les données ont été recueillies via l’outil LimeSurvey et portaient sur les activités de soins de l’année 2022. Elles ont été couplées avec les données du logiciel métier dédié à la téléexpertise pour l’année 2022. Résultats : Un total de 146 services ont répondu au questionnaire dont 98 pratiquaient la téléexpertise. Parmi eux, 70 % déclaraient qu’une réponse est apportée dans les 24h suivant la réception de la demande . Cependant, seuls 46% déclaraient renseigner leur avis dans le dossier patient informatisé. L’usage d’outils non sécurisés est majoritaire. La plupart des réponses sont apportées au fil de l’eau, en plus des activités courantes, avec 74 % des médecins qui traitaient les demandes sans plage dédiée, en interrompant d’autres activités. La reconnaissance institutionnelle et financière est un frein majeur : 88 % des répondants ne codent pas leurs actes et seuls 9 % bénéficient d’un financement. Conclusion : L’enquête met en évidence un besoin de structuration et de reconnaissance de la téléexpertise. Une amélioration des outils de traçabilité et une valorisation adaptée sont nécessaires pour favoriser son intégration durable dans les pratiques hospitalières et participer à l’équité d’accès aux soins.

Auteurs : Coutret emilie et Delestrez emmanuelle

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Les expérimentations « SIIS – Santé Mentale » et « HOME » ont été lancées dans le cadre du dispositif « Article 51 » du Ministère de la Santé, visant à soutenir les innovations en santé. Trois équipes mobiles pluridisciplinaires basées sur le modèle ACT ont été mises en place : deux à Marseille et une à Toulouse . Elles sont composées de pairs-aidants, psychologues, assistants sociaux, job coachs, infirmiers, psychiatres et coordinateur.trice. Elles proposent un accompagnement global à des personnes présentant des troubles psychiatriques très invalidants, ayant des besoins médico-sociaux élevés et étant fréquemment hospitalisées en psychiatrie à temps plein. L’approche est axée sur les pratiques orientées vers le rétablissement avec comme objectifs l’inclusion sociale et la reprise du pouvoir d’agir : approche par les forces et les ressources des personnes, élaboration et application des directives anticipées en psychiatrie, soutien et accompagnement directement en milieu ordinaire, dans le respect du rythme, du choix et des préférences des personnes. Environ 300 personnes seront incluses dans ces expérimentations sur cinq ans et une évaluation externe sera réalisée dans l’optique d’une généralisation à l’échelle nationale. Bien que le modèle ACT ait fait ses preuves à l’international depuis plus de vingt ans, ces projets sont les premiers de ce type en France, où l’offre d’accompagnement reste principalement hospitalo-centrée et où les hospitalisations psychiatriques de longue durée représentent un quart du total des occupations de lits. Ces projets représentent une innovation organisationnelle importante en déplaçant la prise en charge des personnes d’un modèle hospitalier vers un modèle communautaire, basé sur des méthodes de type « place and train ». Ils soutiennent l’idée que l’hôpital doit être un lieu de soins et non un lieu de vie. Cette communication présentera les résultats de la première phase d’implantation des dispositifs incluant les outils organisationnels, les profils des bénéficiaires, les parcours de soins, l’évaluation intermédiaire des impacts ainsi qu’une proposition de modèle médico-économique innovant visant à favoriser une offre d’accompagnement adaptée aux besoins spécifiques du public cible.

Auteurs : Wenta justine, Billaudeau nathalie, Temam sofia, Kab sofiane, Goldberg marcel, Vuillermoz cécile et Vercambre-Jacquot marie-noel

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte/objectif Les enseignants jouent un rôle clé auprès de la jeunesse, les adultes de demain. Leur santé mentale, un bien en soi, est aussi un facteur essentiel pour la qualité des enseignements, le bon fonctionnement du système éducatif, et donc globalement, un levier de santé publique de long-terme. En plus de changements sociétaux et éducatifs structurels, diverses crises d’ordre sécuritaire ou sanitaire ont heurté particulièrement l’école cette dernière décennie. Comment la symptomatologie dépressive des enseignants a évolué en France sur la période 2012-2022 en comparaison aux autres salariés ? Méthodologie Les volontaires de la cohorte nationale Constances, inclus à partir de 2012, ont renseigné jusqu’à 4 fois l’échelle Center for Epidemiologic Studies-Depression , un indicateur validé de symptômes dépressifs . Grâce à des modèles linéaires mixtes ajustés sur divers facteurs sociodémographiques, nous avons comparé les évolutions temporelles moyennes de la CES-D respectivement pour les enseignants et pour un échantillon d’autres salariés socio-professionnellement similaires de la cohorte. Résultats En 2012, le score CES-D des enseignants était moindre en moyenne que celui des salariés non-enseignants . Entre 2012 et 2022, si la dynamique globale apparaissait péjorative dans les deux groupes , et ce avant même la crise COVID-19, elle était un peu plus marquée chez les enseignants , conduisant à un croisement des niveaux de symptomatologie dépressive en fin de période, en défaveur des enseignants. Plus précisément, une approche linéaire mixte par morceau suggère que l’écart de dynamique enseignants/non-enseignants s’est creusé à partir du début de la pandémie de COVID-19 . Conclusion En objectivant une évolution plus défavorable sur 10 ans de la symptomatologie dépressive des enseignants par rapport aux autres salariés, les résultats mettent en lumière le renforcement des besoins en soutien psychologique de cette population de professionnels et l’intérêt qu’il y aurait à agir en amont pour promouvoir globalement leur santé mentale.

Auteurs : Haute Autorité de Santé, Société Française de Santé au Travail (SFST), Société Française d’Alcoologie et d’Addictologie (SF2A) et Association Addictions France (AAF)

Type de communication : Session partenaire

Résumé :

La recommandation ”Usage des substances psychoactives : prévention en milieu professionnel” a été labellisée par la Haute Autorité de Santé le 12 juin 2025. Elle fait suite en 2022 à la saisine conjointe de deux sociétés savantes : la Société Française d’Alcoologie (SFA, devenue SF2A), la Société Française de Santé au Travail (SFST), ainsi que de l’Association Addictions France (AAF). Du fait de l’évolution importante des connaissances depuis la parution des recommandations SFA-SFMT « Dépistage et gestion du mésusage de substances psychoactives susceptibles de générer des troubles du comportement en milieu professionnel » en 2013, il paraissait nécessaire de faire évoluer les pratiques professionnelles afin de mieux orienter les actions et obligations réglementaires des acteurs concernés. La MILDECA soutient ce projet depuis son origine. La constitution du groupe de travail reflète la transdisciplinarité nécessaire pour prendre en compte à la fois la réglementation, la loi, la santé au travail et la santé publique. Celui-ci était composé de professionnels de Service de Prévention en Santé au Travail, médecins généralistes et addictologues, employeurs, juristes et représentants des usagers. Conformément à la méthodologie HAS, ces recommandations s’appuient sur les données épidémiologiques, particulièrement celles des Baromètres de Santé Publique France et de la cohorte Constances qui confirment que la consommation de substances psychoactives est à la fois un enjeu de santé au travail et de santé publique. Celle-ci ne se limite pas aux problèmes d’addiction ou au trouble du comportement aigu mais concerne de manière générale les usagers de substances psychoactives dans tous les métiers quel que soit le statut socio-professionnel. Les facteurs de risques liés au travail ainsi que les risques associés à l’usage de substances psychoactives sont de mieux en mieux identifiés. Ces 34 recommandations de prévention individuelle et collective visent les services de prévention et de santé au travail. Elles s’adressent également aux employeurs et à tout travailleur, quels que soient sa catégorie socio-professionnelle et le régime auquel il appartient. Les travailleurs indépendants, apprentis ou travailleurs en formation professionnelle, font également partie des personnes ciblées par ces travaux. Elles seront présentées avec l’éclairage de Santé publique France, de l’OFDT et de la MILDECA.

Intervenant·es :
Dr Hervé Martini, Médecin addictologue, Association Addictions France
Dr Corinne Dano, Praticien Hospitalier spécialité pathologies professionnelles et santé au travail CHU Angers, membre de la SF2A
Dr Alexandra Spahlholz, Médecin du travail, Action Santé Travail Lens
Mme Charlotte Brunez, Infirmière, Action Santé Travail, Lens

Modérateur·trice :
Dr Benoit Fleury, Addictologue Bordeaux, administrateur SF2A

Auteurs : Biasch katia, Huo Yung Kai samantha, Gauthier victoria, Blanc-Garin carine, Ferrières jean, Amouyel philippe et Moitry marie

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Contexte : les registres français MONICA collectent des informations sur les sujets victimes d’un évènement coronaire aigu fatal quel que soit le lieu du décès et quels que soient les antécédents . L’analyse de ces données produit des connaissances qui peuvent permettre d’adapter les stratégies de santé publique et de diminuer les décès coronaires évitables. Objectifs : Décrire les caractéristiques des évènements coronaires fatals et étudier les tendances évolutives des taux de mortalité coronaire selon les antécédents des sujets. Méthodes : Tous les évènements coronaires fatals survenus entre janvier 2000 et décembre 2019 ont été enregistrés pour les patients âgés de 35 à 74 ans dans les trois registres français MONICA. La récurrence a été définie comme un antécédent de maladie coronaire aiguë ou chronique documentée. Les tendances des taux de mortalité standardisés sur l’âge ont été analysées à l’aide de modèles de régression de Poisson et exprimées en pourcentages de variation annuelle . Résultats : sur la période, 23670 événements mortels ont été analysés, dont 15710 constituaient un épisode inaugural ; chez les 35-44 ans cette proportion était de 90%. La plupart des décès incidents sont survenus en dehors de l’hôpital (77,6% contre 53,6% pour les cas récurrents).

Auteurs : Prod'homme aimeric, Mottier marion, Drouot nadège, Rouge pierre-emmanuelle et Geai frédéric

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Les difficultés psycho-sociales des personnes en situation de vulnérabilités sont peu exprimées et peu entendues. Pour des personnes concernées par l’exil, l’approche “psycho-occidentale » ne répond pas toujours à leurs besoins. La Thérapie Communautaire Intégrative , ou ronde de parole et de lien, apparaît comme une approche alternative permettant de créer des espaces d’entraide et de partage d’expériences. Conçue au Brésil il y a 30 ans par le Pr A. Barretto et reconnue par l’OMS, elle repose sur des interventions menées par des non-spécialistes formés et supervisés . Depuis 2018, MdM expérimente la TCI à Grenoble puis à Nancy. Les équipes ont été formées aux règles et au déroulement d’une ronde de parole . Les rondes sont ouvertes à tous, gratuites et reposent sur la conviction que chaque individu détient des ressources utiles aux autres à travers son vécu. La TCI a démontré son efficacité pour renforcer le pouvoir d’agir des participants et développer les compétences collectives. Elle permet de réduire l’isolement et de favoriser l’expression des souffrances psycho-sociales. Enfin, cet outil peut s’adapter à différents publics vulnérables. Des résistances ont émergé, notamment chez les professionnels de santé habitués à des pratiques plus verticales. L’adoption de cette approche nécessite du temps et un accompagnement spécifique. La TCI est un outil de soutien psycho-social innovant, qui s’inscrit dans une logique de santé publique et d’équité en santé. Elle peut être un outil pour mettre en œuvre une santé mentale communautaire, avec une réelle participation des personnes, en étant acteurs de la réflexion sur leurs besoins, leurs priorités et dans l’élaboration des réponses. Son développement passe par une reconnaissance institutionnelle croissante et l’adaptation au contexte français pour en faire un véritable levier de la modification des pratiques. La formation, l’accompagnement et l’échange de pratiques des intervenants restent essentiels pour assurer son essaimage et son efficacité.

Auteurs : Van Der Waerden judith, Barbosa susana, Darmaillacq charline, Wendland jaqueline, Seryer sabrina, Alleaume dalia et Davidovic laetitia

Type de communication : Symposium

Résumé :

Ce symposium propose une réflexion pluridisciplinaire sur l’impact des expositions professionnelles sur la santé mentale des femmes durant la période périnatale. Croisant les regards de la recherche, de la médecine du travail, des institutions de prévention et des témoignages de terrain, il met en lumière les inégalités persistantes, les risques spécifiques liés aux conditions de travail et les leviers d’action pour une meilleure prévention et un accompagnement adapté des femmes pendant la grossesse et le postpartum. Problématique De plus en plus de femmes occupent un emploi tout en devenant mères. Travailler est alors souvent perçu comme un facteur de protection, au vu de la stabilité socio-économique permise. Beaucoup rapportent pourtant être confrontées, malgré l’existence de réglementations spécifiques, à des risques professionnels potentiellement délétères pour leur santé. Si les recherches se sont longtemps concentrées sur les effets des expositions professionnelles sur les issues de grossesse ou la santé de l’enfant à naître, le lien avec la santé mentale maternelle périnatale s’établit progressivement. L’étude des mécanismes biologiques sous-jacents représente un axe prometteur pour mieux comprendre ces interactions. Par ailleurs, il est essentiel de prendre en compte les inégalités sociales et de genre, au vu de la répartition sexuée des tâches, des missions et des espaces de travail. Pour combler ces lacunes de la littérature scientifique, le projet EXPRES adopte une approche multiméthodes intégrant la dimension des inégalités, et en combinant :
des analyses épidémiologiques sur des cohortes mère-enfant, des études qualitatives sur l’expérience et le vécu des femmes qui travaillent tout en devenant mère, et l’exploration des mécanismes biologiques reliant l’activité immunitaire et la santé mentale périnatale. Le symposium vise à mettre en lumière les interactions entre travail, expositions professionnelles et santé mentale maternelle périnatale, en s’appuyant sur les résultats du projet EXPRES. Grace à l’expertise complémentaire des chercheurs en sciences humaines et sociales, en épidémiologie, en psychopathologie et en biologie, il permettra de partager des connaissances scientifiques actualisées sur les impacts du travail sur la santé mentale périnatale. Il offrira l’opportunité de réfléchir à des recommandations pour promouvoir des environnements de travail plus sûrs et mieux adaptés aux besoins des femmes enceintes et en post-partum. Ce symposium adoptera en un format hybride combinant conférences, témoignages et échanges avec la salle. La session débutera ainsi par des présentations sur les différentes dimensions du projet, mettant en valeur la pluridisciplinarité de l’équipe. Enfin, une participation de la société civile sera intégrée afin d’apporter une perspective concrète sur les enjeux abordés. Chaque intervention sera ponctuée d’échanges avec la salle, pour favoriser participation et interaction.

Auteurs : Buis catherine, Giacopelli maud, Bouscaillou julie et Plenel eve

Type de communication : Communication orale

Résumé :

CONTEXTE : Suite aux conséquences de la crise Covid sur la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes, la Ville de Paris a souhaité mettre en œuvre des actions dédiées de proximité. Depuis 2024, elle expérimente un accès gratuit à des soins psychologiques pour les adolescents, quel qu’en soit le motif, en centre de santé municipal. INTERVENTION : Le dispositif, cofinancé par l’ARS, est accessible rapidement sur orientation médicale, ou directement . Au sein d’une équipe de 1er recours, il réunit un psychologue, l’adolescent et ses parents, dans un espace intermédiaire entre la consultation médicale et les multiples réalités et problématiques de la « vie ordinaire » de l’adolescent . La prise en charge consiste en un entretien initial, et l’organisation de plusieurs séances si nécessaire selon la temporalité propre à chaque famille. Psychologue et parents sont associés dans une approche psycho-éducative de la santé mentale qui permet aux adolescents de composer un récit personnel structurant et porteur de sens. Des échanges peuvent être organisés avec les médecins qui ont orientés le jeune. LECONS TIRÉES Depuis février 2024, près de 300 familles ont bénéficié du dispositif. La santé mentale est abordée du point de vue médical et du point de vue du patient acteur de sa prise en charge, de la prise de rendez-vous à la définition des modalités d’accompagnement. Le dispositif apparait particulièrement bénéfique aux patients en mesure de s’impliquer dans le déroulement de leur accompagnement, et de s’approprier le cadre de manière ajustée. La consultation intégrée au centre de santé facilite les échanges avec les autres professionnels. PROCHAINES ÉTAPES Ce dispositif de soins psychologiques de premier recours, conçu comme une expérience singulière composée d’une histoire personnelle et d’une rencontre thérapeutique, selon une approche médicale, psycho-éducative et pédagogique s’avère particulièrement pertinent pour répondre aux demandes des adolescents et de leurs parents. Cette expérience doit inciter à développer davantage des consultations psychologiques accessibles aux adolescents au sein de structure de soins primaires de proximité, en dehors des circuits habituels et engorgés de la psychiatrie de secteur infanto-juvénile.

Auteurs : Higelin Cruz audrey

Type de communication : Communication orale

Résumé :

La présente proposition s’inscrit dans une recherche qui a pour objet d’étudier les représentations des directeurs.trices d’hôpital concernant la psychiatrie depuis leur formation à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique à leur exercice professionnel en établissement, et d’évaluer l’influence d’un passage par un établissement psychiatrique dans le déroulement d’une carrière. Les récents travaux sur les représentations concernant la psychiatrie et la santé mentale, patient.e.s et établissements les prenant en charge, tendent à démontrer une persistance du stigmate qui leur est assigné. Est notamment avéré le transfert de stigmate des patient.e.s sur les membres du personnel soignant , ainsi que sur les médecins psychiatres et ceci dès les prémices de leur socialisation professionnelle . Le corps des directeurs d’hôpital est quant à lui un grand corps de l’Etat qui, bien que saisi par les acteurs eux-mêmes , n’est pas interrogé en tant que tel par les sciences sociales et politiques. Nous nous proposons, dans la communication envisagée, de nous concentrer sur un des aspects développés dans la recherche évoquée plus haut, à savoir la question des représentations des DH concernant la psychiatrie, en nous fondant sur un terrain de deux ans en participation observante en qualité d’élève directrice d’hôpital , ainsi que des entretiens avec des DH actuellement en exercice, ayant ou non exercé en établissement psychiatrique. Ainsi souhaitons-nous interroger dans un premier temps la manière dont se construisent ces représentations depuis la formation de l’élève directeur.trice à l’EHESP, au prisme de la sociologie de la socialisation. Il nous reviendra alors de discerner sur quoi se fondent ces représentations et quels sont leurs biais éventuels de renforcement, non seulement concernant la psychiatrie, mais s’agissant également de la hiérarchie symbolique des établissements hospitaliers, et en quoi les curricula formels et informels relatifs à ce temps de formation sont opérants, au prisme du profil des élèves. Comment est-il possible de « faire corps » quand s’opère une scission au sein même de ce corps en fonction de la nature des établissements d’exercice ? Quelles conséquences l’environnement de travail a-t-il sur la construction de l’ethos professionnel ? Quels modes de socialisation interne, de reproduction et de solidarité sont-ils agissants ? Qu’est-ce que ces stratégies de différenciation sont susceptibles de dire sur l’« esprit de corps » réel ou supposé au sein du corps des directeurs d’hôpital ? Dans un second temps, nous nous proposons de mettre au jour les stratégies de carrière qui en découlent, et ce qu’elles disent de l’identité professionnelle des DH. Nous mobiliserons alors aussi bien les outils relatifs à la sociologie des acteurs, que celle des trajectoires et des réseaux.

Auteurs : Merimi houda

Type de communication : Découverte

Résumé :

Les personnes accueillies et accompagnées dans le cadre des projets de Médecins du Monde (MdM) en France et à l’international cumulent la surexposition à des troubles psychiques aux multiples difficultés d’accès à des dispositifs sanitaires et sociaux adaptés. Ces personnes sont vulnérabilisées par les conditions de mal-logement, de violences, d’exil, de stigmatisation ou de précarité administrative qu’elles subissent, impactant ainsi leur santé somatique et mentale. Par ailleurs, elles évoluent dans des territoires où les services médico-psycho-sociaux et administratifs sont insuffisants ou saturés, non adaptés et souvent fortement cloisonnés dans des systèmes de santé fragilisés ou dégradés. MdM a pour objectif de concevoir un modèle d’intervention en santé ample et efficient pour les systèmes de santé : il est basé sur une approche en soins de santé primaires, prenant en considération l’impact des déterminants individuels et sociaux en santé et intégrant des activités en Santé mentale et soutien psychosocial (SMPS). Ce modèle se décline dans des projets de santé, en France et à l’international, dont les résultats reposent sur les axes de la charte d’Ottawa et dont les opérations en SMPS adaptent et s’inspirent de la pyramide d’intervention du Comité permanent interorganisations (CPI-IASC). Ces opérations se déclinent en deux approches complémentaires :
Une approche transversale dont l’objectif est de structurer des dispositifs globalement accueillants et attentifs à la santé mentale des personnes. Elle nécessite un travail sur les postures des professionnel.les et sur l’organisation des prestations médico-sociales et administratives. Une approche intégrant des services spécifiques en SMPS, dont l’objectif principal est de renforcer la santé mentale des personnes bénéficiaires des services. Cette intégration permet d’assurer le continuum des soins entre les réponses biomédicales et celles plus spécifiques de SMPS pour répondre aux besoins de santé des personnes dans une approche globale en santé. La systématisation de l’approche transversale à elle seule contribue à impacter positivement la santé mentale des personnes accédant à des dispositifs médicosociaux de niveau de santé primaire.

Auteurs : Telfils rodeline et Tavolacci marie-pierre

Type de communication : Communication orale

Résumé :

Introduction: Peu d’études se sont penchées sur l’ampleur et les impacts à long terme des violences sexistes et sexuelles chez les étudiants. Cette étude vise à évaluer les conséquences de ces violences sur la santé mentale, le parcours académique et les comportements à risque des étudiants.  Méthodes: En octobre 2024, une e-cohorte prospective a été lancée, avec un suivi tous les trois mois pendant 18 mois, auprès d’étudiants volontaires âgés de 18 à 30 ans de l’Université de Rouen. Lors de l’inclusion , les étudiants ont complété un questionnaire anonyme en ligne sur leurs expériences de violences sexistes et sexuelles, leur santé mentale , leurs troubles du comportement alimentaire , leurs comportements à risque et leur parcours académique. Résultats: Parmi les 510 étudiants ayant complété le premier questionnaire , l’âge moyen était de 20,7 ans, et 76,3 % étaient des femmes. Depuis le début de leurs études, 56,27% ont subi au moins un type de violences sexistes et sexuelles. 26.2% chez les hommes et 64,3% chez les femmes . Parmi eux, 40,0 % présentaient un état de stress post-traumatique. Les étudiants ayant été victimes de violences sexistes et sexuelles présentaient un score de dépression plus élevé ainsi qu’un risque accru d’anxiété sévère , de tentatives de suicide et de troubles du comportement alimentaire . Ils étaient également plus à risque de redoublement et d’avoir des comportements à risque, notamment une consommation excessive d’alcool, de tabac et de cannabis. Conclusion: Les violences sexistes et sexuelles dans les universités ont des conséquences graves sur la santé mentale des étudiants, représentant ainsi un enjeu majeur de santé publique. Des actions de prévention et de soutien, en collaboration avec les établissements et les services de santé, sont nécessaires pour atténuer ces impacts et améliorer le bien-être des étudiants.

Auteurs : Marie-Cécile bralet, Rascle claire, De Pauw caroline, Flamme catherine et Panzani marine

Type de communication : Atelier

Résumé :

La psychoéducation et l’éducation thérapeutique du patient (ETP) sont des outils essentiels de la réhabilitation psychosociale. Leur mise en œuvre est recommandée par l’Instruction DGOS/R4/2019/10 du 16 janvier 2019 relative au développement des soins de réhabilitation psychosociale. Toutefois, l’accès à ces programmes reste limité pour les personnes concernées et leurs proches, notamment dans les soins de proximité. Cette situation s’explique par des idées reçues persistantes sur le potentiel de rétablissement des personnes vivant avec un trouble psychique, ainsi qu’un manque de sensibilisation des professionnels de première ligne à l’approche éducative et orientée rétablissement en santé mentale. L’offre existante en ETP demeure méconnue, limitant ainsi son impact en matière de prévention et d’amélioration de la qualité de vie des personnes concernées. Cet atelier vise à favoriser la reconnaissance et l’accessibilité des programmes de psychoéducation et d’ETP en santé mentale en : 1) Sensibilisant les acteurs de santé, du social et du médico-social aux enjeux et objectifs de l’ETP en santé mentale. 2) Développant l’interconnaissance des offres existantes. 3) Facilitant l’accès à des formations croisées pour les aidants, usagers et professionnels. 4) Encourageant la formation et la diffusion de programmes d’ETP sur les territoires. L’atelier proposera une approche immersive en psychoéducation et ETP en santé mentale, intégrant : 1) Un temps de sensibilisation à la posture éducative et orientée rétablissement. 2) Des retours d’expérience de professionnels, de personnes concernées et de proches impliqués dans ces dispositifs. 3) Un travail sur la réalisation d’un bilan éducatif partagé en santé mentale. 4) Une cartographie des ressources régionales et nationales en ETP et psychoéducation. Animé par des professionnels de l’URPS, de la prévention et de l’éducation thérapeutique et centres supports de rémédiation cognitive et de réhabilitation psychosociale (CSN2R et CRISALID-HDF), ainsi que par des patients experts et médiateurs de santé pairs, l’atelier proposera une méthodologie participative favorisant les échanges et la mise en situation. Les participants repartiront avec une meilleure compréhension de l’ETP en santé mentale, une acculturation à la posture rétablissement et des ressources concrètes pour intégrer ces approches dans leur pratique.